87 feux en
1789 (435 habitants) - Chesnedolley - 15 électeurs -
représentants : Jean Levergeois et Jean
Dupont, laboureurs.
682 Ha - 218 Habitants - 32 au Km2 (1990) - 221 en 1999 Situation 1865
Superficie : 682 ha 91 a 4 ca
Population : 419 habitants
Impôts : 3.472 Frcs
Maire : Gautier
Curé : Douesnel
Instituteur : Alix
Institutrice : Leplanois
1901 : 391 habitants
1906 : 373 habitants - 103 ménages - 115 maisons
(recensement)
L'origine
du nom de cette commune est incertaine, et son orthographe a
varié au fil des siècles, Querçu dolata,
Cahaindolé, Cahendolé, en 1450
Chênedollé qui s'appelait Cahaindolle, et
appartenait à la sergenterie du Tourneur la paroisse
devait 28 jours de guet au château de Vire.
Il y existait encore au 18éme siècle, un
étang de 40 hectares, le plus grand du
département, qui produisait un excellent poisson. Les
eaux de cet étang alimentaient la rivière Chênedollé,
faisant marcher 1 moulin à blé, passant sur
Viessoix et Vaudry, alimentant 1 moulin à blé et 2
à huile et se jetant dans l’Allière. Cours
5.286m. Autres ruisseaux :
Aux limites de Pierres, le ruisseau Pontion qui se jette
dans celui de Chênedollé. Cours 1.512 m.
Le ruisseau de la Haute-Fontaine naît et se jette
aussi dans celui de Chênedollé. Cours 1580 m. Etat
de 1855.
Les seigneurs :
Au 11éme siècle, la paroisse relevait pour tout ou
partie de la seigneurie de Roullours, en 1204 les
domaines des seigneurs de Roullours qui avaient opté pour
le roi d'Angleterre furent confisqués par Philippe
Auguste et rattachés au seigneur de la Roche Tesson.
Cette seigneurie appelée aussi Beaumanoir, avec
des extensions sur Burcy, Fresnes et Montsecret fut la
propriété des Tesson. En 1343, Jean de la Roche
Tesson, qui conspirait avec Geoffroy d'Harcourt fut
décapité à Paris et ses biens
confisqués.
En 1363 Duguesclin reçu ces terres, et les
conserva jusqu'à sa mort, son frère Olivier en
hérita. Après la guerre de Cent ans,
Chênedollé était la propriété
de Françoise de Dinan épouse de Guy comte
de Laval et Vitré, celui-ci vendit
Chênedollé et Burcy à Bertrand IV du
Parc seigneur de Bernières le Patry.
Son fils François, grand doyen du Mans et protonotaire du
Saint-Siège, mourut en 1582. René du Parc,
neveu du précédent, hérita de
Chênedollé, mort jeune, laissant ses tantes pour
héritières, Jean de la Roque, mari de
l'une d'elle acquit le 29 juillet 1600 la seigneurie de
Chênedollé. Jean de la Roque, mort sans enfants, la seigneurie
échut à son frère Adrien, puis au fils de
ce dernier Jacques, qui la transmit à son fils Georges,
qui commandait la noblesse de Vire et mourut en 1729.
La seigneurie échut à sa fille, mariée
à Deslandes seigneur d'Avilly, leur petite fille
la possédait en 1750.
Dans une description de 1850, est noté un bas relief en
pierre du 15éme siècle représentant Saint
Georges terrassant le dragon, deux autels l'un
dédié à Saint Gilles, l'autre à la
Ste Vierge.
Une pierre tombale datant de 10 juillet 1646 à la
mémoire de Adrien de Saint Jean le Blanc,
curé de Chênedollé et doyen de Vire. Une
autre recouvre les restes de Georges de la Roque,
décédé le 15 mars 1729. Les deux tiers des
dîmes étaient perçues par le prieuré
du Plessis à la suite de la donation au 12éme
siècle de Richard de Rollos. l'Eglise de
Chênedollé. Le patronage de l'église a
appartenu à l'abbaye du Plessis-Grimoult de 1100 à
1789. En 1700, le curé, Etienne Aubert ne
touchait que 500 livres de rentes pour ses 400 paroissiens, les
deux tiers des grosses dîmes allant au Plessis. Le
seigneur était Georges de la Roque qui
possédait l'étang.
La confrérie du Saint Scapulaire fut
fondée le 19 juin 1672 devant Guillaume Lefrançois
et Michel Delamare. Cette fondation fut
confirmée à Vassy le 22 novembre 1740 et
signée par de la Rue, faite par les habitants de
la paroisse moyennant 18 livres 12 sols de rente. Elle est
tombée en désuétude à la
révolution.
En 1820, au cours de la remise en état de la route
Vassy-Vire, une auberge-relais fut construite au carrefour de Hauts-Vents,
pour les voyageurs qui empruntaient le route Aunay-Domfront
alors très fréquentée. Ce relais est
maintenant en ruines.
Le 15 février 1833, une tempête détruisit le
clocher et une grande partie de la toiture. Ce fut l'occasion
d'effectuer la réfection de l'église, en 1836
reconstruction de la tour, de la sacristie et restauration du
mobilier pour 4.400 Frcs. En 1848 reconstruction des murs,
charpente et couverture de la nef pour 3.500 Frcs. Ces frais
étant couverts par l'ensemble des habitants de la
commune. Entre 1888 et 1890, réfection des
fenêtres, autels, statues sous la direction et grâce
à l'abbé Brisou.. En 1896, une
souscription dans la commune permettait l'achat de 3 cloches aux
Ets Havard de Villedieu. Le clocher était
recouvert en 1909 par les soins de la municipalité. Un ancien baptistère en
granit
Il ne reste aucun commerce dans la commune. Victimes
1914/1918
:
- A. Anne - A. Briard - E. Gautier - J. B. Gautier - P. Gosselin
- A. Lecoiffier - E. Polinière - A. Roger - E. Siquot -
G. Siquot - L. Siquot (disparu) - R. Siquot - V. Siquot - R.
Tirard. Victime Militaire 1940 :
- L. Decouflet. Victimes Civiles 1944 :
- A. Briard - E. Briard - E. Leconte - P. Leplanquois. Victime Anglaise 1944 :
- Sergent G. HUMPHREYS mitrailleur RAF - 7 juin 1944 - 24 ans Le
monument aux victimes civiles et militaires de
Chênedollé.