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feux en 1789 (600 habitants) - représentants Michel
Lebesnerais,
avocat, et Jean Auvray dit Mulotière.
1131 Ha - 355 Habitants - 31 au Km2 (1990) - 351 en 1999
plan d'assemblage cadastre 1825 BURCY
Situation 1865 Superficie : 1151 ha 99 a 6 ca
Population : 612 habitants
Impôts : 7.494,75 Frcs
Maire : Barbot
Curé : Hamel
Instituteur : Roger
Institutrice : Levoisvenel
Electeurs : 256 Maire : C.
Boisnier Conseillers : Auvray, Beaugeard, Poupion, Larcher, Duchemin,
Lecomte, Maupas, Guillouet, Chanu, Lepetit.
Secrétaire : N. Esnault
Mairie : Lu 16/18 - Je 10/12 - Tél. 02 31 68 04 71
E-mail Mairie de BURCY :
Burcy
Bibliothèque. En 1450 Burcy faisait
partie de la sergenterie du Tourneur, et devait 36 jours de guet au
château de Vire.
Le premier seigneur connu est Serlon de Burcy dont le
château se trouvait au lieu-dit la Motte sur la rive gauche de
l'Alliére, il prit part à la conquête de
l'Angleterre et reçut une baronnie dans le Dorset et le
Somerset.Guillaume de Burcy, son descendant,
conserva après 1204 son fief dans la paroisse moyennant une
rente au roi de France.
En 1521, la paroisse appartenait à Julien d'Amphernet,
baron de Montchauvet, La Galonnière, Mesnil-Patry, Avangour,
Saint Vigor des Monts. Il serait décédé en 1553. Généalogie
Famille d'AMPHERNET.
Il épouse en premières noces Anne de Brecey,
décédée le 8 juin 1535.
Un fils, Jacques qui fut seigneur de Burcy du chef de son père,
et seigneur de Brecey de par sa mère, marié à
Renée d'Oussey il eut une fille
Françoise d'Amphernet qui deviendra Françoise de Vassy,
qui fit ériger en baronnie sa seigneurie de Brecey. Ses
descendants seront les de Vassy, marquis de Brecey. Jacques embrassera
la religion réformée. Au cours des guerres de religion,
les maisons du sieur de Sourdeval et de Choisel
de la Motte furent pillées par les troupes de Montgommery
conduites par La Forest de Vassy et le sieur de la
Poupelière le 1er septembre 1562. Lors de la
contre-attaque du Duc d'Etampes à Vire le 4 septembre La Forest
de Vassy fut exécuté et la Poupelière ne dut sa
vie qu'à l'intervention de sa femme auprès du Duc.
Le dernier seigneur de Burcy fut Philbert Antoine de Combault,
comte d'Auteuil qui succédait à la famille Cotelle
qui l'avait conservé pendant quelques décennies
après l'avoir acquis des Perthou vers 1620.
Bien que pendant la Révolution, Burcy soit resté une
paroisse relativement calme, ses habitants aidés par les chouans
locaux se déplacèrent au Désert pour y
détruire les titres de propriété qui les
gênaient.
En 1700, il existait un prieuré dont le prieur était Jean
Charles de Sarcilly et un curé Guillaume Chapes
dont les revenus étaient de 600 et 700 livres et qui
exerçaient leurs fonctions alternativement chaque semaine pour
les 705 habitants 4 religieux et 10 nobles.
Eglise magnifique avec sa charpente cintrée classée
monument historique, et un sol formé de nombreuses pierres
tombales. Le porche possède encore les bancs de pierre
prévus pour les assemblées des dimanches. Les dîmes
étaient perçues par le prieuré du Plessis
à la suite du don fait au 12éme siècle par
Zacharie de Burcy et Richard II de Rollos. Il
existait également deux confréries : celle de Sainte
Anne et celle du Rosaire. En 1789
l'église était fort bien meublée, dans
l'inventaire du 16 mars 1794 sont signalés :
3 calices, 3 patènes, 1 soleil, 1 custode, 2 burettes le tout en
argent pour un poids de 9 marcs 2 onces 10 gros.
2 encensoirs, 2 navettes, 5 croix, 2 lampes, 1 vespillon, 1 plat, 24
chandeliers, 1 bénitier le tout en cuivre pour un poids de 115
livres.
20 chapes, 4 rideaux, 1 dais, 2 bannières, 2 chasubles.
2 cloches livrées au district de Vire pour un poids de 900
livres.
Les biens du prieuré furent estimés le 2 novembre 1790
par François Dupont de Truttemer le Petit et Michel
Bonnel de Vire à un revenu de 145 francs.
En 1579, Jean Lair faisait construire le manoir du Douit
(lavoir) dont il ne reste que quelques ruines. Un de ses descendants,
Jacques Lair helléniste brillant est né
en 1647 à Burcy, régent du collège du Bois
à Caen, il est mort en 1698. Charles Julien Lioult de Chênedollé est
né à Vire le 4 novembre 1769, d'un père membre de
la cour des comptes de Normandie.
Après des études au collège des Cordeliers
à Vire, puis chez les Oratoriens à Juilly, il
émigra en décembre 1791 en Belgique puis en Hollande pour
rejoindre l'armée des Princes. Etienne
Broglin, Maître de Conférences à
l'Université de Paris-Sorbonne Paris IV nous a fourni les
précieux renseignements suivants sur ses études à
Juilly : "Charles
Julien Lioult de Chênedollé, né à
Vire le 4 novembre 1769 (et non en octobre comme on le dit à
Juilly), fils de Charles, Ecuyer, Seigneur, Patron, Conseiller à
la Chambre des Comptes, Aides et Finances de Normandie, et de Noble
Dame Suzanne Charlotte Julienne Des Landes, Dame de
Chênedollé, est entré en l'Académie Royale
de Juilly le 10 novembre 1781 en classe de 6ème. En 1786 il est
classe d'humanités (classe de seconde) où il s'est
distingué. Il est d'ailleurs déjà membre de
l'Académie. En 1788, il est académicien honoraire, est en
classe de philosophie et soutient des thèses en avril et
août. Il quitte le collège le 25 août 1788, ses
humanités achevées. Il avait 40 sols par mois de menus
plaisirs au début,
portés à 60 le 1er mai 1786. Il a pris les leçons
du Maître Ecrivain du 21 décembre 1781 au 4 juin 1787, et
celles du Maître de Danse à partir du 20 avril 1786. Il
n'a guère souffert de maladie; je n'ai relevé que des
glandes au col, et des engelures, mal fort répandu en ces temps
de chauffage fort peu efficace. Dès le 22 mai 1782 il avait le
droit de boire du vin (facturé en supplément). Les livres qu'il a achetés en
fournitures : 1781-1782 : Paroissien,
Catéchisme Historique Latin;
Catéchisme. Rudiment ; Historiae Selectae e Veteris ;
Phèdre ; Appendix de Diis ; Nouveau testament Français ;
Dictionnaire français. 1782-1783 : Cornelius Nepos ; Methode
de Juilly ; Ancien Testament. 1783-1784 : Gradus ad Parnassupm ;
Selectae e Profanis ; Virgile ;
Méthode de Port-Royal : Eléments de poésie latine
; Atlas III ; Mappemonde ; Instruction pour la jeunesse ; Instruction
pour la communion ; Ovide ; Nouveau testament latin. Dictionnaire
français. 1784-1785 : Quinte-Curce ;
Térence ; Pro LIgario de
Cicéron ; La Fontaine ; Eléments d'Hisotire Naturelle 1785-1786 : Virgile ; Horace;
Salluste ; Rousseau (Jean-Baptiste
naturellement) ; Précis de l'Histoire de France ; Histoire
romaine ; Métamorphoses d'Ovide ; Bezout (manuel de
mathématiques) I et II. Catéchisme de Noailles. Pro
Archia de Cicéron ; Instruction de la Jeunesse ; Instruction
pour la communion. 1786-1787 : Boileau (Dictionnaire
latin) ; Tacite ; Géographie ;
Rhétorique ; Pro Milone de Cicéron 1787-1788 : Algèbre de Bezout.
(Les cours de philosophie
étaient dictés et les élèves ont rarement
des manuels imprimés). Il a eu, en 1782, la
récompense d'un voyage à
Chantilly (chez les Condé) où les Oratoriens
emmenaient souvent leurs élèves non partis chez eux aux
vacances. Et il a fait un voyage de vacances en 1786. En 1782 il avait pu
bénéficier de l'aide d'un
répétiteur. Les parents ont payé par
très grosses sommes : 691
Livres, 600, 600, 1056, 1200, et laissent une dette de 1561 dont je ne
connais pas le destin."
Grâce à Mme de Stael, il obtint sa
radiation de la liste des émigrés et rentra à
Paris en 1799. Sur ordre de Fouché, ministre
de l'intérieur, il ne pût rentrer à Vire que le 5
août 1802. Lié avec Rivarol puis Chateaubriand
et avec sa soeur, il publia en 1807 le génie de l'homme. En
1820 les Etudes Poétiques.
Marié avec Aimée de Banville le 4 juin
1810, professeur de littérature à Rouen le 25 juin 1810,
inspecteur d'académie à Caen, et inspecteur
général de l'Université en 1830, il demissionnait
en 1832 et mourut au Coisel le 2 décembre1833. Son épouse
décédait le 24 novembre 1860. Enterré dans le
cimetière de Burcy. Victimes de Guerre 1914-1918 :
Leveillé, Lepeltier,
Blanchard, L. Blanchard, Barbat, Huard, Esnault, Fortin, Desmortreux,
Angot, Juhel, Anger, Buot, Gournay, Aubine, Chatel, Auvray, Aumont,
Jeanne, Leloutre, Besnier, Lugan, Poret, Barbot, Chapel, Marienne,
Aubeuf, Lenormand, R. Chatel, Haye, Paul, Poupion, Alphonse, James,
Dubourgeais, Charles Michel d'Annoville.