ESTRY

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En ANGLAIS

190 feux en 1789 (950 habitants) - 39 électeurs - représentants : Michel Léonard et Georges Jacques Leconte avocat au parlement de Paris.

Situation 1865
Superficie : 1075 ha 48 a 67 ca
Population : 830 habitants Impôts : 6.777,17 Frcs
Maire : Martin
Curé : Duchemin
Instituteur : Lambert
Institutrice : Louvel

1901 : 634 habitants
1906 : 651 habitants


Notables et Commerçants
1870 1895 1914


1075 Ha - 322 Habitants - 30 au Km2 (1990) - 336 en 1999

Situation 2001 :
Electeurs : 229
Maire : Enguehard
Conseillers : Bessin, Duvieu, Legrix, Lhullier, Renouf, Roger, Langlois, Quesnée, Heuzé, Fauvel.
Secrétaire : Lebuhan
Mairie : Ma 14/16 - Me 14/16 - Ve 17/19 - Tél. 02 31 68 61 11
E-mail Mairie d' ESTRY : Estry

Estry s'est écrit Etreium en 1277, Notre Dame d'Estrye en 1336, Estrie en 1476, Estré en 1576.
Ce nom semble rappeler le souvenir d'un personnage gallo-romain qui aurait bâti une villa à proximité du camp romain qui existait dans les bruyères de Lassy, début de la future paroisse.
Vers 1170, la paroisse appartenait à Philippine de Clinchamps, fille de Hugues de Clinchamps, elle appartenait à une très ancienne famille féodale. Elle épousa Raoul de Namars et Robert Patry, et mourut sans enfants, laissant une partie de ses biens à l'abbaye du Plessis Grimoult.
En 1249 Raoul et Philippe de Clinchamps étaient seigneurs d'Estry, il ne semble pas que les Clinchamps aient habité Estry.
En 1463 le fief d'Estry appartenait à Jean Patry, en 1518 il appartenait à Jehan Patry et en 1583 Marie Patry vendit à Pierre de Perthou seigneur de Burcy .
Celui-ci devait le vendre la même année à Jean Thoury qui possédait la sergenterie de Vassy et un fief à Montchamp.
En 1581 le seigneur était Charles Thoury, fils de Jean , en 1612 ce fut Claude Thoury, en 1640 Pierre fils de Claude. Cette famille débutait la construction d'un manoir, qui devait être agrandi et maintenu en état jusqu'à nos jours.
En 1691 Robert Coustandin de Fréval devint seigneur d'Estry par héritage. Il épousa Jeanne Marie Françoise de Sainte Marie d'Outrelaize et eut une fille Marie Jeanne Françoise qui se maria en 1770 à Félix Jean de Saint Germain qui était officier au régiment du Béarn. Ce fut le dernier seigneur d'Estry, il participait à l'assemblée de la noblesse à Caen en 1789.

Une autre famille résidait à Estry, les DU CHASTEL, sieurs de la Varinière, des Bonfais, du Busq, de la Moulière :
Armes : d'argent à trois molettes et un chevron endenté de sable.
I.- Henry, anobli en 1474, avocat du Roy, qui épousait M. FOULLON dont il eut :
Renaud, Jehan, Robert
Renaud eut un fils Michel qui habitait Montchamp en 1598, un autre fils Nicolas, maintenu par Roissy (1598), demeure à Estry (1598)
Le descendant de ce dernier, Charles, écuyer, sieur de la Varinière (1640), maintenu par Chamillart (1666), demeure à Estry (1631), il épousait le 3 août 1631 à La Lande-Vaumont (14) Marie DESMONTS.

Dans l'église, sous le patronage de Notre-Dame, une charpente qui doit dater du 16éme siècle, sous la tour, côté nord une chapelle dédiée à Saint Léonard avec une statue de St Ortaire au pied duquel se trouve un petit chanoine à genoux. Une autre chapelle au sud est dédiée à St Georges ou St Maurice. A la suite de la donation de Philipine du Rosel fin du 12éme siècle, les dîmes étaient perçues par le prieuré du Plessis. En 1700, le curé était Martin Guillaume qui était nommé par les religieux. La population comptait 750 habitants. Eglise Estry - 2001 - photo numérique Roynel-Leroy
Photos Anciennes

Une pierre tombale dans la nef en souvenir de Richard Lepetit décédé en 1664. (description de 1850)
En 1450 Estry appartenait à la sergenterie du Tourneur et devait 35 jours de guet au château de Vire.
If datant du 3éme siécle. Cet if creux d'un diamètre de 3,10 mètres pouvait contenir 15 personnes. If 1700 ans - 2001 - photo numérique Roynel-Leroy
Le 20 novembre 1754, Jacques Olivier né à Estry cuisinier de Louis XV disposait d'une très grosse somme devant les notaires de Paris afin de créer deux écoles gratuites à Estry. Ce qui fut accepté par les habitants le 14 juillet 1755. Marie Lemonnier fut nommée institutrice de l'école des filles le 23 octobre de la même année. Elle était remplacée, n'étant pas assez religieuse le 20 octobre 1770 par Catherine Buccaille originaire de la Manche.
L'école des garçons étant confiée à Antoine Larcher, curé qui fut remplacé le 24 avril 1776 par Pierre Lefrançois également curé d'Estry.
Ces écoles et la cantine gratuite pour les enfants de pauvres devaient disparaitre en 1790 avec le capital et les intérêts du donateur.

En 1792 une dénonciation devait diviser la commune pendant quelques mois l'affaire OBLIN.
Un autre prêtre né à Estry eût moins de chance. Robert de Lamarre, curé de la paroisse St Roch à Paris, avait prêté le serment, puis se rétractait, arrêté comme contre-révolutionnaire, il fut condamné à mort et guillotiné le 20 juin 1794 place du Trône à Paris.


Grâce aux efforts d'une municipalité très active, les commerces suivants existent :
- 1 Boulanger - 1 Epicier - 1 Garage - 1 Brocanteur
Une salle de réunions bien agencée avec cuisines.


Victimes 1914-1918 : Monument - 2001 - photo numérique Roynel-Leroy Le monument aux morts de la commune
- J. Augustin - E. Eugène - A. Decaen - A. Duchemin - E. Dumont - A. Durand - F. Durand - F. Gueret - E. Hardy - A. Lecarpentier - G. Lechevallier - A. Lecornu - J. Ledoux - E. Legrix - A. Lepont - A. Letellier - H. Letellier - A. Louise - A. Marguerin - E. Marin - R. Marie - H. Marie - A. Octave - A. Olivier - L. Patry - F. Quesnée - A. Rohée - A. Soisnard - E. Vincent.
Militaires 1939/1945 :
- H. Duval - C. Lepetit.
Civils 1944 :
- A. Chapdelaine - E. Chapdelaine - L. Chapdelaine - N. Delaunay - G. Durand - M. Durand - G. Hébert - B. Robert - Y. Rouzès - A. Hardy - A. Marie - M. Moussel - J. Prunier - T. Richer - R. Turmel.


Le manoir de la Variniére où le cidre devait être très alcoolisé, fut longtemps hanté par un lutin, qui était capricieux et assez malfaisant. Au moment des moissons, par temps orageux, il était courant qu'il stoppe les voitures chargées de gerbes à faible distance de la ferme, il ne restait plus qu'à porter les gerbes à l'abri. Il poussait parfois la méchanceté à remettre les gerbes sur la charrette pour qu'elles mouillent. Si il était de bonne humeur il pouvait rendre de grands services, il ouvrait et fermait les barriéres, déchargeait les gerbes et les tassait en en éclair. Invisible la plupart du temps, il habitait la chambre à grains, faisant un vacarme infernal de jour comme de nuit, faisant mille farces aux serviteurs de la ferme. Quand il se rendait visible, il ressemblait à un petit chien noir, vif et frétillant.


E-mail : michel@roynel.com

Page personnelle sans rapports avec les services municipaux


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