SAINT CHARLES DE PERCY

Heraldique
En ANGLAIS
98 feux en 1789 (490 habitants) représentants : Thomas Buot
et Etienne Advenel.
661 Ha - 171 Habitants - 26 au Km2 (1990) - 170 en 1999
Situation 1865
Superficie : 661 ha 19 a 3 ca
Population : 411 habitants
Impôts : 3.800,17 Frcs
Maire : Oblin
Curé : Bellanger
Institutrice : Lepareur
1901 : 352 habitants
1906 : 321 habitants
Notables et Commerçants 1870 1895 1914
Situation 2005
Electeurs : 140
Maire : Desormeau
Conseillers : Leroy, Victor, Lefranc, Deux, Ballée, Prudence,
Langlois, Leteinturier, Vautier.
Secrétaire : Mme HALBOUT
Mairie : Lu 10h30/12h30 - Je 14/16 - Tél. 02 31 68 45 43
E-mail Mairie de St Charles de Percy : St Charles de Percy
Un des châteaux les mieux entretenus du canton de Vassy
Commune créée en 1782 par la séparation avec
Montchamp le
Grand à l'initiative de
Charles de Percy, dont le
père
après avoir acquis de la famille Halley le fief en 1717 avait
fait construire en 1720 le château d'architecture florentine en
hommage à sa première épouse qu'il avait
épousée en Toscane,
qui se trouve en face de l'église construite en 1775.

Elle appartenait à sa création à
la sergenterie du
Tourneur, au bailliage et maîtrise de Vire. Par
arrêté du 1er
mars 1790 elle fut rattachée avec Montchamp au canton de
Bény-Bocage
et ensuite au canton de Vassy par arrêt du 6 brumaire an X.
Désirant fonder la cure du "Bas" qui faisait partie
avec la cure du "Haut" de la paroisse de Montchamp avec
une seule église, Charles de Percy après une demande sans
suite
le 7 mars 1771, réunit les paroissiens, nobles, curés de
Montchamp et leur proposa de faire construite une église,
cimetière et presbytère à ses frais sur un terrain
qu'il
donnait. Ce qui fut accepté, sans s'apercevoir que cette
décision amputait Montchamp de plus d'un quart de sa superficie.
En dépit des protestations des habitants de Montchamp, Mgr de
Cheylus l'évêque de Bayeux autorisait la nouvelle paroisse
le
19 août 1778.
Le 24 octobre 1780, le lieutenant général au baillage de
Vire cotait le nouveau registre d'état-civil de la paroisse. La
première naissance fut Marie Jeane Soingnard fille de Jean et
Jeane Gillette le 2 novembre 1780.
La séparation du territoire de Montchamp suivit de peu la
division en deux paroisses. A la suite de la lettre suivante
envoyée le 3 janvier 1782 à
Esmangart intendant
de la
généralité de Caen par M. de Percy :
"A Percy,
près
de Vire, ce 20 décembre 1781, vous m'avez fait l'honneur de me
dire, Monsieur, que vous trouveriez bon que les habitants de la
paroisse de Percy vous présentent un requête pour vous
prier de
bien vouloir les séparer du rôle des tailles de celle de
Montchamp, et vous avez eu la bonté de me permettre de la
répondre favorablement, en me donnant le conseil de tâcher
d'obtenir le consentement de M. Joly de Henry.
J'ai tout lieu de l'espérer suivant la réponse de M. de Marville. Nous vous
serions très obligés, Monsieur, de ne point exiger que la
requête soit signée des habitants des deux paroisses.
Après
tout ce qui s'est passé, ceux de Montchamp, par pique, n'y
consentiraient jamais. Cette division n'étant importante que
pour remettre la tranquillité entre nos différentes
paroisses,
nous osons nous flatter de cette nouvelle grâce, d'après
toutes
celles que vous nous avez accordées jusqu'à
présent si
honnestement. J'ai l'honneur d'être Monsieur votre humble et
très obéissante servante. Grassin de Percy.".
Celui-ci confia l'enquête au subdélégué
en l'élection de
Vire
Thomas Michel de Mortreux avocat au Parlement de
Paris.
Le 22 février, comparaissaient devant lui les
délégués de
la paroisse :
le commandeur de Percy,
François Noel
du
Rocher,
Thomas Duchemin,
Guillaume Marie et
François
Mortreux. Invités à élire des
délégués les habitants de
Montchamp avaient refusé et firent défaut. Dès le
24 février,
de Mortreux renvoyait le dossier avec ses conclusions favorables
et ajoutait :
"si les habitants de Montchamp ont fait
défaut, j'ai su que la raison est qu'ils ne supportent pas la
division.... la paroisse est située dans un mauvais fond, elle a
beaucoup d'étendue..... il est de leur avantage
réciproque que
les habitants aient chacun leurs rôles et leurs collecteurs.
C'est une facilité pour les collecteurs qui auront moins de
peines et de terrain à parcourir pour leur collecte.... Il est
plus convenable que chacune d'elles réponde de ses faits et que
les collecteurs puissent trouver les contribuables à l'issue des
offices de leur paroisse".
Le 9 avril 1782 le conseil d'état du roi ordonna la division
de Montchamp à compter de l'année 1782 et ordonna qu'un
procès
verbal soit dressé des limites des deux communes. Celles-ci
étaient fixées depuis la séparation en deux
paroisses et
figuraient dans les lettres patentes enregistrées en mai 1779 au
parlement de Rouen. Le subdélégué se borna
à les reconnaître
en présence de
Jean Marie de St Charles de Percy et de
quelques habitants de Montchamp :
Pierre Thouroude,
Antoine
Buot,
Jean Diavet,
Louis le Maignen,
Etienne
le François et
Louis Grégoire.
Le 16 juin 1782 elle prit le nom de St Charles de Percy.
Pendant la révolution elle fut renommée Montchamp le
Petit et
dut attendre le 29 décembre 1853 pour reprendre le nom de St
Charles de Percy.
Fin novembre 1795, un violent combat eu lieu au village de
La
Ferronnière. Ayant appris que la malle partait de Vire pour
Caen, les chouans décidaient de monter une embuscade à
Catéolles
situé sur le bord de la grand route. Prévenue par
quelques
patriotes de La Ferronnière, l'escorte fit faire demi-tour
à la
voiture qui repartit vers Vire prévenir du danger. Les chouans
après avoir longtemps attendu décidèrent
d'attaquer le
détachement qui fit retraite en se défendant. Une colonne
forte
de 500 à 600 hommes de la garnison de Vire attaqua les chouans
qui s'étaient retranchés derrière les
fossés et maisons de La
Ferronnière. Ceux-ci furent forcés à la retraite
abandonnant
des effets et munitions. Deux individus, dont un gentilhomme,
trouvés dans une maison, furent fusillés dans le bourg de
St
Charles par les républicains, bien qu'ils fussent sans armes. Il
pourrait
s'agir de Jacques Mathieu
de Brossard qui
était en 1789 un fervent partisan de l'ordre nouveau et
Martin
Lebonnois, inconnus dans les unités des
chouans, déclarés à l'état-civil le
19 février 1796 comme tués par l'armée,
réglement de comptes probable dans les rangs des colonnes
mobiles. Les chouans firent
retraite par le village Duhomme, le château de St Charles,
Montchamp et furent se reposer entre
Pierres et le village
des
Hauts-Vents. Quelques maisons de La Ferronnière
devaient être brûlées par les chouans en punition
des
renseignements donnés aux républicains. Un autre combat
avait
lieu le 7 décembre 1795, les chouans commandés par Drudes
de
Latour et Lecordier, quittaient leur cantonnement de Le Theil et
mettaient en déroute un détachement républicain
à la
Ferronnière pour ensuite s'emparer de Bény Bocage et
enlever
les armes.
La révolution dans le canton
L'église dont le choeur et les transepts sont revêtus
d'une
décoration en style rocaille possédait un riche mobilier,
et
dans la sacristie un très bel ensemble de boiseries et
d'armoiries de style Louis XV. Elle est en partie classée par
les Beaux-Arts, les vitraux détruits par une bombe soufflante
américaine le 8 juillet 1944 ont été remis en
était. Les
dîmes étaient perçues avant la révolution
par l'abbaye de
Troarn.
Un peu plus de détails
Le 9 novembre 1790, les biens appartenant à l'église
furent estimés à 1644 francs par
Jean Jacques
Lechartier de Beaulieu. Ils furent vendus le 10 février 1791
à
Jean Charles de Moisson gendre de M. de Percy pour la
somme de 2550 francs.
Dans l'inventaire du 24 avril 1794 il est noté que l'argenterie
pesait 7 marcs 4 onces.
7 croix, 16 chandeliers, 1 bénitier, 1 lampe, 1 encensoir le
tout en cuivre pour un poids de 94 livres.
528 livres de fer composés des battants des 2 cloches et des
portes en fer entre choeur et nef
La plupart de ces objets devaient disparaître.
Le tombeau de Charles de Percy se trouve dans le cimetière de
la commune, au pied du clocher.
Robert et Antoine Rodolphe
Le Chevalier d'Aigneaux,
calvinistes,
seraient nés selon certaines sources au village d'
Aigneaux
en 1540 et 1542, (il est plus probable qu'ils soient nés
à Vire) ils
ont publiés en 1582 une traduction de Virgile existant à
l'université de Princetown USA, en 1588 une
traduction d'Horace, et en 1591, après leur décès
plusieurs
oeuvres : une ode à la France sur l'heureux avènement de
Henri
IV, une prière à Dieu sur la calamité du temps,
etc .
Antoine, mort à Guernesey en 1591, est demeuré
célèbre pour sa parfaite connaissance de l'hébreu,
qu'il avait enseigné quelque temps à Genève.
Famille de Percy
Le premier membre connu de cette famille serait
Mainfred de
Percy vers l'an mil, en 1066,
Guillaume et
Serlon
de Percy prirent part à la conquête d'Angleterre.
Dans la branche anglaise plusieurs membres ont été
décorés
de l'ordre de la Jarretière et comtes de
Northumberland.
Algernon baron de Percy, dixième comte de
Northumberland vivait sous le règne de Charles 1er. Il
était
grand amiral d'Angleterre, chevalier de l'ordre de la Jarretière
et fut créé duc de Northumberland - mort le 13 octobre
1668.
Josselin son fils hérita de ses biens et mourut le 26
juin 1670, sa fille Elizabeth épousa en 1682
Charles Seymour
duc de Sommerset.
En 1765, lord
Algernon fils de la duchesse de
Northumberland venait à Montchamp rendre visite à la
branche
française de Percy, à la suite de ce voyage, la branche
anglaise par lettre du 25 octobre 1767, envisagea d'acquérir un
château qui aurait appartenu aux de Percy.
Dans la branche française les seigneurs de Montchamp
furent :
Jean Baptiste de Percy marié à
Marguerite du
Pray
dont il eut un fils
Anthoine Guillaume de Percy qui fit
bâtir le château de St Charles de Percy, marié le 9
mars 1719
à
Françoise Suzanne de la Lande, il était
seigneur de
Montchamp et baron de Montchauvet, Commandeur de l'ordre de
Toscane, il fut enterré dans le choeur de l'église de
Montchamp, sa tombe a disparu à la suite de travaux. Sa veuve
fut inhumée le 31 août 1781 dans le cimetière.
Leur fils Charles de Percy né en 1711 et
décédé le 16 juin
1782, fit bâtir l'église et semble
décédé sans postérité.
Il était capitaine de cavalerie, chevalier de l'ordre royal et
militaire de Saint-Louis, seigneur et patron des paroisses de
Percy, Montchamp, etc.
Les de Percy émigrés étaient les enfants de
Jean
François de Percy et
Marie Léonore de Billeheu,
le
premier
Léonor Jacques François était
né à Vire le 20
juillet 1757, émigré en 1792, décédé
à l'étranger le 12
novembre 1799 - le second
Ambroise François était
né à
Vire le 28 mars 1768, émigré en 1792, rentré le 19
mai 1802 à
Vire.
La famille
de Percy Nobiliaire de Normandie
par Magny (format
PDF)
Monument aux Morts de la commune (liste fournie par la mairie)
GUERRE 1914-1919
ANNE Henri. BACHELOT Gustave. BRUNET
Aldéric. BRUNET Henri. JALLAY Camille. OBLIN Léon.
PLANQUETTE Alphonse. TOURGIS Ernest.
Disparus : ASSELIN Léon.
BLANCHARD Olivier. CHASLES Edmond.
GUERRE 1939-1945
Fusillé :
AUVRAY Roger
Civils : DUVAL Arlette. LEGRIX
Eugénie épouse VICTOR. BACHELOT Marcel . MALFILATRE
Elie.
ALGERIE 1954-1962
Brigadier Jean-Claude BIDEL 13 mars
1959.
Un cimetière des victimes
militaires du
Commonwealth se trouve sur la commune.
Il comprend 809 tombes (1997) qui se
répartissent de la
façon suivante :
United Kingdom 696 connus - 104 inconnus
Australie 2 connus
Canada 5 connus - 2 inconnus
Divers 1 (nationalité et arme inconnus)
Dans les armes suivantes : Marine 7 - Armée de Terre 782
et 97 inconnus - RAF 15 et 4 inconnus - Divers 1.
Index
E-mail : michel@roynel.com