200 feux en 1789 (1.000 habitants)
représentants : Jean Baptiste Poupion, huissier, Christophe
Jean Baptiste Patard.
Situation
1865
Superficie : 1285 ha 44 a 96 ca
Population : 1060 habitants
Impôts : 6.945,09 Frcs
Maire : Houel
Curé : Surbled
Instituteur : Leconte
Institutrice : Manvieu
Percepteur : Sicot Notables et Commerçants 187018951914 1285
Ha - 635 Habitants - 49 au Km2 (1990) - 614 en 1999SITUATION
2001 : Electeurs 484:
Maire : Leverrier Le conseil
élu en 2001 -
Document Bulletin Municipal 12 Septembre 2001 Conseillers : Cailly, Cholet, Favrel, Hurault, Lepetit, Pelchat,
Martin, Poupion, Lepetit, Aumont, Cousin, Poret, Louvet, Vengeon.
Secrétaire : Julienne
Mairie : Lu 15/18h30 - Je 10/12 -
Tél. 02 31 68 53 73
E-mail : Mairie de VIESSOIX :
Viessoix
Veteres en 1356,
Viessouix en
1675, Vieusoy
au 17éme. siècle.
En 1450 Viessoix qui s'écrivait Viexoiz
faisait partie de la sergenterie du
Tourneur et était "imposé" de 19 jours de guet au
château de Vire.
En 1256, la paroisse appartenait à Lucette de Coulonces
qui l'apportait en
mariage à Roger de Hottot. En 1359 elle
appartenait à Jean Paynel seigneur de Marcey
qui dut la vendre pour payer une amende du Parlement de Paris.
L'acquéreur était Pierre de Villaines,
maître des Requêtes au Palais Royal, qui
revendait à François de Laval.
Le 24 novembre 1523, Bertrand
du Parc, seigneur de Bernières, achetait la seigneurie.
En 1543 Adrien du Parc vendait le fief à un de
la Bigne se réservant le droit de le racheter dans un
délai de
40 ans, ce qui fut fait par le tuteur de René du Parc, petit
fils d'Adrien. Celui-ci, mort sans enfants, les seigneuries de
Bernières et Viessoix revinrent à Jean de la
Roque.
L'église sous le patronage de
Saint André et Saint Sébastien est ancienne avec ses murs
en
arêtes de poissons et ses petites fenêtres du mur nord de
la
nef. Une fenêtre porte la date de 1776. Il existe une statue en
bois polychromé du 18éme siècle. Le curé
était nommé par le
seigneur de Vaudry et percevait les dîmes. En
1700, Jean Baptiste Loysel en était le curé, son
revenu était de 1200 livres, il avait 1200 paroissiens et 4
religieux. De nouvelles cloches furent installées en 1912, au
nombre de 3, elles pèsent 807, 548 et 407 Kgs. Elles ont
été fondues par la société
Crouzet-Hildebraud de Louviers, Eure. If dans le
cimetière. Partie ancienne de
l'église.
Viessoix fut l'une des communes du canton de Vassy ayant
fourni le plus grand nombre d'hommes à l'armée royale
pendant
la révolution. L'état du 7 septembre 1799, de la division
de
Saint Jean des Bois signale 80 hommes de Viessoix.
Le 11 août 1830, partant pour l'exil, le roi Charles X
accompagné par 700 gardes du corps
venant de Condé sur Noireau, s'arrêtait et recevait des
lys
blancs de Lioult de Chenedollé et de sa famille. Ce dernier lui
disant :"Sire, en Vendée nous vous suivrons".
En 1869, Napoléon III donna un ciboire à l'église,
et l'année suivante l'impératrice
Eugénie, un calice cuivre et or.
Les curés
En 1613 eut lieu l'enterrement de
Yves de Clouet sieur du Havre, curé de
Viessoix, probablement très riche dont le convoi fut suivi par
40 prêtres et 3000 personnes dans 5 processions des paroisses
voisines, parmi lesquels 2500 pauvres qui reçurent un sol et 12
un habit neuf.
En 1648 était enterré Henri
de la Roque sieur de la Rochelle à Bernières,
doyen de
Vire. En 1671 Isaac Colin, aumonier du roi.
Samson Passart qui avait été curé à
Montchamp et établi la confrérie du
Rosaire, décédait en 1683. Jean Baptiste Loysel, originaire de Coutances, fit
construire à ses frais le clocher
de l'église et mourut en 1730.
Succédait à ces curés, Jean
François de la Lande des Miniéres, né en
1698 à Ouilly le Basset près de Pont d'Ouilly.
Présenté en 1730 par Jérémie
Vassel des Parts en sa qualité de tuteur des enfants de
Guillaume du Rosel, de son vivant seigneur de
Viessoix. La prise de possession eut lieu le 19 octobre 1730 en
présence de Jean Baptiste de Millières,
curé de Vassy, doyen de Vire. Viessoix est une des communes du canton qui possédait le plus
grand nombre de calvaires
:
- le plus récent, le calvaire, sur la route de Vire
à Vassy, était en 1820 un bel arbre sur lequel
attaché un Christ en bois oeuvre de Banvillet sculpteur
renommé dans la contrée. Il était la
propriété de Germain Lenormand qui avait
acheté le terrain et l'arbre.En 1868, l'arbre étant
tombé, il fut remplacé par les soins des héritiers
Lenormand et le Christ par un autre en fonte.
- le cimetière abattu en 1793 par les
révolutionnaires locaux, il fut remplacé le 16 novembre
1806. A proximité d'un vieil if, il comporte 5 marches, une
verge cylindrique et une sculpture sur le croisillon.
- - Patard à quelques centaines de mètres du
bourg, édifié en 1761, il comporte une petite niche pour
statuette et a été construit par Guillaume Patard,
marchand.
- la croix du Chêne dans le village du même nom,
sur le croisillon une couronne en relief, sur la verge un coeur
surmonté de trois flammes. Construit à la demande de Charles
Jean-Baptiste Lambert, procureur huissier en 1736.
- la croix au lièvre, le plus ancien des calvaires, il
aurait été bâti en 1618 un peu à
l'écart du chemin qui conduit à l'emplacement de la gare
entre les villages de la Mouricière et de la Boelle.
Suivant la tradition il aurait été construit après
un accident de chasse, un chasseur (Lelièvre ?) aurait
tué sa fiancée.
Michel LETELLIER, né à Viessoix le 16
décembre 1643, jésuite et confesseur de Louis XIV,
après le père de La Chaise en 1709. Sombre,
persévérant et fanatique, il abusa de l'empire qu'il
exerçait sur son pénitent et sur les affaires pour
persécuter sans pitié quiconque n'adhérait pas
pleinement aux doctrines de la Constitution Unigenitus, qu'on
peut regarder comme son ouvrage. C'était un crime d'Etat de ne
point partager ses opinions sur ces matières. Jamais on ne
fît un plus scandaleux abus des lettres de cachet. Les prisons
regorgeaient de dissidents qui demandaient, en vain des juges. On
portait la lâcheté jusqu'à remettre au confesseur
des copies de leurs interrogatoires. Tout pliait sous sa domination.
Mme de Maintenon elle-même, n'osa soutenir contre lui le cardinal
de Noailles, qu'il avait la prétention de faire déposer
dans un concile national. Ses obsessions et ses conseils violents
remplirent d'amertume les derniers jours du roi. Ce même Louis
XIV, qui avait autrefois bravé le pape dans sa capitale,
s'humiliait devant un prêtre bas-normand agissant au nom de Rome.
La mort de ce prince mit un terme aux persécutions. On sait
comment elle fut accueillie par le peuple, qui confondait dans ses
ressentiments le monarque et le confesseur. Un des premiers actes du
régent fut d'exiler Letellier à Amiens, et ensuite
à La Flèche, où il mourut le 2 septembre 1719.
Ecole
Par l'assemblée paroissiale de Viessoix : Décision de
construire une maison qui servira à tenir les écoles.
Elle sera située sur la place publique et le cimetière
vis à vis la croix. Cette maison aura : 18 pieds de largeur
(5,83 m), 21 pieds de long (6,80 m), 11 pieds de haut (3,56 m)de
cotière, 2 portes et 1 fenêtre du côté de la
place et 1 porte côté cimetière. Elle sera
constituée d'une salle et d'une cave. Le maître
d'école jouira de 10 perches (422 m2) dans le cimetière
pour son jardin. Jean Antoine Pillastre, prêtre, propriétaire
demeurant Viessoix donne 50 livres pour accélérer les
travaux. Il donne aussi 300 livres à constituer en rente, pour
les gages du maître d'école qui instruira les pauvres
gratuitement et fera le catéchisme à ses écoliers
une fois par semaine.
Fait le 19 janvier 1738 devant le notaire de Vassy.
Extrait de la Monographie de M. Lebel instituteur à
Viessoix en 1886. Texte repris dans le bulletin municipal de Septembre
2001 Associations
:
Club des Joyeux Vétérans - Présidente R.
Chénel
Anciens Combattants - Président A. Marquer
Société de chasse - Président J. L. Jumilus
Parents d'élèves - Président E. Cholet
Sports et Loisirs - Président M. Chénel
Aide à Domicile - Présidente Y. Legris