BERNIERES LE PATRY

En ANGLAIS
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En 1789 les représentants étaient : J. Potel, curé - J. Le Mancel, avocat - C. Dumont et J.-B. Dumont, avocats.

1567 Ha - 485 habitants - 31 au km2 (1990) - 502 en 1999


Situation 1865
Superficie : 1567 ha 35 a 96 ca
Population : 1502 habitants
Impôts : 10.252 Frcs
Maire : Quillard
Curé : Marie
Instituteur : Lepetit
Institutrices : Letirant
Notables et Commerçants
1870 1895 1914


Situation 2001
Electeurs : 368
Maire : Gosselin
Conseillers : Bonnesoeur, Chaventré, Durand, Hamel, Lecocq, Mauny, Maupas, Brogniart, Foucher, Legendre, Ballon, Ducreux, Denis, Busnot.
Secrétaire : Julienne
Mairie : Ma 10/12 - Ve 15/18 - Tél. 02 31 68 50 72
E-mail Mairie de BERNIERES LE PATRY :  Bernières le Patry
Bibliothèque.


Le nom de la commune s'écrivait Berneris aux 12éme et 14éme siècles, au 15éme siècle le nom de Patry fut ajouté pour la différencier de Bernières Bocage (commune de Juaye-Mondaye). Elle appartenait à la Sergenterie de Tinchebray, notariat de Fresnes et relevait des comtes de Mortain, ce ne fut que le 1er mars 1790 qu'elle fut rattachée au canton de Vassy et district de Vire.
L'arrière petit fils de Robert de Vassy qui prit part à la conquête d'Angleterre en 1066, est le premier seigneur connu de la paroisse, Auvray de Vassy, marié deux fois, dont la seconde épouse appartenait à la famille des Patry.
Leur fils Guillaume hérita de la seigneurie de Bernières et d'autres terres à Vassy et Moncy. Afin d'éviter toute confusion parmi les héritiers d'Auvray de Vassy, il parut opportun d'ajouter le nom de Patry à la paroisse de Bernières.
En 1347, Guillaume Patry le jeune, marié à Jeanne de Caligny, était qualifié de seigneur de Bernières le Patry.
En 1598, par devant les tabellions royaux au siège de Tinchebray, Marguerite du Parc et son fils René du Breuil vendaient à Robert Le Marié sieur de la Garanterie, dont le manoir est maintenant en ruines, pour la somme de 10.000 livres tournois la seigneurie de Bernières avec toutes ses appartenances et droits en présence du substitut du procureur de Tinchebray Julien Boyvin sieur de Noron.
En 1620, Robert des Landes et Robert Blaise étaient fermiers du tabellionage de Bernières et Rully, charge qu'ils payaient 25 livres.
En 1700, la paroisse comptait 250 feux, arrosés par la Guyenne. Les terres étaient assez médiocres. Le territoire de Bernières était partagé entre deux cures, le prieur du Plessis était patron de la première, la seconde appartenant à un de la Roque sieur de Mesnillet qui y possédait une très belle demeure, ainsi qu'un moulin qui devait rester en service jusqu'en 1945.

Les ruisseaux (Etat de 1855) :
1 - La Diane ou Dienne prend sa source à Truttemer-le-Grand passe par Bernieres y fait tourner deux moulins à blé, 1 à huile, 1 filature à coton et se jette dans le Noireau à Saint-Pierre-d’Entremont (Orne). Cours 8.200 m.
2 - le ruisseau de la Jouvinette qui prend sa source à Mesnil-Cibout (Orne). Il y fait tourner 4 moulins à blé, 1 à huile, 2 filatures de laine et se jette dans la Diane à Claire-Fougères (Orne). Cours 5.500 m.
3 - le ruisseau de Languierrière qui prend sa source à Truttemer le Petit et se perd dans la Jouvinette au point de jonction avec Bernières, faisant marcher 1 moulin à blé et 1 à polir la quincaillerie. Cours 1.462 m.
4 - la rivière du moulin de Rully entre dans Truttemer-le-Petit, passe sur Rully où elle fait tourner 1 moulin à blé, se jette dans la Diane sur Bernières après un cours de 3.300 mètres.
5 - le ruisseau Roussel qui se perd dans la rivière du moulin de Rully. Cours 700 m.
6 - le ruisseau Bidault qui sépare Rully de Bernières où il se jette dans la Diane. Cours 1.500 m.
7 - le ruisseau des Fontaines qui se jette aussi dans la Diane. Cours 1.100 mètres.
8 - Entre Bernières et Truttemer-le-Grand le ruisseau des Landes qui les limite et se jette dans la Diane à Bernières. Cours 680 m.

Eglise
Eglise de Berniéres
En 1850, l'église en forme de croix, dédiée à St Gerbold, la porte d'entrée située à l'ouest porte la date de 1615, ainsi que la charpente du choeur. Un grand nombre de tombes en granit dont une avait une épée, meublaient le sol de la nef. Les dimes étaient perçues par le prieuré du Plessis, l'abbaye de Belle Etoile et l'abbaye Blanche de Mortain pour les deux tiers, l'autre tiers au curé à la suite du don fait par Auvray de Vassy au début du 12éme siècle.

Né à Bernières le 17 novembre 1765, fils d'exploitants propriétaires Louis Philippe Dumont de la Rochelle était petit avocat à Vire en 1789. Electeur du canton de Vassy de 1790 à 1792, engagé volontaire en 1791. Le 15 septembre 1791, il était nommé administrateur du Calvados et député à la Convention dans le parti de la Gironde avec son ami Doulcet de Pontécoulant. D'accord sur la culpabilité de Louis XVI, il vota sa détention pendant la guerre et son bannissement après la paix. Constitutionnel modéré, son origine paysanne le faisait rester dans une pénombre prudente, il était considéré par les jacobins comme un "crapaud des marais".
Après l'assassinat à Vassy de Pierre Bosniére, dont le fils était un ami, il reprocha violemment à la convention le 2 octobre 1795 sa clémence à l'égard des Chouans. Le 18 floréal an IV, il accusait le marquis de Canisy à Vassy d'être l'instigateur de l'attaque par les chouans de la colonne mobile de Vire qui venait de piller le château de ce dernier.
En 1798, il épouse Marie Louise O'Murphy (1737-1814) qui fut le modèle nu du peintre Boucher et la maîtresse de Louis XV avant d'être exilée en Auvergne, mariée à l'oncle du général Desaix. Il a 33 ans, elle en a 61. Mais le couple divorce l'année même le 23 frimaire An VI. Après avoir siégé aux Cinq-Cents, sorti le 20 mai 1798, il est nommé le 6 juin trésorier payeur du Calvados. Nommé le 24 juin 1800 receveur général des contributions directes du Calvados grâce à la protection de Doulcet de Pontécoulant qu'il avait caché en octobre 1793 quand les anarchistes de la convention faisaient tomber les têtes de leurs collègues. Il est obligé d'abandonner le poste après des irrégularités et des contestations de toutes sortes, son cautionnement pour le remboursement des sommes détournées au trésor public s'élevant à 515.000 Frcs. Il devait se dégager de cette affaire en 1808, après avoir vendu une maison à Caen 28.000 Frcs et la terre de Bernières 106.000 Frcs, grâce au soutien de Doulcet de Pontécoulant qui obtint de l'empereur une avance. Nommé payeur à l'armée du Portugal il abandonnait et se retirait au village de Carcel à Bernières ou il mourut le 11 juin 1853, après avoir servi tous les régimes, sa tombe existe toujours dans le cimetière, ainsi que celle de sa fille Blanche, de son gendre le marquis Nestor de Saffray et de son petit-fils Gustave de Saffray. Il était le demi-frère de Jean Baptiste Dumont né en 1749, agent forestier à Vire puis membre du directoire du district de Vire de 1790 à 1792 et juge de paix de Vassy de 1795 à 1800. Son autre demi-frère était Omer François Lefourmentier né en 1752, vicaire de St Cornier des Landes 61 avant 1791, curé constitutionnel de Vassy de 1791 au 27 mars 1794, receveur de la loterie nationale à Caen en 1800, préposé à la recette de Caen en 1803.
Contrairement à Dumont, la population de Bernières ne parait avoir eu le même enthousiasme pour les nouvelles idées. Son curé J. Postel, refusa de prêter le serment, et fut remplacé en 1791 par Guillaume Chatel qui parait avoir exercé sur la municipalité une influence néfaste, incitant celle-ci à dénoncer les prêtres non jureurs de la région. Philippe Bonnesoeur né à Bernières et vicaire de Rully insermenté, qui demeurait dans le pays, fut arrêté en 1792 et 1793 à l'initiative de Chatel.
Le refus opposé aux réquisitions et levées d'hommes appelés à l'armée, fut la cause de troubles à Bernières et dans toute la région. Ils se développèrent en 1795 avec l'armée insurrectionnelle de Louis de Frotté. Le 23 juillet 1797, à l'initiative de Dumont, les habitants de Bernières adressaient une pétition aux pouvoirs publics dans laquelle ils estimaient que les pillages, vols, mauvais traitements, enlèvements de pain et de bestiaux avaient coûté 100.000 livres, et que 70 habitants avaient dû se réfugier dans les villes voisines. Fin mai 1799, le 29, une patrouille de Vassy et un détachement de soldats de Vire font feu l'un sur l'autre avec des blessés. - Plus sur la chouannerie



Les Maires
1790-1792 J. LEMANSEL Avocat
1792-1801 G. VALLEE Propriétaire
1801-1809 F. CHAVENTRE
1809-1815 F. LEMANSEL Avocat
1815-1816 F. CHAVENTRE
1816-1826 F. HAMEL Cultivateur
1826-1847 J. B. LETHESSIER Cultivateur
1847-1848 P. DELALANDE Percepteur
1848-1871 M. QUILLARD Propriétaire
1871-1876 T. GAUTIER Cultivateur
1876-1880 H. DUMONT de la Rochelle Propriétaire
1880-1904 T. GAUTIER Cultivateur


Les curés
1509 G. de SAINT MANVIEU
1537 F. du PARC
1549 J. COLAS
1559 M. GUERAULT
T. de la ROQUE
LEVERRIER
1591 M. de la BIGNE
L. JUHEL
J. DUMONT
.....
1724 J. HULLIN
1759 L. DUMONT
1776 J. BONNESOEUR
1781 J. POTEL
1792 CHATEL
1804 J. POTEL
1804 G. DUBOSQ
1816 HENRY
1832 G. MARIE
1874 V. LECONTE

Vue du château de la Rochelle dans les années 1925
Le château de la Rochelle et la gare dans les années 1925 la gare de Bernières dans les années 1920


Un des abris (le plus petit) - photo numérique Roynel-Leroy 2001
Quelques mois avant 1944, l'aviation allemande construisait un terrain de dégagement pour ses chasseurs. Deux abris subsistent de cet "aérodrome", témoins de la solidité des constructions militaires...

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