LA ROCQUE



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30 feux en 1789 (150 habitants) représentants : Jean Jouvin et Jacques Auvray.


Situation 1865
Superficie : 493 ha 16 a 32 ca
Population : 286 habitants
Impôts : 2.669 Frcs
Maire : Brunet
Curé : Héroult
Institutrice : Radulph



Notables et Commerçants 1895 1914


86 Habitants - 17 au Km2 (1990) - 89 en 1999

Situation 2001 :
Electeurs 69:
Maire : Mourice
Conseillers : Deslandes, Madelaine, Maligne, Maupas, Gautreau, Olivier, Roméa.
Maire honoraire : J. Olivier
E-mail Mairie de LA ROCQUE : La Rocque
Mairie de La Rocque - photo numérique Roynel-Leroy Secrétaire : Mme Marie
Mairie Ouverte : Lu 10/12 - Tél. 02 31 67 70 71


le bourg en 2001 - photo numérique Roynel-Leroy - Le nom de la commune (ROQUE en 1500) provient de menhirs qui se trouvaient sur son territoire au carrefour du Bourg-Lopin. Suivant la légende, ils auraient été amenés par le diable, qui mécontent d'un ermite qui lui prenait des "clients" aurait tenté de le lapider. Le religieux étant parti avant l'arrivée du malin chargé de pierres, celui-ci de colère les aurait lancées un peu partout. Le plus important de ces menhirs avait une taille de 10 pieds (3 mètres) et a été utilisé par un meunier des environs pour réparer son moulin.
L'histoire de la paroisse est intimement liée à celle de sa voisine Lassy, à la suite de la confiscation par le trésor royal des biens de la famille Lacy qui avait opté pour l'Angleterre en 1204.
- En 1288 il existait un manoir au village de Canteloup, (qui appartenait à la paroisse d'Estry jusqu'en 1828, date à laquelle il fut rattaché à La Rocque) probablement aux croisement des chemins existants actuellement. D'après la légende Canteloup aurait été rattaché à La Rocque à la suite d'une épidémie de peste au cours de laquelle le curé d'Estry ayant refusé de se déplacer pour procéder aux inhumations, celui de La Rocque l'aurait remplacé.
Une léproserie se trouvait aux Glivets, à la limite de Vassy et Le Theil-Bocage, cet établissement ayant été créé pour isoler les malades atteints de la lèpre, maladie ramenée d'Orient par les Croisés.
Les médecins de l'époque n'ayant pas de remèdes efficaces, ils se bornaient à limiter la propagation par des mesures d'isolement. La ou les paroisses avait aménagé un enclos avec logement et nourriture où devaient vivre les malades, grâce aux donations des personnes charitables.
L'entrée du malade était soumise au cérémonial suivant :
Un prêtre allait le chercher à son domicile et le conduisait étendu sur civière et couvert d'un drap noir comme un mort à l'église. Après la messe, le curé l'aspergeait d'eau bénite et le conduisait en procession à la léproserie. A l'entrée, il recevait les défenses suivantes : défense d'entrer dans une église, foire, marchés, de se laver dans ruisseaux et fontaines, de sortir non revêtu de son habit de lépreux, de toucher une chose autrement qu'avec une baguette propre, de toucher les enfants, de passer dans un chemin étroit. A sa mort il était enterré dans l'enclos de la léproserie.
A son entrée, il recevait un chapeau écarlate, un manteau gris, un long bâton et une cliquette de bois pour avertir les passants de son approche et éviter la contagion.
Une chapelle dont il ne reste aucune trace, se trouvait au même endroit avec une foire importante aux 14 et 15éme siècles. Elle était la propriété du trésor de Vassy comme établissement hospitalier.
En 1450 La Rocque qui s'écrivait La Roque faisait partie de la sergenterie de Vaacy, et devait 11 jours de guet au château de Vire.
L'église de La Rocque aurait existé à l'emplacement actuel vers 1100, sous le patronage de Saint Etienne, elle n'offre pas de caractéristiques particulières et possède outre une statuette de Sainte Barbe au-dessus du portail d'entrée, statue ancienne

une statue sans tête retrouvée enterrée dans le cimetière, remise en état à l'initiative de M. Olivier . En 1700, le revenu du curé était estimé à 300 livres pour 120 habitants.
Portail de l'Eglise - photo numérique Roynel Les dîmes appartenaient à l'abbaye du Plessis-Grimoult à la suite de différents dons faits vers 1264 par Raoul de Say et Guillaume le Beuf.

Le manoir de La Rocque appartenait à la famille des Rotours qui l'avaient acquis des de Mariouze dont l'un des descendants devait jouer un rôle important dans la chouannerie.

Le premier fut François des Rotours né à La Rocque en 1646, marié à Louise de Percy il fondait la sous-branche des Rotours de Montchamp. En 1696 naissait Julien des Rotours dont devaient descendre les Rotours de Chaulieu.
Philippe Michel des Rotours, fils de Jacques Philippe fut le dernier seigneur de La Rocque, il avait fait construire le château tel qu'il se trouve actuellement. Son fils ainé Bertrand Charles avait acquis la seigneurie de Lassy en 1788, mort en 1791, il laissait 2 fils qui furent tués à la bataille d'Eylau.
Il n'y eut aucune difficultés pour cette famille pendant la révolution, qui avait adopté les idées nouvelles, l'un fut quelque temps maire de La Rocque, un autre devait s'engager comme volontaire à Vire en 1790, bien que le maire Jouvin ait été assassiné avec un membre de sa famille. La propriété était vendue en 1807 à la famille de Longrais pour passer entre plusieurs mains. En 1891, après le décès de Mme des Alleurs, le château était acheté par M. Blais-Mousseron alors gros industriel à Paris. Celui-ci était né à Cerisy Belle Etoile et dès l'âge de 14 ans placé dans une épicerie de Flers. Employé à Paris par un parent dans son magasin les deux jumeaux, puis dans les magasins du Louvre, il épousait Melle Mousseron et devenait petit à petit un des plus importants bonnetiers du quartier du Sentier à Paris. Il conservait le paysage environnant, remplaçant la toiture de chaume par une en ardoises. Maire de La Rocque pendant 29 ans, il décédait rue Spontini à Paris le 13 novembre 1929 âgé de 74 ans. Sa veuve vendait la propriété en 1936 à Camille Cautru historien, avocat, qui avait été député et sénateur de 1919 à 1944.

1914/1918 Victimes Militaires :
Monument - photo numérique Roynel-Leroy - H. Gallier - G. Gascoin - R. Leteinturier - L. Lebarbier - J. Laurent - V. Péan - E. Vautier.
Victime Civile 1944 : - Louis Bouillon tué chez lui par les Allemands le 6 août.


E-mail : michel@roynel.com





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