blason des de Vassy




VASSY
en ANGLAIS

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620 feux en 1789 (3.100 habitants) représentants : Philbert Cassel de la Chaize, Guillaume Bernardin, François Courvallet, avocat, Jacques Tirard, Louis Prestavoine,Pierre Calbris, Charles Daligny, Christophe Gosselin

3037 Ha - 1661 Habitants - 52 au Km2 (1990) 1650 en 1999


Situation 1865
Superficie : 3037 ha 63 a 51 ca
Population : 3080 habitants
Impôts : 22.459,20 Frcs
Maire : Dumont de la Londe
Curé : Maupas
Instituteur : Dangeard
Institutrices : Lefrançois, Goupil
Percepteur : Legras

Notables et Commerçants 1870 1895 1914

Situation 2001
Electeurs :1296
Maire : Geoffroy conseiller général - chevalier de la légion d'Honneur
Conseillers : Madelaine, Durand, Guillouet, Jeanne, Letellier, Lequertier, Prunier, Roca, Siquot, Tirard, Vautier, Lamotte, Langevin, Leherquer, Macré, Roca, de St Léger.
Secrétaires : Mmes Ravaillaud, Tirard, Legorgeu
Mairie Ouverte du Lundi au Vendredi sf Mercredi après-midi de 9 h /12h et 14h /17 h 30 (vendredi 16 h 30)
- Tél. 02 31 66 56 00 - Fax : 02 31 66 56 05
- E-mail : mairie.vassy@wanadoo.fr


La bibliothèque municipale


Les Seigneurs
Les premiers seigneurs connus furent Robert et Yves de Vassy cités par Wace dans le "Falaise Roll" lors de la conquête de l'Angleterre en 1066.
Robert reçut dix neuf seigneuries dans les comtés de Leicester et Lincoln. Son frère épousa une descendante de Robert Tison lord d'Aldwich, un normand établi depuis longtemps en Angleterre.
Un descendant d'Yves épousa Marguerite d'Ecosse et signa la Grande Charte. A la fin du XIIIe siècle, Guillaume de Vassy fut prétendant à la couronne d'Ecosse. Cette branche devait s'éteindre sous le règne d'Edouard III.
Robert fut la souche des barons de Vassy dont la branche ainée disparut au XIIIe siècle et la branche cadette des Vassy Laforêt existait à la révolution sous le nom de Vassy-Brécey. Le dernier descendant de cette importante famille est mort à Paris le 2 février 1856.
La baronnie de Vassy fut achetée en 1380 par Guillaume d'Amphernet qui possédait des biens sur Viessoix et Truttemer le Grand. Cette famille devait conserver Vassy jusqu'en 1390, année où Pierre de Navarre, comte de Mortain l'achetait pout la somme de 2000 livres. Mort en 1412, ses biens revenaient à Jean 1er de Rohan. La famille de Rohan gardait Vassy jusqu'en 1496, année où la baronnie fut vendue à Jehan de Crouen qui eut les descendants suivants :
- Guillaume Le Verrier époux de Philippine de Crouen - 1515/1575
- Charles Le Verrier 1575/1589
- Claude Le Verrier 1589/1624
- Esther Le Verrier épouse de Bernardin de Marguerie 1624/1644
- Jacques de Marguerie 1644/1700
- Claude de Marguerie 1700/1731
- Henri de Marguerie 1731/1782 marquis de Vassy
- Louise Françoise de Marguerie épouse de Charles le Carbonnel de Canisy 1782/1789, dernier seigneur de Vassy.
Le marquis de Canisy, en 1789, avait fait d'importants travaux au château, et fait construire un haras. Cette propriété était considérée comme l'une des plus importantes de la région, ce qui lui valu des ennuis sous la Révolution, dus principalement à l'avocat Dumont de la Rochelle originaire de Berniéres, député à la Convention. Celui-ci dénonça le marquis à plusieurs reprises pour détention d'armes, et le château fut pillé par les révolutionnaires de Condé sur Noireau. A la suite de l'attaque par les chouans le 19 floréal an 4 (9 mai 1796) de la colonne mobile de Vire qui avait pillé le château et expulsé le personnel, le marquis qui résidait à Caen fut interrogé par le demi-frère de Dumont, juge de paix à Vassy. Aucune charge n'étant retenue, celui-ci fut libéré. L'enquête ordonnée par le ministre de la guerre prouva que les pillages de ses propriétés dépassaient les 200.000 livres.
Décédé en 1814, son fils Hervé de Canisy lui succédait, puis la fille de celui-ci, Mme de Caulaincourt, décédée en 1876. Le château abandonné après cette date devait être démoli en 1952.

Un joli magasin
Le Bourg
A l'époque féodale, le bourg se composait de quelques misérables échoppes basses, surmontées d'un grenier, couvertes en chaume serrées à l'ouest de l'église et du cimetière ou disposées le long de la vieille rue les reliant à la motte du seigneur, telle était l'agglomération qu'entouraient au nord et à l'est les eaux du grand et du petit vivier, le grand vivier formé par les eaux du Tortillon s'étendait loin vers la Croix des Millières (nom provenant des bornes romaines qui étaient espacées de mille pas), coupé seulement par un pont appelé le pont aux Brebis permettant d'accéder au village de la Grange - le petit vivier recueillant les eaux du pré des vallées, était séparé du grand vivier par le talus d'un chemin conduisant de la place de l'église au moulin, aujourd'hui la route nationale.
Quelques pauvres artisans vivaient là, dans la crainte perpétuelle des déprédations et des pillages qu'entraînaient les guerres entre seigneurs, prêts à se réfugier dans l'enceinte de la motte, à la moindre alerte.
Le bourg de Vassy s'étendait sur 90 acres de terre entre le village de la Grange d'une part et le chemin dit de la Poterie d'autre part, limités à l'est par la chaussée de l'étang et le ruisseau descendant du pré des vergées et à l'ouest, par le chemin de Tinchebray aux chapelles des Glivets et du Cornu, lieux de pèlerinages très connus et fréquentés. La chapelle des Glivets à la limite des communes de La Rocque et Le Theil fut construite pour les lépreux ou dans le local où ils se tenaient après la disparition de la maladie. Cette chapelle était dédiée à Notre Dame et il s'y tenait une foire annuelle le 25 avril qui attirait de nombreux visiteurs. Il ne reste aucune trace de cet édifice.
A cette époque, et sans doute depuis sa création, le marché de Vassy se tenait le mercredi de chaque semaine au sud de l'église sur l'emplacement où s'élève aujourd'hui le presbytère.
Le 20 février 1507, le marché qui se tenait le mercredi fut déplacé au mardi, en 1643 furent autorisées 3 foires par an, en 1679 établissement d'une quatrième foire. Les Halles 1919 Les Halles 2001 - photo numérique ROYNEL-LEROY
Autres Photos

En 1803, année ou le bourg fut incendié, il y avait 250 maisons, chaumières basses éparpillées à travers des vergers et courtils au bord de ruelles humides et d'une chaussée étroite, boueuse et cahoteuse, à proximité d'étangs malsains qui furent tous comblés à cause de leur odeur en période chaude.
Après une disparition de plus d'un siècle, une nouvelle mare a remplacé l'ancienne

Les ruisseaux (rapport de 1855) :

1 - le Tortillon, né à St Pierre, traverse Vassy, limite Saint-Germain-du-Crioult et La Chapelle et se jette dans la Druance à Pontecoulant. Cours 6.900 m.
2 - le ruisseau de La Getrière né à Rully, passe sur Vassy où il se jette dans le Tortillon. Cours 1.300 m.
3 - à la limite de La Roque et Vassy naît le ruisseau de l’hôpital qui se jette dans le Tortillon sur Vassy où il fait tourner un moulin à blé. Cours 4.000 m.
4 - La Roque donne naissance au ruisseau Duval qui se jette dans celui de l’hôpital et la limite avec Vassy. Cours 400 m.
5 - Vassy est arrosé par le ruisseau de la Maisonnière qui prend sa source à Moncy (Orne) et se jette à Vassy dans le Tortillon. Son cours est de 5.500 mètres.
6 - Vassy voit naître le ruisseau de la Poterie qui s’y jette dans le Tortillon après 560 m. de cours.
7 - Vassy le ruisseau de la Gerbellière et se jette aussi dans le Tortillon. Son cours est de 2.000 mètres.
8 - Vassy est limité avec Saint-Vigor par le ruisseau des Aunais qui aussi se jette dans le Tortillon à la limite de la Chapelle-Engerbold et Saint-Germain et fait marcher un moulin à blé. 2.000 mètres de cours.
La Révolution à Vassy

Les Trois Eglises de Vassy :
Eglise de Vassy 14 - 1919
Eglise de Vassy 14 - 2001 photo numérique R-L L'une de ces églises, dédiée à Saint Martin, était édifiée à l'est de l'église actuelle, entre le grand vivier de Vassy et la rue du Bourg, et au XVIIIe siècle certaine parties de cette église subsistaient encore.
Saint Martin a évangélisé notre pays. Les églises Saint-Martin de Condé, Saint-Martin du Theil, Saint-Martin de Vassy, Saint-Martin de Tallevende, Saint-Martin de Chaulieu, furent construites afin d'honorer sa mémoire et le souvenir de ses prédications.
L'église actuelle dont la tour s'élève entre choeur et nef date de la fin du 15éme siècle, elle est surmontée d'une flèche octogonale refaite récemment. En 1751, le baron de Vassy possédait le patronage, les trois curés se partageaient les dîmes, chacun ayant un canton nettement délimité.
Partie ancienne de l'église - photo numérique ROYNEL-LEROY
Calvaire ancien - photo numérique ROYNEL-LEROY Calvaire édifié à l'origine en souvenir des épidémies de peste noire ou bubonique qui fit de très nombreuses victimes dans les années 1620 et 1625.

Une seconde église, sous le vocable de Notre-Dame du cabaret, n'est connue que par le témoignage des deux curés de Vassy, au cours d'un procès en 1570, étaient tout à fait d'accord sur son existence, certains lieux-dits ont conservé le nom de cabaret. Le village de la Rue est entouré de chemins nombreux et anciens ; il est probable que s'élevait à cet endroit l'église de Notre-Dame de Cabaret, dont rien ne subsiste.
La troisième église dédiée à saint Philippe, puis à saint André avait été édifiée entre les villages de la Motte et de la Haillerie, sur les terres du fief d'Ailly, dans un vallon désert et sauvage. Plus de détails

En 1789, la paroisse de VASSY était divisée en trois portions, ayant chacune à leur tête un Curé, c'étaient Notre Dame (l'église actuelle qui fut allongée de 8m60 en 1847 à l'initiative du curé Maupas), Saint-Martin (du Vivier) qui devait être une chapelle près du grand vivier qui bordait le bourg et Saint-André qui était vraisemblablement du côté du village de la Motte; on trouve encore sur les certificats de baptême ou ma­riage au début du 19ème siècle la signature du "Curé de la 3ème portion" ou du "Vicaire de la 1ère portion". D'autre part en 1789 existait à Vassy une école réputée dans toute la région, tenue par les frères Claude et Pierre ­Charles Elisabeth-Lecoudre. Il y avait donc à l'époque au moins six prêtres sur Vassy dont les deux qui dirigeaient l'école. Le vicaire de la 1ère portion était M. Guillaume-Louis Lemarchand, originaire du Theil. Parmi les autres on relève M.David Corbé, curé et Gilles Moulin, vicaire. Suivant la "Constitution civile du Clergé" fût élu en 1791 un curé consti­tutionnel François Lefourmentier puis en 1793 un Lebaron.
Les frères "Élisabeth-Lecoudre" sont déportés à Jersey le 8 Septembre 1792, gagnent Londres en 1796, où ils enseignent le français pour rentrer à Caen en 1802 où ils fondent un collège sur la Paroisse St.Etienne. M.Lemarchand est expulsé à Jersey également d'où il reviendra vicaire de nouveau à Vassy, c'est lui qui le 20 Septembre 1803 baptisera celui qui deviendra plus tard St Pierre Maubant. Les pères Corbé et Moulin se cachent de maison en maison chez certains habitants, ils sont arrêtés le 23 Août 1792, en 1800 et 1802 se retrouve la signature de Corbé sur les actes de Baptêmes ou Mariages.
Les paroissiens de Vassy acceptaient mal les curés jureurs allant jusqu'à des troubles et des cris séditieux pendant leurs messes. Par contre ils faisaient appel pour les baptêmes ou mariages aux "prêtres réfractaires". La paroisse de Vassy possède de nombreux actes faits sur toutes sortes de bouts de papiers signés de ces prêtres courageux qui risquaient leur vie en étant fidèles à leur Église.  MM Dumont et Vallée à Moncy, Oblin à Estry furent fusilllés par les colonnes mobiles
Les actes que possède la paroisse sont signés pour la plupart par un M. Roger, caché à Vassy,  dont on ne connait pas le titre, d'autres sont signés par les curés des paroisses voisines.

Deux confréries Sainte Anne et Saint Rosaire existaient dans l'église paroissiale. En 1519 après l'incendie de l'église dûe à l'orage, une requête fut présentée aux grands vicaires de Bayeux afin d'obtenir des statuts et indulgences pour ces confréries. En 1659 le sieur de Milliéres eût recours à Rome pour obtenir des indulgences plénières. Le pape Benoît XIV accordait le 4 mai 1746, un bref de privilège pour l'église de Vassy et ses confréries. La fête de la confrérie Sainte Anne était célébrée le 26 juillet.
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Maires
- 1799 - 1813 Elizabeth Le Coudre - nommé par le préfet
- 1813 - 1814 Marquis de Canisy - nommé par le préfet
- 1814 - 1823 Lecordier de Bon - nommé par le préfet
- 1823 - 1832 Elizabeth Le Coudre
- 1832 - 1835 Gilles Tirard
- 1835 - 1838 M. Lelouvetel
- 1838 - 1867 Anselme Prosper Dumont d'Urville de la Londe parent de l'amiral Dumont d'Urville, docteur en médecine, ancien officier de la marine impériale, médaillé de Ste Hélène, maire de Vassy et conseiller d'arrondissement - né le 21 septembre 1793 à Condé sur Noireau - décédé le 22 mars 1867 à Vassy et dont le tombeau se trouve dans le cimetière
- 1867 - 1871 Emile Huet notaire.

Jusqu'en 1870 tous les maires et adjoints étaient nommés par l'empereur.

Les Pompiers

Après l'incendie du 27 thermidor an XI (15/08/1803) qui détruisit la plus grande partie du bourg, il fut décidé d'organiser un service de lutte contre l'incendie. En 1828, la commune disposait de 2 pompes et de tout le matériel nécessaire. En 1834, la compagnie comptait 34 hommes. Elle contribua au sauvetage le 9 juin 1847 des écoliers qui se trouvaient sous les ruines de l'école qui venait de s'effondrer entrainant les décès de 6 écoliers, de Guillaume Dupont l'instituteur et Marie Déclais son épouse.
Réguliérement modernisée depuis cette époque, la caserne est l'une des plus efficaces de la région. Elle compte fin 2004, 34 pompiers dont 2 médecins, le chef de centre est le Ss-Lieutenant S. Trouvé.
Deux sociétés de musique : l'Echo du Bocage existait avant 1900. Remplacée depuis 1903 à la suite de difficultés avec la mairie, par une fanfare qui était connue et appréciée dans la région. Récemment les troubadours formée par des transfuges de la fanfare.
liberté dans la rue
Travaux d'une entreprise Vasséenne....

De nos jours, les associations suivantes :
Celles présentant le plus d'intérêt :
- Club du 3éme âge

- Association de la rue du Chêne
- Association St Pierre de Maubant E-mail : Paroisse P. Maubant
Pierre MAUBANT Prêtre des Missions étrangères. Né à Vassy le 20.09.1803 décapité le 21.09.1839 à Séoul (Corée) - Béatifié le 05.07.1925 par Pie XI à Rome Canonisé le 06.05.1984 par Jean-Paul II à Séoul (Corée)

Il existait également le journal de Vassy paraissant le mardi, dont les bureaux et l'imprimerie se trouvaient route de Condé, face à l'école. Le premier numéro fut mis en vente le mardi 23 mars 1897, il coûtait 5 centimes et l'abonnement annuel était de 3 francs. Vivier magasin de nouveautés "au gagne petit",Lenormand secrétaire de mairie et Aubine greffier de paix qui étaient assureurs furent les premiers annonceurs. Il disparaissait avant 1900.

Un service d'omnibus de Vassy à Montsecret-Vassy, gare dont la commune n'avait pas voulu, permettait à quelques habitants de prendre le train pour Paris. Le voyage durait une heure et coûtait 1 franc aller-retour, les enfants de 3 ans et plus payaient place entière. Il fallait compter 8 heures entre Montsecret et Paris...
le jardin public en travaux Un parc municipal permet de se promener.

Il existe la fête Sainte Anne tous les ans, au mois de Juillet.


Le monument aux victimes des guerres A noter que ce monument porte des noms de victimes qui ne sont pas nées à Vassy
1914/1918 Morts de la commune :
- L. André - C. Auvray - F. Aubry - A. Bidard - A. Bonvoisin - E. Bonvoisin - A. Bourdon - L. Brisset - A. Brunet - F. Brunet - V. Brunet - A. Buot - A. Calbris - E. Calbris - M. Castel - E. Catherine - A. Carré - J. Choyer - R. Colas - H. Coupart - R. Courvalet - V. Crouen - P. Dalibert - A. Daligne - A. Delarchant - H. Dumont - H. Durand - A. Ferrand - E. Fretaut - P. Froger - F. Fortin - H. Gallier - G. Garnier - A. Gerault - A. Gesnouin - R. Gosselin - G. Gouasdoue - V. Guibout - A. Guitton - M. Hamel - E. Hardy - V. Hatteville - A. Jeanne - L. Jouvin - E. Julienne - L. lavaud - J. Lebailly - V. Lebarbier - V. Lebaudy - F. lebossé - A. Lechatellier - E. Lechatellier - V. Leconte - P. Legrigeois - H. Lemarchand - A. Leménager - E. Lemonnier - C. Leperdrieu - A. Leplanquois - A. Leslandes - A. Levergeois - P. Madelaine - A. Marie - P. Ménard - H. Menuet - E. Morel - J. Morel - A. Olivier - G. Olivier - A. Poirier - A. Poupion - G. Prunier - V. Requeut - A. Restout - G. Robert - A. Roger - L. Roullot - T. Roullot - G. Roynel (figure sur le monument de St Sauveur de Chaulieu 50) - M. Seillery (non originaire de Vassy) - H. Tirard - E. Torigny - E. Trouvé - F. Trouvé - A. Turmel - J. Vaubrun - A. Vautier- abbé Lecourt.
1940 - Militaires :
- R. Amaury - E. Barbey - F. Bigeon - G. Bissey - L. Blais - M. Dagobert - R. Désert - E. Duchesne - D. Gilles - R. Gilles -L. Kergalle - A. Legros - H. Lenormand - D. Letellier - C. Rault - P. Sissenan - R. Tirard - H. Thomasse - L. Turmel. 1 soldat tué le 18 juin 1940 au bois de Vassy : E. Duchene de Louviers (27) ne figure pas sur le monument
1944 - victimes civiles
- L. Benoist - L. Bouillon - B. Delaunay - A. Grihaut - M. Hamel - G. Joimel - Marie Legallou - Hélène Mezeret - M. Picot - R. Toutain.
1944 - victimes des nazis et de leurs collaborateurs locaux :
- A. Brunet - F. Caulet - P. Ménochet - J. Requeut.
Afrique du Nord : - M. Lebreton


Anecdotes - Les Affranchisseurs (Châtreurs d'animaux)
Deux de ces gens, l'un exerçant à Vassy et aux alentours, et l'autre dans les environs d'Athis, étaient depuis longtemps rivaux, se méfiant l'un de l'autre quand par hasard ils se rencontraient. Mais, bas normands tous deux, et de surcroît bocains, ils savaient dissimuler et cacher leur haine réciproque sous les apparences d'une franche cordialité, à laquelle moins malin qu'eux se fut laissé prendre.
Un jour qu'il y avait foire à Condé, ils se rencontrèrent, se firent un accueil empreint de la plus grande bonhomie, comme il fallait trinquer pour resserrer les liens de l'amitié, on entra au cabaret. Le café apporté brûlant, l'affranchisseur d'Athis se hâta d'y mettre le sucre et de remuer  pour le faire fondre.
Son confrère, qui l'avait vu glisser un peu de poudre blanche dans sa tasse en même temps que le sucre, n'en fit rien paraître mais, se levant une minute après, il s'écria : Ah ! mon Dieu ! un cheval qui s'abat. L'homme à la poudre blanche s'approcha de la fenêtre pour regarder, ce mouvement suffit à son confrère pour changer rapidement les tasses de place, et l'on se remit à table. Le café dégusté, vint le pousse-café, la rincette, et l'on quitta en échangeant force poignées de main, en témoignage de bonne confraternité. Le lendemain, l'empoisonneur tomba malade, devint tout drôle, alla en déclinant, et finalement passa de vie à trépas.

Phto aérienne cliché Lebailly*** Photos aériennes VASSY de M. LEBAILLY 30/06/2002 photo aérienne Lebailly



Quand les affranchisseurs n'entraient pas personnellement en lutte, c'étaient leurs bâtons, même leurs mouchoirs, qui se chargeaient de vider la querelle. Un jour, deux de ces gens, ennemis jurés, se trouvant seuls dans une auberge de Vassy, se lançaient des regards de colère, se mangeaient des yeux, leurs bâtons placés auprès d'eux, et qui semblaient partager leur haine, se remuaient, tressautaient d'impatience et de colère. Bientôt, comme deux vipères prenant leur élan, ils se dressèrent, s'élancèrent, et, se rencontrant au milieu de la salle, s'escrimèrent avec furie l'un contre l'autre. Les coups pleuraient aussi secs et aussi drus que grêle en temps d'orage. Le combat se continua ainsi avec des chances diverses jusqu'au moment où, par un accord tacite, leurs maîtres jugèrent à propos d'y mettre fin en faisant revenir chacun des bâtons dans son coin.
C'était une autre fois, les mouchoirs de poche, ayant chacun un noeud à l'un des bouts, qui remplaçaient les bâtons. Ils volaient, se poursuivaient, s'attaquaient ou s'évitaient comme des oiseaux se livrant bataille, les coups de noeuds remplaçant les coups d'ailes. Dans une de ces rencontres, un des combattants eut visiblement le dessous, son maître mit fin à la lutte en disant au châtreur son adversaire : Tu ne le feras pourtant pas manger jusqu'à la chaîne. Et, sur un signe de sa main, le mouchoir accourut dans sa poche. Il n'était que temps, il était déjà bien abîmé, et n'eut pas tardé à n'être plus qu'une loque. Esquisses du Bocage - Lecoeur -
Les Charmeurs de feu
Le bourg de Vassy fut brûlé au commencement du siècle (1803), et deux ou trois maisons seulement demeurèrent intactes. Le curé était absent, quand il arriva, le bourg ne formait plus qu'un immense brasier, et les flammes enveloppaient l'église dont la perte paraissait imminente. Le curé fit sa conjuration, les flammes reculèrent et l'église fut sauvée. Esquisses du Bocage - Lecoeur
A l'Angotiére un grand chien blanc hanta souvent les parages s'attaquant seulement aux chiens qui hurlaient toutes les nuits. A bout de patience, les habitants firent bénir une balle et la vision fut atteinte mortellement. Accourus, ils se trouvérent en présence d'une belle jeune fille toute nue qui leur dit "Je suis de Vire, j'avais une pénitence de sept ans pour "inconduite", et c'était ma derniére nuit" et elle rendit l'esprit devant les habitants terrifiés.

Au Rouvel un personnage anormal troublait la tranquillité de l'endroit, stationnant devant les fenêtres du logis, regardant ce qui se passait. Si on conduisait les chevaux à l'abreuvoir, il en enfourchait un, exécutant des bonds et des sauts formidables. A bout de patience, on lui tira une balle bénite à travers la fenêtre. Le coup fut mortel, il fut impossible d'emmener son corps à cause de son poids énorme et il fallu l'enterrer sur place. Comme il était près de l'habitation, la sépulture fut recouverte d'un granit qui n'a jamais pu être soulevé ou déplacé. Il s'agissait d'une jeune fille "peu sérieuse" qui revenait de Paris.

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