La libération
Cérémonies
du 60ème anniversaire
Montchamp - Saint Charles de Percy






Burcy
Chênedollé Viessoix




Nos remerciements à Robert HESS, maire de Pierres, chargé de
la communication dans le canton de Vassy, pour son aide.
Commémorations
importantes avec la participation de toutes les communes dans les
cantons de :
AUNAY SUR ODON - LE BENY-BOCAGE
- CONDE SUR NOIREAU - VIRE - SOURDEVAL - TINCHEBRAY
1940-1944 Les
années sombres
Libération de Pierres
seul document réalisé par une municipalité
dans le canton
La
libération du canton de Vassy par les Britanniques

La
libération devait débuter le 1er
août 1944 par l'attaque du carrefour de la Ferronière sur
la commune de St Charles de Percy par des éléments de la 8th
Rifle brigade et du 3th Royal tank arrivant de
Bény-Bocage.
Panzer IV détruit par la 11e DB et Sherman dans le bourg de
Bény-Bocage Document
L. Lebreton


Le 2,
une premiére colonne composée
des chars du 23th hussars, du 3th royal tank et de
l'infanterie du 4th Sropshire s'avançait vers Le
Désert et Presles, rencontrant une vive résistance des
blindés et canons de la 9éme Panzer SS au
croisement de la route Vire-Aunay. Elle reçut l'ordre de se
retrancher dans le village du grand Bonfait. Une partie de la colonne
put continuer sur Presles pendant qu'un escadron était
envoyé vers Chênedollé.
La
seconde colonne comprenant les blindés Fife
and Forfar et les fantassins gallois du 3th
Monmouthshire partait en direction de Burcy qui fût
libéré en début de matinée, dans
l'après midi la colonne s'installait au village de Pavée
pour y passer la nuit.
Le 3 au
matin, Presles était
réoccupé par les Allemands de la 9éme panzer SS
avec des chars, les combats très violents entrainèrent de
lourdes pertes en hommes et matériels de part et d'autre. Le
village du grand Bonfait sur Montchamp tenu par le Royal Tank
et les Sropshire fut également l'objet
d'assauts des ennemis tenant Estry qui essayaient de rétablir
les voies de communications Aunay-Vire et Vassy-Vire.
Au soir
du 3, la route Vassy-Vire était
coupée par deux groupes établis à hauteur de Burcy
et Presles.
Dans la
nuit du 3 au 4, une unité de la 3éme
division d'infanterie reprit Presles. Dans l'après midi
du 4, une contre-attaque venant de Chênedollé fut
stoppée par l'artillerie de la 11éme division, tandis que
les combats continuaient au grand Bonfait. Le 5 août le bourg de
St Charles était libéré, la libération de
la commune entrainait la mort de 30 britanniques et de nombreux
blessés ainsi que la perte de 10 chars.
La
journée du 5 se passa en attaques de la
part des Allemands, le bourg de Chênedollé fut très
endommagé par l'artillerie. Dans la même journée,
Burcy était repris par des éléments de la
9éme SS, bien qu'ils aient perdu 12 chars. Les défenseurs
retranchés à
Pavée, le 3ème
bataillon des Montmouthshire et le 1er bataillon des Royal Norfolk furent à leur tour attaqués en
fin
d'après-midi par les SS qui avaient été
renseignés sur la position des Britanniques, après des
combats très violents
où l'artillerie et l'aviation intervinrent, l'assaut fut
repoussés avec des pertes considérables des deux
côtés dont 41 morts et 120 blessés pour les Royal
Norfolk.


Le 6,
désirant conserver leurs voies de
communications en vue de l'assaut sur Mortain, les allemands
reprenaient les attaques contre les unités britanniques avec une
nouvelle division blindée, la 10éme panzer SS
et des chars Tigre dont les ateliers de
réparations étaient dans le bois Dufy au Theil. La
bataille dura toute la journée, avec des moments critiques.


Le 7 la
10éme Panzer ayant subis des pertes
sévères ne put renouveler ses attaques bien qu'ayant
reçu l'ordre de prendre les hauteurs. Les quelques incursions
étant stoppées par l'aviation et l'artillerie. Les
unités de 11éme division blindée furent
relevées par des brigades de la 3éme d'infanterie
chargées de nettoyer les poches de résistance. Au grand
Bonfait, les unités très amoindries, furent
remplacées par la division blindée de la Garde.
A
partir du 8 août, la division blindée
de la Garde et la 15éme division Ecossaise
débutaient l'assaut contre Estry qui allait durer plusieurs
jours. Après 3 jours et 3 nuits de combats d'une violence
extrême, les Allemands dont certains étaient des mongols,
éléments de l'armée Vlassov, étaient
toujours retranchés dans Estry appuyés par quelques chars
Tigre, en dépit des bombardements aériens, des
lance-flammes, et de tirs d'artillerie permanents.
Emplacement du chemin qui conduisait du
cimetière à la Fontaine, ce fut la ligne de
défense des grenadiers de la Hohenstaufen commandés par
le SS Zolhofer, appuyés par des MG42, des mortiers de 81 et
armes antichars (panzerfaust et panzershreck) - documents L. Lebreton
Chemin de la Lamerie ou un
combat entre des fantassins de la 15 DI et des SS qui occupaient les
maisons faisait 4 morts et 2 véhicules détruits dont l'un
entre les blocs de granit. - documents L. Lebreton
retrouvés
à Estry : 2 fusils britanniques et douilles de
75 anglais et allemand - document L. Lebreton
Churchill 6th
guard tanks détruit derrière la mairie - Churchill
détruit au "hameau" documents Leteinturier
L. Lebreton
Panzer 4
HOHENSTAUFEN (9 SS panzer division) détruit par un Piat de la
15e DI à la
Chénotée documents L. Lebreton
Ils ne devaient
commencer à évacuer le bourg complétement
détruit, après l'avoir miné, que l'ordre de repli
général donné pour éviter l'encerclement
des divisions allemandes.
Ce petit monument
rappelle le courage des soldats
britanniques.
Du 10
au 13, les Gardes durent se battre contre les
troupes d'élite de la 3éme division parachutiste
entre Burcy et Viessoix, leur avance coûteuse en hommes et
matériel fut très lente, quelques kilomètres.
La
15éme division ecossaise
épuisée, était remplacée le 14 août
par la 11éme division blindée.
Soldat de la 11e DB document
L. Lebreton
A l'aube la 159éme
brigade soutenue par des chars quittait Estry pour s'emparer
de Le Theil, le bourg en partie détruit par l'artillerie fut
pris sans opposition notable, mais dès la sortie, les fantassins
furent pris sous un feu nourri et une route minée qui les
stoppa. Un groupe de chars envoyé vers le vieux Theil et Pierres
eut beaucoup de difficultés à se sortir des chemins de
terre étroits et tortueux. Un deuxième groupe
envoyé en direction de Vassy perdit un char. Il fallu tout
l'après-midi pour venir à bout d'une résistance
acharnée. Vassy qui devait être libéré le
jour même, ne le fut que le lendemain.
Sur la
route Danvou-Vassy, la 29éme
brigade progressait avec beaucoup de difficultés, les Hussars
furent ralentis par des obstacles de toutes sortes, mines, arbres
abattus, blindés en embuscade. Ils perdirent plusieurs chars, 7
entre le carrefour de Courtou et Canteloup, et la nuit tomba alors
qu'ils étaient bloqués au village de Canteloup sur la
commune de La Rocque où un canon anti-char caché par un
bâtiment agricole causa des pertes sévères, que
l'auteur a vu, avant d'être détruit.
Le 15
au matin, les Shropshires
qui partant d'Estry, avaient pris position à la limite du Theil
et Vassy, et dont l'état-major se trouvait au village de La
Durandière où il avait remplacé
l'état-major allemand envoyèrent des patrouilles qui
indiquèrent que la route était minée et que le
pont sur le Tortillon avait sauté. Deux groupes furent
envoyés dans le bourg de Vassy que les Allemands avaient
évacué, pour occuper le carrefour de la route de Flers,
renforcés par des blindés de l'Inns of Court,
dès qu'un bulldozer eut pratiqué un passage dans les
ruines de la mairie dynamitée par les Allemands.
la prise de
Vassy par les Britanniques Cromwell des Northents Yeomanry et
infanterie KSLI
Src IMW Documents
L. Lebreton

Pelerinage de Marian DAMEN fille d'un combattant Britannique gravement
blessé dans le canton. [English] [Français]
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Nouveau Document de Cecil Newton sur la
libération du Mont-Pinson en Anglais et en Français

Monument de Pavée
Le cimetière britannique de Saint Charles
de Percy
Marche de
certaines unités
2e Bataillon de la Garde Irlandaise
Le prochain objectif était Vassy. le 2e Gardes Gallois
conduiraient jusqu'à Catheolles avant d'avancer
sur Vassy. Le 2e irlandais et le Coldstream groupe se porteraient par
Catheolles et
St Charles de Percy, Estry puis Vassy.
La 21st Panzer Division venait droit sur eux de la direction contraire.
Ils se rencontraient juste au sud de Catheolles.
Les irlandais, avec le Coldstreams montés sur les tanks,
étaient capables d'atteindre St Charles de Percy et tournait
alors vers
Montchamp. En ce moment, les éclaireurs informaient les
irlandais de deux canons de 88 dans Maisoncelles. Pour les
éviter ils passaient à travers le pays vers Estry. Dans
l'obscurité,
les deux unités atteignaient La Marvindiere tandis que le reste
du
Bataillon arrivait seulement aussi loin que Sieurmoux. Pendant la nuit,
la
colonne arrière était incapable de situer la colonne des
Gardes Irlandais.
Sur le matin du 3 août, la colonne arrière était
capable de rattraper le reste du
Bataillon et ils recevaient l'ordre de continuer sur Estry. A mi-chemin
ils perdaient leur premier tank face à la 9th SS Panzer
Division. Pour le reste du jour le Bataillon jouait à cache
cache avec les panzers allemands.
Au matin du 4, les Allemands placés sur le flanc du Bataillon
essayaient d'arrêter le 3e Bataillon des Gardes Irlandais. Dans
l'après-midi, les Allemands avaient reculés. A la fin du
jour, le Bataillon avait perdu 4 tanks. Seulement 1 tank Allemand
était détruit.
Le 5, les Allemands se retiraient de Estry et Le Bosq. Le 6 Estry
était ré-occupé par les Allemands.
A cette date, le 2e Bataillon avait perdu 17 officiers et 123 hommes.
Le 9, il était annoncé que la division de la Garde
changeait de position avec le 11th Division blindée.
Le lieutenant Colonel Kim Finlay était remplacé par le
major Giles Vandeleur.
Dans l'après-midi, le Bataillon était
déplacé à La Barbiere la moitié du
Bataillon prenait la position tandis que les 2e et 3e escadrons
étaient envoyés soutenir une attaque.
11 Août la division de la Garde attaquait. 2 Escadrons
soutenaient le 1er Gardes Gallois. Pendant le combat féroce, six
des huit tanks étaient perdus. Ils avaient deux Panthers
à montrer pour les pertes. Ils revenaient à La Barbiere
et n'étaient remplacés par aucun Escadron.
12 Août trouvait le Bataillon ainsi : 2 Escadrons étaient
à Sourdeval soutenant la Cavalerie, 1 Escadron était avec
le 1er nord Gallois
au Bas Perrier, et 3 Escadrons était avec le 5th Coldstream au
point 242.
La poche de Falaise se fermait et les Allemands reculaient. La division
maintenant avait un répit.
1er Midlesex
compagnie A
Il était près 0330 heures le 30 juillet quand la
compagnie arrivée au sommet de la colline 309 et prenant des
positions défensives couvrant 270 degrés. Les deux flancs
de la position étaient exposés, et le 31 juillet les
mortiers et
fusils de l'ennemi ouvraient un feu nourri, l'ennemi attaquait de
l'arrière avec des tirs de mortier précis sur tout
mouvement sur la colline.
Les victimes dans la compagnie étaient de deux tués et
quatre blessés, mais dans la soirée elle obtenait
un certain avantage par une vue directe sur l'infanterie ennemie qui
essayait échapper aux tanks au Bois du Homme. L'encerclement
était une réussite et des pertes très lourdes
étaient infligées à l'ennemi, la majorité
étant tués. La compagnie restait dans les mêmes
positions jusqu'à 4 Août, puis se déplaçait
jusqu'à Marieux, et
plus tard à St. Pierre Tarentaine.
le 5 août, les pelotons avançaient avec leurs
bataillons d'infanterie pour soutenir l'attaque de la brigade contre le
Bois des
Monts, Lassy, et La Rocque, mais les attaques échouérent
le 6 contre la résistance presque fanatique de l'ennemi.
Les trois pelotons étaient dans l'action presque continuellement
le jour et étaient sujet à une concentration lourde
des mortiers ennemis. Le peloton du lieutenant Jupps venait d'obtenir
le soutien du 9th Cameronians quand un tir de mortier
tombait sur l'unité tuant Ellison et blessant plusieurs autres.
Le peloton était rapidement réorganisé et
continuait
à lutter pendant ce jour sanglant avec une section. Dans la nuit
la seule
retraite de sa campagne était exécutée. Une
compagnie devait couvrir la
retraite de l'infanterie et se retirer rapidement dans les transports.
Malencontreusement, comme le dernier peloton commençait à
se déplacer dans un chemin étroit, un des transports
perdait une chenille et bloquait l'itinéraire. la tâche
agaçante de réparation était entreprise. A chaque
coup avec un marteau il semblait certain que l'ennemi devait
réaliser ce qu'était l'incident, mais tout se passait
bien et le peloton du Lieutenant Rodney Lloyd se retirait quarante cinq
minutes après le reste de sa brigade. La seule victime fut le
Sergent Allen, qui était dans la jeep au check-point.
La retraite de 46th Brigade d'infanterie était le 7 Août
au nord du Cornu. Une attaque par l'ennemi, venant de la direction de
Lassy, était repoussée le 8 avec des lourdes pertes de
l'ennemi.

Char Tigre II détruit au Plessis-Grimoult - document L. Lebreton
compagnie B
La compagnie, avançant avec 227ème Brigade, passant par
Caumont le
premier jour et prenait position près de cinq miles
au-delà de la
ville. Nombre de contre-attaques développées sur le flanc
gauche extrême de la
Division furent cassées par la compagnie. L'avance dans ce
secteur fut ralentie deux ou trois jours pour permettre à la
43rd Division sur la
gauche de venir à sa hauteur. L'avance continuait le 4
Août malgré la résistance, et le 6 atteignait le
croisement des routes de Vassy.
Ici Lieutenant Atkin, commandant le peloton No. 6, était
appelé pour une
conférence avec l'officier Commandant du 2nd Argyll et
Sutherland Highlanders. Approchant du rendez vous le groupe de
reconnaissance était mitraillé par un poste allemand.
Le sergent Bennet rampait le long d'un fossé et réduisait
le poste avec des grenades, mais sur son retour il trouvait que Atkin
avait été
tué. Le sergent Waite du 8j Peloton le remplaçait. Le
lendemain un allemand arrêtait et essayait de servir la section
avec
un
bidon de thé. Il était promptement capturé et le
thé, qui ne plaisait pas
beaucoup au goût des Londoner's, était
présenté au Scots. Le 7 et 8e Pelotons
avançaient encore le 8 Août soutenir une attaque de la
44th Brigade
sur Estry, qui était censée être tenue
légèrement. Cette estimation
était fausse et la capture de ce petit bourg fit des victimes,
dans la brigade et dans les pelotons. Les pertes dans les deux pelotons
pendant cette attaque étaient Robinson tué et Le caporal
Voysey, soldats Shawyer, Roseau, Nevitt, et Edgcombe
blessés, tandis que deux transports étaient mis hors
d'état. Le lendemain les pelotons avançaient encore vers
Vassy. Après une nuit et un jour déplaisants avec le
bombardement intensif, la bataille se déplaçait et la
compagnie avait un peu de repos bien mérité.
compagnie C
Avançant avec la 44th brigade en soutien du 8th Royal Scots et
le 6th Ecossais, elle commençait son avance le 2 Août au
sud de Caumont. le 4 Août Major Phillips devait être
évacué, son poste dans la compagnie étant pris par
Le capitaine Euren. Le 9e Peloton avancé avec le 6th Royal Scots
Fusilliers à Montchamp, où une opposition
considérable était rencontrée formée d'un
tank et de plusieurs
Spandau. Il prenait un certain temps à la réduire, mais
le soir du 4 l'objectif était atteint et consolidé.
Le 5, le Peloton 11 prenait une bonne position, lui donnant un angle de
tir.
Le 9e Peloton avançant à La Fieffe avec le 8th Royal
Scots, trouvait aussi une position excellente sur l'arête. Les
deux
pelotons y restaient deux jours, mais il y avait près de
cinquante ennemi. Avançant encore le 8, les pelotons
étaient appelés soutenir l'attaque sur
Estry. Brièvement dans l'après midi ils ouvraient le feu
sur Le Theil. Il y avait une très petite opposition, une bombe
occasionnelle de mortier tombant près des positions de la
compagnie
mais ne faisant aucun dommages et ne causant pas de victimes.
compagnie D
Après la concentration d'artillerie avant l'ouverture de
l'attaque du 30 Juillet, la compagnie D, moins le Peloton 12, avance
à Le Fourquet. L'avance était faite sans
incident à l'exception de la perte d'un transport sur une mine.
Dans la
journée une voiture blindée ennemie était
capturée après avoir été renversée
par le sergent Barwood avec un PIAT.
Ultérieurement, sept tanks ennemis étaient aperçus
et repoussés par le feu des mortier des pelotons 12 et 15.
Tôt dans le
matin de 1er Août l'ennemi mettait en place de l'artillerie
lourde tirant sur les positions de mortier de la compagnie D. Il y eut
peu de dommages et très peu des victimes.
Les Pelotons 12 et 15 exécutaient un encerclement sur le Bois du
Homme, où l'ennemi lançait souvent des contre-attaques,
soutenues par des tanks. Le C.S.M. Marshall
fit un grand travail pendant cette action en gardant tous les pelotons
approvisionné avec des munitions dans des conditions hasardeuses
et dures.
Le combat avait été dur, mais
rien ne pourrait plus déplacer la compagnie de ses positions. Le
lendemain,
après la retraite de l'ennemi, le Capitaine Livemore
contrôlant les positions ennemies, constatait les dommages
considérables causé par les mortiers lourds, et beaucoup
de morts Allemand. Il n'y avait plus que des action sporadiques la
compagnie était
appelée à soutenir l'attaque sur Estry. C'était le
8 Août, un autre jour
de féroces et incessants combats. Le Peloton 12 était
envoyé soutenir
le 2nd Gordon Highlanders et 10th Highland Infanterie
Légère, qui étaient
étroitement groupés près du carrefour à
Estry et étaient sous un feu
très violent. Le peloton tirait continuellement,
détruisant les
positions de l'ennemi avec des bombes de mortier. Le Peloton 13 le
rejoignait et les deux continuaient
le soutien de l'infanterie. La compagnie, moins le Peloton 14
resté près de Estry
pour une semaine, avec la 46th Brigade, repoussait les nombreuses
petites contre-attaques de l'ennemi et
permettant à la Brigade (227th) de consolider ses gains.
Graduellement la
résistance Allemande faiblissait et se retirait vers l'est.
La
libération du canton de
Vassy était terminée le 15 août 1944 au prix de
lourdes pertes en hommes
et en matériel des libérateurs britanniques.
Des stèles ou monuments
à Burcy, Estry, Montchamp, Saint Charles de Percy et Viessoix
rappellent l'héroisme de ces hommes
qui sont morts pour que nous puissions nous exprimer librement.

La
stèle de Bernières le Patry rappelle la mort de
l'équipage d'un bombardier américain abattu par la DCA
allemande.

Les
bombardements aériens à haute altitude américains
des voies de
communications et des
carrefours devaient également causer des pertes parmi la
population, du fait de leur imprécision contrairement à
la Royal Air Force. Le 8 juillet à St Charles de Percy, des
Thunderbolt US attaquaient une colonne de réfugiés qui
avaient eu le malheur de croiser des renforts allemands se dirigeant
vers le front, les bombes et balles de mitrailleuses causaient la mort
de 27 personnes et des dizaines de blessés. Ces victimes sont
bien oubliées, aucun monument ou stèle dans la commune ne
rappelle leur sacrifice seule demeure dans la mémoire municipale
la destruction des vitraux de l'église...

Le 26 juillet,
un bombardement du carrefour de la Chesnotée aux limites d'Estry
et de Lassy faisait 5 morts, un couple et ses deux enfants dont un
bébé et une jeune fille de Caen que ses parents avaient
envoyés à la campagne pour sa sécurité.
D'autres furent
tués à Pierres par des torpilles à ailettes
larguées par un avion allemand poursuivi par la chasse anglaise
et qui fut abattu dans un champ aux limites de Le Theil et La Rocque,
le pilote fut blessé par les soldats au sol qui pensaient avoir
affaire à un pilote allié. Les débris de l'avion
se trouvent toujours dans ce champ.

A Estry les
combats devaient faire 16 morts, 1 femme retrouvée morte au
Theil, 1 homme tué à Presles, 4 personnes à
Chênedollé, 1 aviateur britannique mort le 7 juin,
enterré dans le cimetière de Chênedollé,
etc..

A La Rocque,
Louis Bouillon 55 ans qui désirait tuer au moins un allemand
avant leur départ, fut torturé et assassiné le 6
août par les SS.
A
ces pertes civiles s'ajoutent les membres de la résistance
fusillés à Caen et ceux décédés dans
les camps nazis dont :
Poupion Henri, Antonin, né le 15 décembre
1922 à Viessoix (Calvados), décédé le 21
janvier 1945 à Dora (Allemagne). voir les années sombres
Des centaines de
bestiaux avaient été tués pendant la bataille,
d'autres volés. La plupart des maisons étaient
endommagées, certaines pillées par des inconnus pendant
l'absence de leurs occupants évacués sur ordre de
l'armée allemande..
En dehors des
manifestations indiquées en début de page, le
soixantième anniversaire de la libération n'a fait
l'objet d'aucune commémoration en hommage aux victimes civiles
ou militaires dans la plupart des communes du
canton de Vassy
... contre l'oubli
Merci aux élèves et aux
professeurs, particulièrement Mme Palaric et Mme Lefebvre, qui
ont contribué à la réalisation de ce recueil.
«
Nous ne voulons plus revoir ça ! »
Pour
qu'un tel espoir devienne réalité, il nous faut toujours
éveiller la conscience des jeunes à la
responsabilité et leur apprendre ce qu'ils doivent aux
générations passées.
Voilà
pourquoi, sollicités par la Communauté
de Communes de Sourdeval, nous avons répondu
favorablement à l'action de l'association
«
Les Fleurs de la Mémoire
».
It
s'agit d'impliquer chaque jeune en l'invitant à fleurir dans le
cimetière de St. James, la tombe d'un soldat américain
mort pour notre Liberté !
La
symbolique de ce geste simple mais personnel est sans doute une bonne
manière d'intérioriser avec force le désir de la
Paix.
D. Bouvet
Une
initiative d'enseignants de Sourdeval soucieux du devoir de
mémoire

Index
E-mail webmaster :
michel@roynel.com