MONTCHAMP
En ANGLAIS

188 feux en 1789 (940 habitants) - Montchamp le Grand - représentants : Jacques Guillaume James, notaire, Jean Touroude
1620 Ha - 523 Habitants - 32 au Km2 (1990) - 521 en 1999


Situation 1865
Superficie : 1620 ha 19 a 16 ca
Population : 937 habitants
Impôts : 7.558,14 Frcs
Maire : Oblin
Curé : Danguy
Instituteur : Nicolle
Institutrice : Jean-Louis



Notables et Commerçants 1870 1895 1914


Situation 2001 :
Electeurs : 363
Maire : G. Faucon
Conseillers : Oblin, Fasbien, Hodemond, Jamet, Lebidois, Lepainteur, Autret, Trouverie, Marie, Lepainteur, Leconte, Chenel, Berthout.
Secrétaire : Fossard
Mairie : Ma 9h30/11 - Je 16h30/18 - Sa 9h30/11 - Tél. 02 31 68 60 07
E-mail Mairie de MONTCHAMP : Montchamp
Bulletin Municipal
Mairie de MONTCHAMP (photo bulletin municipal)
le Conseil Municipal 2001 (photo bulletin municipal)
Maison typique

Commune dont le nom semble provenir de son sol humide, s'appelait Mouscans en 1120, Muscampis en 1157, Moschamps en 1202.
Avant 1789, Montchamp qui comprenait Saint Charles de Percy s'étendait sur 2281 hectares et appartenait à la sergenterie du Tourneur, maitrise et élection de Vire. Le 1er mars 1790, elle était rattachée au canton de Bény-Bocage et par la suite au canton de Vassy à compter du 6 brumaire An X. En 1704, elle comptait 1200 habitants, 20 nobles et 7 religieux, qui étaient répartis sur plus de 50 villages.
Le nom de Montchamp apparaît en 1066, Roger de Montchampe vassal de la famille des Tilly accompagnait Guillaume le Conquérant et reçu de grands domaines dans les comtés de Lincoln et d'York. Son petit fils Thomas mêlé à la conspiration des fils d'Henry II contre leur pére en 1192 eut ses biens confisqués. Rentré en grâces sous Jean sans terre il épousa Maud de Vescy fille de lord d'Aldwich, descendant d'Yves de Vassy. Son petit fils Robert était le plus grand baron du nord de l'Angleterre, mort en ne laissant que des filles dont descendent les lords de Villoughby.
Au 12éme siècle, Montchamp appartenait à trois seigneurs : de Presles, de Mayenne et de Tilly, les bois appartenaient au Roi.
En 1450 la paroisse faisait partie de la sergenterie du Tourneur et devait 60 jours de guet au château de Vire.
Comme dans beaucoup de communes de Normandie, il existait une maladrerie à Montchamp, où étaient isolés les malades atteints de la lèpre, maladie ramenée d'Orient par les Croisés. Elle se trouvait au croisement de la route de Beaulieu à Presles et du chemin du Pont du Mesnil à la Chapelle au Cornu (appelé en 1742 route de Villedieu à Aunay).
En 1599 cette maladrerie, n'ayant plus qu'un seul malade qui déclara avoir reçu "la lèpre en héritage", fut fermée, et ses biens dispersés.
La séparation du territoire de Montchamp suivit de peu la division en deux paroisses. A la demande de Charles de Percy, et malgré l'hostilité de certains habitants, le 9 avril 1782, le conseil d'état du roi ordonna la division de Montchamp.
D'après la description de A. de Caumont de 1850 , dans l'église dédiée à Saint Martin il est noté quelques toiles de 1739 et 1767, des fonts baptismaux en marbre gris veiné. Dans le clocher, une cloche portant l'inscription "L'an 1776 j'ai été bénite par Jean Duval curé de ce lieu et nommée par messire Charles François Mary de Percy seul seigneur et patron honoraire de Montchamp et Dame Anne Françoise Thérèse Grassin son épouse seigneur et dame de Suilly Magny, Presles, Forgues... Jean Baptiste de Roquais curé de Montchamp. Refondue aux dépens de la commune. Les dîmes étaient perçues par le prieuré du Désert représentant l'abbaye de Troarn à la suite d'un don fait par Raoul de Presles, Gautier de Mayenne, Eude de Tilly et Hubert de Montchamp. Cette église a une légende : son emplacement était prévu sur la droite de la riviére la Ribée. Les fondations étaient creusées, et les murs commençaient à monter, malheureusement ce qui était bâti dans la journée était détruit la nuit, en dépit de la surveillance de gardes. Un matin un maçon de rage lança son marteau sur la pierre prête à poser, mais l'outil resta suspendu en l'air, traversant le ruisseau d'un trait pour tomber à l'endroit actuel de l'église. On vit là la volonté divine et l'édifice fut élevé à cet endroit.
Photo numérique Roynel-Leroy 2001 En travaux suite à la tempête de 1999
Photo numérique Roynel-Leroy 2001 Calvaire daté 1850 en granit

Photos Anciennes

En 1700, les deux curés étaient Joseph Passais et Michel Boyvin qui ne touchaient que 300 livres de revenu chacun payés par le prieur du Désert qui recevait toutes les dîmes des 1200 habitants, 7 religieux et 20 nobles.

Pendant la révolution, le 1er novembre 1792, les officiers municipaux furent les seuls du canton à refuser que les objets d'or et d'argent de leur église soient confisqués au profit de l'état. Malgré leur refus du 6 février 1793, 2 cloches sur 3 furent enlevées.
Le 6 juin 1794, l'inventaire de l'église fermée signalait 2 calices, 2 patènes, 1 ciboire et une custode pesant l'ensemble : 11 marcs, 3 onces. Les croix et chandeliers en cuivre pesaient 76 livres. Les ornements étaient nombreux, en soie, avec galons d'argent. Il ne restait rien en 1802 à la réouverture de l'église.
Pierre Thouroude qui avait acheté l'église, le presbytère et le cimetière fut remboursé après l'attribution de ces biens au logement de l'instituteur le 20 novembre 1796.
En 1803, il y eut quelques problèmes entre les habitants de Montchamp et l'évêque de Bayeux au sujet du curé nommé par l'évéché. Mgr Brault se vit obligé de prendre une décision radicale, le 3 août 1803 il prenait l'ordonnance suivante :
Nous, évêque de Bayeux, considérant que les habitants de Montchamp le Grand se seraient portés à des excès coupables contre le prêtre que nous avons chargé d'aller parmi eux exercer les fonctions du saint ministère en qualité de desservant. Considérant que le moyen le plus propre de remédier à ces sortes de troubles est d'en faire cesser la cause ou le prétexte. Avons arrêter de solliciter le préfet de ce département l'ordre de faire fermer l'église de cette commune.... nous avons transféré l'office paroissial de Montchamp le Grand à Montchamp le Petit... Il fallu l'intervention du ministre pour rétablir le calme.
Il existe une grotte dédiée à Notre Dame, copie de la grotte de Lourdes, construite en 1904 à l'initiative de l'abbé Hamon et inaugurée en 1908, avec un pélerinage local le 15 août.Photo numérique Roynel-Leroy 2001

Généalogiste et historien des principales familles nobles de Normandie, sauf la sienne, Gilles André de la Roque serait né à Montchamp en 1598, mort à Paris et enterré dans le cloître des Cordeliers en 1686. Il se consacra principalement à l'histoire de la famille d'Harcourt.
Maires de 1792 à 2001 (années d'entrées en fonctions - bulletin municipal 12/2001)
T. Leroquais 1792 - J. B. Cornu 1801 - M. Bosquet 1808 - T. Mérille 1816 - N. Diavet 1818 - J. L. Tourgis 1830 - C. Diavet 1832 - J. L. Tourgis 1852 - N. Oblin 1852 - J. Buot 1865 - J. Dupont 1878 - A. Ruelle 1884 - G. Léonard 1886 - A. Léonard 1894 - E. Surville 1922 - H. Morel 1930 - J. Surville 1947 - L. James 1957 - R. Morel 1971 - G. Faucon 2001



Associations :
Club du 3ème Age Présidente : Mme DUPRE
Anciens combattants Président : M. LEBIDOIS
Sté de Chasse Président : M. CHANU
Comité des Fêtes Président : M. ANDRIN

La commune compte quelques commerces et divers vendeurs de produits agricoles qualifiés écolos et bios. Pour les amateurs de roses un jardin qui peut se visiter moyennant quelques euros, détails et horaires : http://www.lejardindejumaju.com

Comme dans beaucoup de paroisses les habitants avaient quelques visions :
Le village des bouillères avait la particularité dans ses bergeries et étables de compter le soir un animal de plus que le nombre exact, le lendemain dans les champs le compte était exact. Voulant donner un festin le propriétaire saisit sa meilleure brebis le soir. Dès porté le coup mortel la brebis se transforma en homme blessé qui perdait son sang en abondance...
Au village de la Fosse, toutes les nuits vers la même heure on voyait un animal qui pouvait être un grand loup, un grand chien à poils longs ou un ours qui venait harceler toujours le même chien de garde, ce qui faisait hurler tous les chiens du voisinage. Pour s'en défaire, il fallut faire bénir une balle, blessé il poussa un immense cri et disparut définitivement...
A la Fainière, c'était un lutin que l'on appelait Danié, il était ordinairement joyeux, ressemblant à la fois au chat et à l'écureuil, et se rencontrait dans les champs assis sur une gerbe pendant la moisson. Il n'était pas malfaisant, il suffisait de lui dire "range'té danié qué j'passe" pour qu'il obéisse. Il ne fallait pas le malmener sinon il vous rouait de coups, si vous aviez un attelage il l'arrêtait net et il fallait attendre en le suppliant qu'il vous laisse repartir...

Monument à la mémoire des victimes des nazis et de leurs collaborateurs français inauguré le 7 juin 1953 par le Gal de Gaulle.A la mémoire des victimes des nazis et de leurs collaborateurs Français - Photo numérique Roynel-Leroy 2001Photo numérique Roynel-Leroy 2001
MM. Bizé, Morel, Lepetit, Le Foll, Lair, Lefaivre, Lair, Lamoureux, Monsion, Vincent habitants de Montchamp arrêtés en mai 1944 à l'instigation de collaborateurs français furent fusillés à Caen le 6 juin 1944, leurs corps n'ont jamais été retrouvés


 La liste des victimes civiles et militaires de la commune sera prochainement fournie par la mairie

E-mail : michel@roynel.com


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