Canton de Vassy 14


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Noblesse en 1463

Habitants et Personnalités de 1829 à 1914

Tableau de Populations 1829 à 1999

Artisans et Commerçants du canton en 2004 

Communauté de communes du canton de Vassy CCCV



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Toutes les communes de ce canton rural ont une page et une adresse E-Mail aléatoire :

Mairie de BERNIERES LE PATRYBernières le Patry
Mairie d' ESTRY : Estry
Mairie de BURCY : Burcy
Mairie de CHENEDOLLE : Chênedollé
Mairie de LA ROCQUE : La Rocque
Mairie de LE DESERT : Le Désert
Mairie de LE THEIL BOCAGE : Le Theil-Bocage
Mairie de MONTCHAMP : Montchamp
Mairie de PIERRES : Pierres
Mairie de PRESLES : Presles
Mairie de RULLY : Rully
Mairie de St Charles de Percy : St Charles de Percy
Mairie de VASSY :
Vassy
Mairie de VIESSOIX : Viessoix


Nos remerciements à :
La Médiathèque de CONDE SUR NOIREAU et la Médiathèque de FLERS pour leur accueil - La Bibliothèque de Vire -  La paroisse St P. Maubant et ses archives - Mairies de LA ROCQUE et PIERRES


- CANTON DE VASSY -



Situation en 1865
Superficie : 15682 ha 22 a 59 ca
Population : 12092 habitants
Impôts directs : 95.582,27 Frcs
Justice : Loyer, juge - Houdouard, Quillard, suppléants - Budet, Greffier
Principaux commerçants du canton :
- Bestiaux : Angot, Prestavoine
- Cafés : Patard, Riviére
- Epiciers : Fleuri, Lautour, Lemaréchal, Onfray, Pigault
- Ferblantiers : Dupont, Tirard
- Fers : Pique
- Filature laine : Lelouvetel
- Horlogers : Tirard, Marie
- Hôtels : Lemaréchal, Leprince, Robert
- Merciers : Beuzelin, Lautour, Rault





Essentiellement et volontairement agricole, le canton de Vassy a perdu, depuis les années 1820, plus de la moitié de ses habitants bien que les élus soient à l'écoute de la population. Les artisans et commerçants aimables avec des prestations rapides et des tarifs concurrentielsIntérêt et la disponibilité des services et associations départementales envers les personnes âgées résidant en campagne spécialement après la tempête de 1999 et des chutes de neige. Les services sociaux d'une très grande qualité étant assurés par le Conseil Général du Calvados dont une antenne se trouve à Vire. Voirie locale bien entretenue et réseau téléphonique performant.
Les services publics (trésor - poste) ne sont plus au service du public. Les deux tiers des agriculteurs ont disparu par suite de la suppression volontaire de toutes les petites fermes en faveur de quelques grandes exploitations.


le lavoir de Pierres
Exceptionnel dans le canton
Un élément du patrimoine de Pierres remis en état Les lavoirs et une salle des fêtes dans le canton

bibliothèque de Pierres
 UN COUP DE COEUR
Commune dynamique distinguée le 3 novembre 2004 par Ouest Collectivités 2004.
Le Salon des élus et des prestataires de collectivités a ouvert ses portes sur la remise des Trophées Crédit Agricole-Ouest France aux collectivités locales. · Coup de coeur du Jury : Pierres
La petite commune de Pierres, dans le bocage virois, a mené une action originale et exemplaire qui lui a valu le coup de coeur du jury : la création dans un ancien bâtiment communal d’une bibliothèque dont les livres ont tous été fournis par les… habitants eux-mêmes ! Cette bibliothèque qui n’a pas coûté un seul centime à la commune est l’illustration d’une vraie solidarité citoyenne. A ce titre, le jury des Trophées a été séduit et a décerné ce « coup de coeur », prix spécial du palmarès 2004.


Vous êtes passionné de généalogie ou d'histoire ? inutile de vous déplacer, il n'y a plus d'archives à consulter. Un seul endroit : CAEN


Vassy des origines à nos jours (ou presque)

Canton de Vassy en 1870 - Notables et Commerçants



Le canton de Vassy par son aspect physique et la composition de son sous-sol s'apparente au Mortainais, il fait partie d'une région naturelle : le
bocage Normand. Quand le voyageur parcourt le pays il est frappé par la diversité des sites et la variété de cultures, des coteaux en pentes douces, des vallées larges ou resserrées au fond desquelles serpentent des ruisseaux. La route épouse les contours du terrain, c'est une suite ininterrompue de montées de descentes, de virages brusques ou allongés. Le bocage tranche avec la plaine de Caen. Pour se balader : ou Vassy Motocycles STEPHANT le meilleur


les habitants

On a de longue date, attribué aux bocains beaucoup de finesse et de dissimulation. On ne saurait leur dénier cette qualité et les absoudre de ce défaut, bien que l'un et l'autre se cachent sous une apparente bonhomie.

Leur répugnance à se prononcer d'une manière catégorique
p'têt bin qu'oui p'têt bin qu'non, leurs réticences sont devenues proverbiales. Ils prennent volontiers des chemins détournés pour exprimer leurs pensées.

S'il est rusé et matois dans une discussion, une fois l'affaire conclue, le bocain tiendra rigoureusement ses engagements. En général sa parole vaut un écrit, et l'on se contente de conventions verbales, à moins qu'il ne s'agisse d'opérations très importantes.

Désireux de conserver et d'arrondir son domaine, le paysan Bocain, comme la plupart des paysans, se montre intéressé jusque dans les plus petits détails proches de ses intérêts. Le fermier Bocain se plaint souvent à son propriétaire du taux trop élevé de son fermage, et eut-il le moyen de le payer à échéance, il tarde volontiers sous prétexte qu'il n'a pas d'argent. I
l se croit plus habile que malhonnête lorsqu'il arrive à duper son client dans un marché, surtout si le client est un étranger.

S'ils ont la finesse, la ruse, parfois la duplicité, les Bocains ont aussi la politesse. Dans la politesse du Bocain il entre un grand respect pour tous les genres de supériorité, nulle part le châtelain ne conserve autant de prestige, et il est à remarquer que
pour tous les mandats électifs, les Bocains choisissent beaucoup de châtelains, de grands propriétaires, ou des notables souvent titrés qui n'apprécient guère les critiques. Les salariés ou artisans restent malheureusement trop rares.

Le Bocain est par nature méfiant, les fossés étaient là pour le rappeler. Cette méfiance s'accentue à l'égard de l'étranger, du Horsain et pour être considéré comme horsain il suffit d'arriver d'un autre canton. La confiance du Bocain est difficile à gagner, il ne la donne qu'à bon escient, pour n'avoir pas à la retirer ensuite.

Âpres au gain, les Bocains sont facilement jaloux de celui des autres, la jalousie est un trait fréquent de leur caractère, ils étaient rebelles à l'association, à l'idée d'entreprises en commun chacun d'eux craignant que le voisin en retirât plus de bénéfice que lui. Issus du milieu agricole, les natifs du canton de Vassy forment des clans souvent cancaniers et obséquieux face aux nantis ou puissants, méprisants envers les salariés qu'ils appellent "carabots". Ils sont,
descendants de petits artisans, fort complaisants et hospitaliers dans les cantons de Tinchebray et Sourdeval .




Géographie

Le sous-sol est constitué par des formations de schistes très anciens avec un dépôt imperceptible de calcaire enfoui au milieu de ces roches. La géologie commandant le climat, celui de la région est humide et froid. La pluie est nécessaire au canton ou dominaient les prairies naturelles et les herbages.

L'administration avant 1789
Il existait une sergenterie à Vassy, la sergenterie était composée d'un certain nombre de paroisses dans l'étendue desquelles un sergent avait pouvoir de faire des exploits et de faire ordonner les décisions de justice. Ces sergenteries étaient des fiefs nobles relevant directement du roi. Celle de Vassy comptait 19 paroisses. Pour les Eaux et Forêts, service important, Vassy dépendait de la Maîtrise de Vire.

Les impôts directs avant 1789
La taille : elle frappait les biens fonds, la noblesse et le clergé étaient exemptés payant l'impôt sous une autre forme. Répartie par les officiers du roi du bureau des finances ou de l'intendance, elle constituait une lourde charge pour les paroisses. Cet impôt était levé tous les ans depuis 1732. Sa répartition était faite par des assesseurs élus chaque année par l'assemblée paroissiale convoquée par le syndic.
La capitation : créée en 1701, elle était due par tous les sujets divisés en 22 classes, la première payait 2000 livres, la dernière 20 sols. Les pauvres et les taillables dont la cote était inférieure à 40 sols en étaient exemptés.
Les vingtièmes : remplaçant en 1750 les dixièmes frappait tous les revenus nobles et roturiers, le clergé qui payait les décimes depuis 1561 en était exempté.
La corvée : créée en 1238 pour l'entretien et la construction des routes, elle fut transformée par Turgot en redevance pécuniaire à la charges des taillables (contribuables) Existaient également l'impôt territorial et celui des bâtiments de justice. Une révolte éclata en 1639, les paysans parcouraient le pays, la plupart déguenillés, les pieds nus dans leurs sabots de bois, on les appelait les "va-nu-pieds" réduits à la misère par les impôts excessifs que l'on exigeait d'eux. Le président du tribunal de Vire qui avait convoqué trois ou quatre forcenés qui avaient jeté des pierres contre la maison du receveur des tailles, fut tué, son cadavre traîné dans la rue et son hôtel pillé.

Administration Communale
Dans chaque paroisse se tenait une assemblée qui se tenait à l'issue de la grand messe et était présidée par le curé. Les trésoriers élus l'année précédente rendaient compte de leur gestion et étaient prises les décisions intéressant la vie paroissiale. A partir de 1766 un syndic fut élu dont la mission était de représenter la paroisse auprès de l'instance supérieure. En juin 1787 un édit créa les municipalités qui allaient remplacer les assemblées paroissiales. Cette assemblée était élue par les taillables payant au moins 10 livres d'impôt fonciers personnels et comptait 3, 6 ou 9 députés en plus du syndic, du seigneur et du curé. Cette assemblée fut éphémère, la Révolution allait l'organiser sur des bases plus démocratiques, mais pas plus efficaces

Rapport de 1697 fait sur l'ordre de Nicolas-Joseph Foucault, Intendant à Caen. (manuscrit LECOQ)
Le pays est très inégal, rempli de buttes et vallées. Pour ce qui est de la terre, c'est un très méchant fond, qui ne rapporte qu'à force d'engrais et de labourages. Il y croit du seigle, avoine et blés noirs ou sarrazins, très peu de froments en sorte qu'il n'y a pas de grains pour faire subsister le peuple qui y est, puisqu'on apporte la plus grande partie des froments du pays de Caen. Comme le pays est inégal, il n'y a aucun herbage, seulement entre les buttes, il y a quelques coulées où à force d'eau on fait des prairies, d'où l'on tire des foins pour la nourriture des bestiaux avec la paille d'avoine qu'on y mêle. Il n'y a dans le pays aucune mine, ni métaux, ni richesses souterraines
Pour les arbres fruitiers, il n'y a que les pommiers ou poiriers des fruits desquels on fait des cidres et poirés pour la boisson des habitants. Pour les autres fruits, il n'y en a pas de bons à cause du climat qui est froid. Quand au commerce, il s'y en fait très peu, seulement de draperie, lingette ou serges, poillerie ou chaudronnerie, dinanderie et quelque peu de grosses toiles.
A Vassy, il y a un démembrement de la vicomté royale de Vire qui s'y tient tous les mardis par un vicomte particulier Il n'y a aucun château, ni de chapitres, doyennés, commandataires ni collégiales, seulement dans chaque paroisse un curé et quelques prêtres sans aucune dignités, qui subsistent des donations que l'on fait aux églises paroissiales, et de leurs messes et du petit revenu qu'ils peuvent avoir..

Quant aux magistrats de Vassy, ils sont tous d'honnêtes gens et d'esprit la plus grande partie studieux, faisant tous valoir autant qu'ils peuvent leur crédit et leur autorité. Quant à leurs biens, ils ne sont pas beaucoup riches ayant été la plupart obligés d'emprunter de l'agent pour acheter leurs charges et payer les taxes qu'ils ont eues.


Liste des Victimes militaires 1914/1918 dans le Canton

C. Auvray, F. Aubry, L. André, A. Bidard, A. Bonvoisin, E. Bonvoisin, A. Bourdon, A. Brunet, F. Brunet, V. Brunet, L. Brisset, A. Buot, A. Calbris, E. Calbris, M. Catel, E. Catherine, A. Carré, J. Choyer, R. Colas, H. Coupard, R. Courvalet, V. Crouen, P. Dalibert, A. Daligne, A. Delarchant, H. Dumont, H. Durand, E. Fretaut, A. Ferrand, P. Froger, F. Fortin, H. Gallier, C. Garnier, A. Gerault, A. Gesnouin, R. Gosselin, G. Gouasdoue, V. Guibout, A. Guitton, M. Hamel, E. Hardy, V. Hatteville, A. Jeanne, L. Jouvin, E. Julienne, L. Lavaud, J. Lebailly, V. Lebarbier, V. Lebaudy, F. Lebossé, A. Lechatellier, E. Lechatellier, V. Leconte, P. Legrigeois, H. Lemarchand, A. Leménager, E. Lemonnier, C. Leperdrieu, A. Leplanquois, A. Leslandes, A. Levergeois, P. Madelaine, A. Marie, P. Ménard, H. Menuet, E. Morel, A. Olivier, G. Olivier, A. Poirier, A. Poupion, C. Prunier, V. Requeut, A. Restout, G. Robert, A. Roger, L. Roullot, T. Roullot, G. Roynel, M. Seillery, M. Tirard, E. Thorigny, E. Trouvé, A. Turmel, J. Vaubrun, A. Vautier,

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Documents Consultés :
- Au Pays Virois 1900/1930 bibliothéque de Vire
- Le Noireau 1858/1867 - Le Journal de Condé 1868/1943 - l'Avenir 1929/1943 - médiathéque de Condé sur Noireau
- Manuscrit LECOQ
- Archives Camille CAUTRU
- Au bon vieux temps de A. Madelaine 1907
- Manuscrit LELIEVRE 1900
- Revue Nos clochers
- Archives de la paroisse St P. Maubant Vassy
- Archives militaires de l'armée de terre (SHAT)
- Archives Nationales
- F.H.L. Salt Lake City USA
- documents personnels