RULLY



En ANGLAIS

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S'écrivait Reuilly au 13éme siècle. Appartenait au sous-bailliage de Tinchebray et notariat de Pierres avant 1789
En 1789 les représentants étaient : J. Vallée, curé - G. Pigault, notaire et M. Lefèvre, laboureur.
Plan d'assemblage du cadastre de 1825


Situation 1865
Superficie : 957 ha 13 a 56 ca
Population : 737 habitants
Impôts : 5.021 Frcs
Maire : Lelouvel
Curé : Lechonnaux
Instituteur : François
Institutrice : Fournerie

Notables et Commerçants 1870 1895 1914

997 Ha - 212 Habitants - 31 au Km2 (1990) - 203 en 1999
Situation 2001 :
Electeurs : 145
Maire : Quillard
Conseillers : Boudonnet, Durand, Feillet, Guérin, Leteinturier, Ollivier, Chevalier, Borel, Durand, Gilbert.
Secrétaire : Esnault
Mairie : Je 15h30/17h30 - Tél. 02 31 67 81 67
E-mail Mairie de RULLY : Rully

Le premier seigneur connu était Guillaume de Bray qui prit part à la conquête d'Angleterre en 1066.
En 1356, Guillaume IV de Bray était seigneur de Rully, sa fille épousa Thomas de Rouvencestre, seigneur de Pierres, son fils Jean qui prit une part active à la lutte contre les Anglais, fut l'un des chevaliers qui défendirent le Mont Saint Michel.
Sa fille Chardine épousa vers 1420 Guillaume de la Bigne. En 1463 le seigneur était Bertrand de la Bigne. Puis Robert de la Bigne, mort sans enfants, la terre de Rully revint à sa soeur Péronne de la Bigne mariée à Jehan III le Doulcet. Leur fils Robert laissa un fils Jacques, chevalier de l'ordre du roi.
En 1661 le seigneur était Rolland le Doulcet, capitaine major d'un régiment de cavalerie, sa fille épousa Pierre de Collardin dont le fils Jean Baptiste était patron de Rully en 1735.
En 1785 François Aimable de la Roque, maréchal des armées du roi, était le dernier seigneur de Rully.
L'église primitive était construite tout près du château, une haie séparait celui-ci du cimetière, dédiée à Saint Martin elle fut incendiée par les Huguenots en 1570, et réparée provisoirement, le cimetière n'avait plus de clôture, les chevaux et autres bestiaux y passaient. les pourceaux des riverains y circulaient librement. Il fallut attendre 1625 pour que le procureur du roi ordonne les travaux nécessaires. Dans la revue Nos clochers de 1914, il est noté que depuis 1856 il y avait trois cloches nommées Clémentine, Elisa et Prudence, et dans la nef plusieurs toiles, copies anciennes de Raphael et Rubens. Le patronage appartenait aux seigneurs de St Christophe de Rully et les dîmes perçues par le curé. En 1304 Nicolas de Bray seigneur de Moncy était curé de Rully, un autre Nicolas de Bray l'était en 1364. De 1495 à 1523 Marguarin de la Bigne fut le curé, docteur en théologie, professeur et recteur de l'université de Caen en 1504, il était en même temps curé de Tallevendes, chanoine à la cathédrale de Bayeux. Il faisait desservir la cure de Rully par un vicaire. Son successeur fut Guillaume de Saint Manvieu. En 1700, François Loysel était le curé et touchait 1200 livres de revenu pour 700 habitants, il succédait à Jullien Collardin, docteur en Sorbonne. Les terres appartenaient au président de Boisollivier (Pierre Collardin).
Rully - Eglise
Le 4 novembre 1795, Jacques Vallée, curé de Rully ayant refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé, fut surpris par les révolutionnaires et fusillé à l'endroit ou se trouve la sacristie. Son vicaire originaire de Bernières le Patry parvint à s'enfuir. Une inscription sur le linteau de la porte rappelle sa triste fin, et l'acte de décès suivant :.
Aujourd'hui quatorzième jour du mois de brumère l'an quatrième de la république française une et indivisible, à trois heures d'après-midy, par devant nous Jean Angué membre général de ruilly département du Calvados district de Vire, élu le 9 décembre mil sept cent quatre vingt douze, vieux stille, pour rédiger les actes destinés à constater les naissances mariages et décès des citoyens ont comparu en la maison commune de ruilly, le citoyen gilles anne, âgé de 65 ans, menuisier, natif de la commune de Prêlle, domicilié en cette commune au village de Bully, section de Bully, lequel assisté du citoyen charles leperdrieux âgé de 48 ans, tisserand, natif et domicilié en cette commune, et du citoyen jean baptiste anne âgé de 27 ans, tourneur, tous les deux domiciliés au village de bully, amis du décédé, le nômé jacques vallée cy devant curé de ruilly, qui a été assasiné la nuit du douze au treize du présent mois de brumère dans le cimetière de ruilly, ayncy que les témoins cy dessus et autres nous onts déclaré qu'il avet reçu deux coups de fusil dans la poiterine, qui luy avait pâsé au travers du corps et un coup de sabre ou balle qui luy avet coupé le bras droit à moitié. D'après cette déclaration je me suis transporté dans le cimetière de ce lieu où je me suis assuré du décès du dit jacques vallée ci devant curé de ruilly, après avoir reçu une lettre de prémisson du citoyen jean baptiste Dumont juge de paix du canton de Vassy en date du quatorze brumère quatrième annèe républicaine, je rédigé le présent acte en vertu des pouvoirs qui me sont délégués par la loy que gilles anne, charles leperdrieux, jean baptiste anne témoins et plusieurs autres ont signé avec moy. Fait à ruilly, les jours, mois et an que dessus. Il a été omis que le décédé cy-dessus était âgé de 68 ans. - J. Angué officier publique -
Style et orthographe d'origine de l'acte de décès

Tombeau de Boivin
                de la Martinière - Photo numérique
                ROYNEL-LEROY Guillaume Boivin de la Martinière ou de la Sonnardière dont le tombeau se trouve dans le cimetière, est né à Vire le 10 janvier 1745 de Philippe Boyvin et Jeanne Asselin, mort à Rully le 7 juillet 1820 au manoir de la Sonnardière qu'il avait hérité de son pére. Il fut chef de l'artillerie à l'armée du nord dans la guerre d'indépendance en Amérique sous les ordres du Comte de Rochambeau, colonel d'artillerie pendant la Révolution, il fut promu général de brigade le 12 ventôse An 12. Il était maire de Rully, baron de la Martinière, maréchal de camp des armées du roi en retraite, chevalier de l'ordre royal et militaire de St Louis, commandeur de la Légion d'Honneur à son décès. (déclaration effectuée par Pierre Anger, George Mauduit fermier et domestique du défunt.)  ruines de la
              Sonnardière
Le manoir de la Sonnardière avec la ferme attenante achetée pendant la Révolution grâce à ses amitiés avec les républicains locaux, devenait quelques decennies plus tard la propriété d'industriels possédant une usine textile rue du Pont-Cel à Condé sur Noireau fermée en 1944, puis revendu à l'agriculteur originaire du Nord exploitant les terres. Le manoir, faute d'entretien est tombé en ruines.

Un manoir déjà bien abimé en 1999 faute d'entretien... document de l'Association Normande et des Assises de Caumont
"Il fut chef de l'artillerie à l'armée du nord dans la guerre d'indépendance en Amérique sous les ordres du Comte de Rochambeau, colonel d'artillerie pendant la Révolution, il fut promu général de brigade le 12 ventôse An 12. Il était maire de Rully, baron de la Martinière, maréchal de camp des armées du roi en retraite, chevalier de l'ordre royal et militaire de St Louis, commandeur de la Légion d'Honneur à son décès. (déclaration effectuée par Pierre Anger, George Mauduit fermier et domestique du défunt.)
Le manoir de la Sonnardière où vécut, après avoir pris sa retraite, le général-comte Boyvin de la Martinière, après que la vue du triste état de ce qui fut une belle maison de granit (rez-de-chaussée surélevé, escalier extérieur à double révolution, grandes ouvertures) eût vivement impressionné, chacun mesurant les conséquences irrémédiables de l'abandon, et de l'indifférence."
"Le 10 janvier 1745 était baptisé, à Vire, Guillaume Boyvin.Il était le fils de Philippe Boyvin, né en 1710, et de Jeanne Asselin, fille d'un bourgeois de Vire, qui s'étaient mariés dans cette ville en 1743. Son père était militaire, officier de cavalerie et se qualifiait sieur de la Martinière, du nom d'une terre exploitée, située à Saint-Christophe-de-Chaulieu, que sa famille possédait déjà en 1691. L'Armorial du Premier Empire indique que la famille Boyvin avait été anoblie en 1574 et maintenue dans sa noblesse en 1669 ; famille dont de nombreux membres faisaient partie de la bourgeoisie de Vire où ils résidaient. Leurs armoiries étaient,"d'azur à trois croisettes d'or".
Quand Guillaume Boyvin, sieur de la Martinière, atteignit l'âge nécessaire pour entrer dans la carrière des armes, il y fut vivement incité par son père et fut alors inscrit à l'école d'artillerie de Bapaume. Devenu capitaine d'artillerie, il suivit le comte de Rochambeau en Amérique et participa - comme le célèbre La Fayette - à la guerre des Insurgés contre les Anglais. Il semble avoir été témoin de l'acte d'indépendance des Etats Unis, le 4 juillet 1776, et la tradition veut qu'il conservât la plume dont George Washington s'était servi pour y apposer sa signature. Il obtint fa croix de chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis.
Rentré en France, il s'installa chez son père, à Rully, où celui-ci avait. acquis, en 1768, le beau domaine de la Sonnardière qui possédait un château, dont il devint à son tour propriétaire, le 10 janvier 1789, à la mort de Philippe Boyvin. Quelques mois plus tard, la Révolution éclatait. Epris des idées nouvelles à l'exemple du Nouveau Monde, il participa à celle-ci dans le camp des révolutionnaires contre les royalistes.
Militaire à l'armée du Nord, il fut fait chef de bataillon en 1792. En tant que lieutenant-colonel d'artillerie, il resta après le siège d'Anvers pour y rassembler les traînards et le matériel abandonné. En 1795, il fut nommé colonel-directeur de l'artillerie de Douai.
Sous le Consulat, il passa du commandement de l'école d'artillerie de Besançon à celui de l'école d'artillerie et du génie de Metz. Nommé générai de brigade en 1805, il fut appelé à la Grande Armée l'année suivante pour y commander l'artillerie des réserves de cavalerie du prince Murat.
Il contribua à rejeter et à prendre, dans Lübeck, le corps prussien du générai Blücher. Après ce brillant fait d'armes, l'empereur Napoléon lui donna le commandement en chef de l'artillerie du 10e corps en vue du siège de Dantzig. La part importante qu'il prit à toutes les opérations qui amenèrent la reddition de cette place lui fit le plus grand honneur.
Il y commandait les troupes de son arme lorsqu'il fut nommé directeur général des parcs d'artillerie de la Grande Armée, fonction qu'il assuma jusqu'après la bataille d'Essling.
Admis à la retraite en 1809, il se retira à Rully avec le grade de générai de brigade d'artillerie, officier de la Légion d'Honneur. Par lettres patentes du 20 août 1809, il fut créé baron de l'Empire avec pour armoiries, "d'azur à une fasce d'or, accompagnée de trois croisettes de même, au franc quartier des barons militaires".
Il occupa sa retraite à embellir sa propriété de la Sonnardière, petit château à un étage, datant du début du XVIIIe siècle, et à surveiller l'entretien de ses fermes. Il s'était marié en 1797, alors qu'il avait 52 ans, avec une jeune femme originaire du Nord - Marie-Victoire-Agnès Goval qui ne lui avait pas donné de descendance.
En 1813, le général Boyvin de la Martinière fut élu maire de sa commune et le resta jusqu'à sa mort le 7 juillet 1820 (en tant que maire, il avait encore signé un acte d'état civil le 23 juin) il avait alors 75 ans...l'Abbé Lioult, curé de Rully, l'inhuma le lendemain même de son décès; la Garde nationale de Vire, représentée à ses obsèques, tira plusieurs salves près de son cercueil dans le cimetière.
Le général-baron repose dans le cimetière de Rully sous un monument en pierre de Caen en forme d'obélisque au socle quadrangulaire portant sur chacune de ses faces les titres et décorations de l'illustre défunt.
Le Musée de Vire possédait un portrait du général, peint sur toile, et sa tabatière ornée d'une miniature le représentant mais, malheureusement, la dernière guerre a détruit en partie ses collections et avec elles les traits de Guillaume Boyvin de la Martinière." - Etude de la Société des Antiquaires de Normandie

Unique en Basse-Normandie, le monument aux morts de la guerre 1914/1918, est remplacé, initiative du curé de Rully, par une chapelle appelée Notre Dame de Consolation à la mémoire des douze soldats de la commune morts pour la France.
Rully - Monument aux Morts
Tout sur cette chapelle

Le 15 avril 1895 eut lieu l'inauguration entre le bourg de Moncy et le village de Vaucornet du chemin de croix, appelé les calvaires de Moncy. Cette oeuvre due à l'abbé Duval, curé de Moncy, comportait 14 croix de chêne et une statue de Notre Dame de la Pitié entourée de 2 emblèmes représentant les bons et les mauvais larrons. Victimes d'insectes, ces croix devaient disparaître les unes après les autres, sans être remplacées, leur créateur étant décédé en 1900. Ce chemin de croix se trouvait à proximité de l'ancienne voie romaine reliant Aunay sur Odon à Tinchebray. Ci-dessous ce qui subsiste de l'oeuvre de l'abbé Duval. ce qui
                reste de l'oeuvre de l'abbé Duval ! - 2001 -
                photo numérique Roynel-Leroy
Au village de Mercou, du nom du saint ayant évangélisé les lieux, existait une fontaine avec un chêne gigantesque et une aubépine, une statue de la Vierge se trouvait dans une niche du tronc. Cette statue faisait l'objet d'une pélerinage tous les printemps. La fontaine n'existe plus et les arbres ont depuis longtemps été détruits.

Ruisseaux : (Etat de 1855)
- le ruisseau de La Getrière, passe sur Vassy où il se jette dans le Tortillon. Cours 1.300 m.
- le ruisseau Bidault qui la sépare avec Bernières où il se jette dans la Diane. Cours 1.500 m.

E-mail : michel@roynel.com



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14410-8.htm  Sourdeval Vassy