STATISTIQUES MONUMENTALES DU CALVADOS
1857 M. de CAUMONT (Copie Intégrale)

Canton de Vassy

Bernières le Patry, , Burcy , Chênedollé , Estry , La Roque , Le Désert , Le Theil , Montchamp , Pierres , Presles , Rully , St Charles de Percy , Viessoix , Vassy
Hors Canton : Le Plessis-Grimoult , Truttemer le Grand , Truttemer le Petit , La Lande-Vaumont , Lassy , Montchauvet , Saint Jean le Blanc , St Vigor des Mézerets


Vassy
Eglise Vassy

Vassy, Vasseium
L'église de Vassy est de plusieurs époques. La tour et le choeur (sauf la dernière travée et le chevet récemment ajoutés) sont les parties les plus intéressantes et les mieux caractérisées. Elles paraissent du XIII° siècle. La tour se trouve entre choeur et nef. La pyramide est en bois couverte d'ardoises. La nef doit offrir quelques parties du XIII° siècle, mais il est difficile de les bien distinguer depuis les travaux considérables qui ont été faits. On a effectivement, depuis peu, allongé l'église du côté de l'ouest, en imitant le style de la partie qui existait, le tout a été peint. On a aussi établi des voûtes en plâtre. Ces travaux, qui ont donné à l'église une ampleur nouvelle, sont dus à M. Maupas, curé-doyen du canton et ancien professeur de théologie au séminaire diocésain de Bayeux, ainsi que le prouve l'inscription suivante appliquée dans cette nef du côté de l'évangile.
A M. Maupas curé de Vassy qui a fait prolonger cette église, MDCCXLVII. La commune reconnaissante.
On voit plusieurs tombeaux dans le choeur, près du sanctuaire; ils portent les inscriptions suivantes :
Ci-gît le corps de P. Gobard curé de Vassy mort le 30 8bre 1809 à 72 ans.
Ci-gît le corps de J. F. Richomme curé de Vassy mort subitement le 25 mai 1815 à 54 ans.
Ci-gist le corps de damoiselle Susan Davy épouse de Jacques du Rosel escuyer de Cagny qui décéda le 15 ? 1654.
Ci-gist le corps de la elle Catherine Le Triballier qui décéda le ? de janvier 16??
Viennent ensuite une douzaine d'autres tombes effacées, dont plusieurs sont de la même époque (XVII° siècle).
Au milieu de la nef, terminant cette rangée, est la tombe suivante très bien conservée.
Ci-gist le corps de maistre Robert Hardy prestre 1699.
Les bas-côtés avec leurs fenêtres subtrilobées , s'élevant au-dessus du toit où elles se terminent par des espèces de frontons, annoncent la fin du XV° siècle. Ces fenêtres reproduisent à l'extérieur une disposition que nous avons déjà vue dans quelques églises, notamment dans celle de Hermanville. (Tome 1 de la statistique page 397)
L'église de Vassy est sous l'invocation de saint Martin, de Notre-Dame et de Saint André. La cure se divisait, au siècle dernier, en trois portions à la nomination des seigneurs. Les trois curés percevaient les dîmes chacun sur son lot, à l'exception de quelques portions qui appartenaient aux abbayes d'Aulnay, de Belle-Etoile, de Lonlay et à la commanderie de Corval, dont il va être question.
Commanderie de Corval - L'hôpital de Corval, annexé dans les derniers temps à la commanderie de Beaugy, se trouve sur le territoire de Vassy : le fief de cet établissement s'étendait dans les paroisses de Rully, Bernières, Chênedollé et Beaumesnils; il avait été donné, en 1192, par Richard Coeur-de-Lion, aux chevaliers de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem.
Le chapelain qui desservait la chapelle de Corval pour l'ordre de Malte, qui avait succédé aux Templiers, était dans l'usage de faire l'eau bénite et le pain béni à la messe tous les dimanches. Mgr de Nesmond, évêque de Bayeux, défendit, en 1665, au chapelain qu'à l'avenir il en fût ainsi; mais François de Gastines, commandeur de Beaugy et Corval, s'opposa à cette ordonnance de l'évêque par exploit du 29 août de la même année, déclarant au prélat que ce qui était fait ou ce qui serait fait par lui ne préjudicierait en rien aux droits, privilèges et dignités de lui commandeur et de son ordre. A cette époque, comme on le voit, la commanderie de Corval était réunie à celle de Beaugy. Le commandeur de Gastines fit, en 1681, une transaction avec Grimoult, curé de la première portion de Vassy, au sujet des dîmes qu'il avait droit de percevoir sur différents fiefs.
Il existait aux archives de la préfecture du Calvados un inventaire de la commanderie de Corval fait au siècle dernier.
Dans l'interrogatoire que subirent les Templiers à Caen en 1307, et dont les pièces se trouvent au Trésor des Chartes (N° 20 du 1er carton des Templiers) on voit figurer Etienne de Châteauneuf, commandeur de Corval; Richard Bellenguel et Guillaume Tane, templiers de la même maison.
Vassy était déjà, dans la seconde moitié du siècle dernier, indiqué comme renfermant 600 feux et plus de 3000 âmes; sa population actuelle est de 3243 d'après le dernier recensement; il y a un marché tous les mardis, et six foires par an.
Il y a eu à Vassy une juridiction de vicomté qui tenait ses audiences tous les mardis pour les deux sergenteries de Vassy et Saint Jean le Blanc, et pour cinq paroisses de la moyenne justice de Flers. Cette vicomté avait été démembrée de celle de Vire par l'édit de 1630; elle a été supprimée dans la suite avec la vicomté de Vire.
Il y avait aussi une haute justice à Vassy; vingt-trois communes en dépendaient.
La sergenterie ne comprenait que dix-neuf paroisses.
La maison de Vassy tirait son nom de l'ancienne baronnie de Vassy, qu'elle possédait originairement. Ses armes étaient d'argent à 3 tourteaux de sable. Les seigneurs de Vassy se sont distingués dans les armées des ducs de Normandie.
Hugues de Vassy figurait à la conquête de l'Angleterre en 1066. Rolland de Vassy suivit, en 1096, le duc Robert à la première croisade.
Philippe de Vassy est cité parmi les chevaliers bannerets sous Philippe-Auguste en 1210. Grégoire de Vassy fit une donation aux chapelains de Notre Dame de Bayeux par une charte de l'an 1271.
Dans la suite, la maison de Vassy se trouva divisée en plusieurs branches, dont une, en conservant la terre et les armes de Vassy, prit le surnom de Mahias et de Floric. Ainsi, dit l'abbé Béziers, Bertin Mahias donna le 6 avril 1372 son aveu de la terre de Vassy; il portait l'écu de Vassy sur son sceau, et il est qualifié de noble homme chevalier seigneur de Vassy, en 1386, dans un arrêt de l'échiquier. Enfin, par une information de 1540, continue le même auteur, Richard Floric, demeurant en la vicomté de Vire, justifia être descendu de Guillaume Mahias, frère puîné de Richard Mahias, seigneur et baron de Vassy.
Bernardin Marguerye, seigneur d'Etreham, Neuville sur Port, châtelain de Villiers sur Port, épousa par contrat du 23 novembre 1612 Esther, décédée en 1635, fille unique de Claude, baron de Vassy; de ce mariage sortirent plusieurs fils et plusieurs filles. L'aîné des fils, capucin sous le nom de P. Constantin de Vassy, était un homme de beaucoup d'esprit, connut à la cour; on voulut lui donner un évêché qu'il refusa.
Jacques Marguerye, seigneur et baron de Vassy, son frère, conseiller au parlement de Bretagne, nomma en 1689 à la cure de Vassy première portion; sa femme était Jeanne de Marboeuf, fille de Claude Marboeuf, président au même parlement.
Claude François Marguerye, marquis de Vassy, châtelain de Villiers et de Neuville sur Port, épousa par contrat du 5 juin 1692 Louis Le Prévost, dame de Reviers, fille aînée et héritière en partie de Louis, seigneur de Reviers de Doumarais, Coupesarte, les Authieux, et de Suzanne Castel de Saint-Pierre.
Henry Charles Antoine de Marguerye, marquis de Vassy, seigneur de Moncy, Reviers, Claire-Fougère, La Motte-Bigot, Le Theil (en partie), et des fiefs et seigneuries d'Hermanville et du Perthuis, chevalier de l'ordre militaire de Saint Louis, enseigne des gendarmes de Bretagne, ensuite maistre de camp de cavalerie, épousa en 1727 Louise de Montéclair, seigneur de Fontaine-Henry, Bény, Breville, Domville.
La fille aînée avait épousé, en 1754, M. de Carbonnel de Canisy. La terre et le château de Vassy appartiennent à Mme la duchesse de Vicence, née de Canisy, et à M. le comte de Caulaincourt, son fils, membre du conseil général du Calvados, officier de la Légion d'Honneur.
Le château est considérable, de magnifiques futaies de hêtres plantés sur des éminences voisines l'annonçaient de loin aux regards des voyageurs. Malheureusement une grande partie de ces beaux arbres a été abattue, ce qui a inspiré, il y a 30 ans, une belle pièce de vers au poète de Chênedollé. Il reste encore une partie de ces futaies; on les aperçoit de 4 à 5 lieues à la ronde.
Le fief de Cagny, sur le territoire de Vassy, mais à l'extrémité orientale de la commune, avait appartenu à la famille du Rozel, comme le prouve la pierre tombale notée plus haut, puis à une famille de Marguerye qui s'est éteinte dans l'arrondissement de Bayeux. La maison se voit à peu de distance de la grande route de Condé à Vire. M. le docteur Masson, membre de l'association normande, propriétaire actuel, y a fait faire quelques réparations, mais elle n'a pas perdu son cachet et parait remonter au XVI° siècle ou à la fin du XV°, elle se compose d'un corps de logis et d'une tourelle en saillie renfermant l'escalier, comme beaucoup d'autres châteaux de la même époque.
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La Roque

La Roque, Rocqua, Roca, Rocha
L'église de La Roque est moderne, sauf quelques restes de murs sans caractère; à l'ouest un porche du siècle dernier précède la porte d'entrée; il est surmonté d'une flèche en ardoise peu élégante.
Saint Etienne et sainte Anne sont les patrons de la paroisse. Le roi et l'évêque de Bayeux nommaient alternativement à la cure; le curé percevait les dîmes.
Au XVIII° siècle on comptait trente deux feux à La Roque. La population actuelle est de 300 habitants environ. Le territoire de la commune est arrosé par le ruisseau de Lecaude qui se réunit à celui de Tortillon.
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Le Theil

Eglise Le Theil
Le Theil, Tillia, Telleium.
La porte occidentale de l'église du Theil porte des moulures qui annoncent le XV° siècle.
Du côté du sud, on voit dans le mur latéral de la nef un reste de porte cintrée à moulures toriques. A l'extrémité du même mur on distingue une fenêtre en accolade portant des écussons mutilés. Le mur latéral du nord est percé d'une fenêtre carrée et d'une fenêtre plus ancienne lobée.
Le clocher moderne, terminé en batière, est en haut de la nef; au-dessous existe une chapelle dont l'arc en plein-cintre a paru ancien.
Le choeur et les transepts sont neufs ; on lit la date 1781 sur une porte qui donne accès dans le transept et qui a été replacée dans la maçonnerie.
L'église a été repavée ; une seule pierre tombale a été conservée et employée à former la marche qui sépare la nef du choeur.
Cette église est sous l'invocation de saint Martin. L'abbaye de Ste Barbe en Auge, puis le Jésuites à Caen, en avaient eu le patronage; mais avant la Révolution il appartenait à l'évêque de Bayeux et au seigneur laïc qui nommaient alternativement. Le premier, au droit des jésuites et de l'abbaye de Ste Barbe en Auge; le second, à cause du fief de La Bigne uni à celui du Theil. Le curé percevait les dîmes.
On voit un if dans le cimetière. La paroisse est arrosée par deux ruisseaux, Tillard et Rocquereuil qui se rejoignent pour former l'Alliére.
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Estry
Eglise Estry

Estry. Atrium, Estreium.
L'église d'Estry est sans intérêt architectonique, comme la plupart des églises de la contrée.
La tour est en batière. Dans la partie inférieure on voit une fenêtre tréflée.
Le choeur est sans ouverture au nord; au sud, on remarque une fenêtre tréflée et une grande ogive à deux retraits (style du XV° siècle). La porte du choeur , dite porte du prêtre, est en accolade.
Un petit contrefort est placé de chaque côté du choeur, à peu de distance du chevet.
A l'intérieur , on remarque une charpente mutilée qui doit remonter au XVI° siècle.
Sous la tour, côté du nord, se trouve une chapelle dédiée à saint Léonard; elle est en communication avec la nef, par une arche ogivale dont on a détruit l'arc intérieur, ainsi que les colonnettes qui le soutenaient. Dans cette chapelle est une statue de saint Ortaire, au pied de laquelle on voit un petit chanoine à genoux. Une autre chapelle, au sud, est moderne et dédiée à saint Georges ou à saint Maurice. M. Bouet a trouvé dans cette chapelle des statuettes déjà anciennes de saint Jean et de la Sainte Vierge.
Sur une des tombes placées en haut de la nef on lit : 1664 le jour de la nativité de notre Dame fut inhumé sous ce tombeau feu de bonne mémoire Richard Lepetit.
Dans le cimetière d'Estry, se trouve un if creux de 3m10 de diamètre intérieur, mesuré à 1 mètre au dessus du sol. on dit qu'il peut contenir quinze personnes.
L'église est sous l'invocation de Notre Dame. On y solennise aussi comme fête patronale, celle des Saintes Reliques du diocèse le 6 novembre. Les religieux du Plessis nommaient à la cure et percevaient les dîmes; le curé n'avait que la portion congrue.
On comptait à Estry 184 feux et 700 habitants au XVIII° siècle. Cette commune faisait partie de la sergenterie du Tourneur et de l'élection de Vire.
Il existait cinq fiefs à Estry : le premier, sur lequel l'église est bâtie, appartenait aux religieux du Plessis; le second et le troisième à Jean Robert Constantin de Fréval; le quatrième à Jean Baptiste Coquard, et le cinquième à Jacques du Chatel de la Variniére.
Au siècle dernier, les affaires relative à la taille et aux eaux et forêts ressortissaient de Vire, et les autres affaires de la haute justice de Vassy.
Jacques Olivier, bourgeois de Versailles, avait fait, au XVIII° siècle, une fondation pour l'érection de deux écoles publiques dans cette paroisse pour les garçons et les filles.
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Montchamps le Grand
Eglise Montchamp

Toute la nef de l'église a été rebâtie il y a dix ans. Deux rangs de colonnes en bois très rapprochées simulent deux ailes à l'extrémité de la nef. Au nord est un bon tableau de l'institution du Rosaire, au bas duquel est écrit :
Ex dono domini de Ste Marie de la Hudayrie 1767 F. De la Vente, Viroeus pinxit.
Le tableau du sud (le Sacré Coeur) porte la date de 1739, et au dessus, un écusson de sable hanché d'or; au dessous, la croix de saint Louis; ces armoiries sont d'une très bonne exécution.
Le maître autel a un grand rétable en assez mauvais état; il offre cette particularité assez rare qu'il a conservé ses peintures et dorures primitives qui, du reste, n'étaient pas fort remarquables. Le tableau est aussi d'un de la Vente, mais très médiocre.
Le choeur parait ancien. A l'est, un contrefort central est accompagné de deux lancettes plein cintre qui se reproduisent sur les murs des côtés, dans lesquels on voit quelques arêtes de poisson.
La tour est peu caractérisée et sa base forme transept ; l'arc au moyen duquel elle communique avec la nef, est porté par deux colonnes posées sur des bases octogones.
Voici l'inscription de la cloche :
 
L'an 1776 jay été bénite par Mtre Jean Duval curé de ce lieu et nommée par messire Charles François Mary de Percy seigneur et patron honoraire de Montchamps Le Hallay Esson Boncorbel La Loquière et les Moeux commandeur de l'ordre sacré et militaire de saint Etienne de Toscane et de l'ordre royal et militaire de saint Louis ancien capitaine au régiment de Chabrilland cavalerie et par dame Anne Françoise Thérèse Grassin son épouse seigneur et dame de Suilly Magny Presles Forgues et les granges en Nivernois et autres lieux Jean Baptiste Le Roquais curé de Montchamps refondue aux dépens de la paroisse Petit F. Fondeur
 
L'église est sous l'invocation de saint Martin. L'abbaye de Troarn nommait à la cure depuis le commencement du XIII° siècle; les dîmes étaient perçues par le prieur du Désert. Nous allons voir que le prieur du Désert dépendait de cette abbaye. La cure se divisait en deux portions avec deux églises; ces deux portions forment aujourd'hui deux paroisses distinctes.
Guillaume de Crennes, chevalier, seigneur de Montchamp fut élu capitaine et bailli d'Evreux, en 1400; il en fut privé en 1417 par Henri V, roi d'Angleterre, usurpateur de Normandie, pour être demeuré fidèle au roi de France; il laissa pour fille Marie de Crennes, dame de Montchamp, qui, suivant les contrats de 1429 et 1433, épousa Guillaume de Percy, chevalier, veuf en premières noces de Jeanne de la Haye, fille de Guillaume, chevalier, et de Jeanne de Grosparny, dame de Villebaudon, Beaucoudray, etc. Il était fils aîné de Robert de Percy, chevalier, seigneur de Percy, St-Vaast, Lonchamps, La Chapelle, Soulles, Draqueville, Cheffrewast, etc.
Guillaume de Percy, chevalier, seigneur de Montchamp, par cette alliance avec l'héritière de Crennes, fut père de Raould de Percy, chevalier, seigneur de Montchamp; il fit preuve d'ancienne noblesse en 1463. Il épousa Catherine Le Dépensier, fille de noble chevalier Hue Le Dépensier, bailli du Cotentin et capitaine de St Lo.
Pierre de Percy, seigneur de Montchamp, fut marié à Jacqueline d'Assy, fille de Christophe, par contrat de 1518. Il fit preuve de noblesse en 1540 et comparut à l'arrière-ban suivant le certificat de 1543.
Jean de Percy, seigneur de Montchamp, épousa par traité de 1557, Anne Patry, fille de Rolland, seigneur de Villedey, et obtint la charge des francs-fiefs en 1577.
Pierre de Percy, seigneur de Montchamp, épousa Judith Clevel de Ranpan, par traité passé à Vire le 5 octobre 1588; il fut déchargé de l'arrière-ban en 1597.
André de Percy, seigneur de Montchamp, fut marié à Marie Bérart, par contrat passé à Vire le 13 juin 1624.
Jean Baptiste de Percy, seigneur de Montchamp, était alors chef du nom.
Antoine Guillaume de Percy, seigneur de Montchamp, baron de Mont-Chauvet, chevalier de l'ordre de Toscane, épousa, le 3 mars 1719, Françoise Dupuy, fille de François, seigneur de Bosmarsat.
Un de Percy accompagna le duc Guillaume à la conquête de l'Angleterre en 1066; et un autre accompagna le duc Robert à la Terre Sainte en 1096.
Richard de Percy se distingua dans les armées de Philippe-Auguste, un autre Percy sous Philippe V, en 1322; un de Percy eut le commandement des troupes de France, sous Louis XI, en 1463; et un autre se distingua à la conquête du royaume de Naples par Charles VIII, en 1495.
Ce village de Bonfaits est sur le territoire de Montchamp, distant d'une demi-lieue de l'église. Richard de Boivin, seigneur des Bonfaits, y bâtit une chapelle dans sa maison, en 1655, par permission de Mgr Servien, évêque de Bayeux; et par contrat du 10 août de la même année, il la dota de quinze livres de rentes, à charge d'une messe tous les dimanches. Elle est sous le titre de cure de Bonfaits.
Montchamp est la patrie d'Antoine Rodolphe Lechevalier qui, par son rare savoir, a mérité l'éloge de l'historien de Thou; il était calviniste, et la journée de la St-Barthélémy, en 1572, le fit fuir à Guernesey où il est mort. Le Chevalier d'Aigneaux serait né à Agneaux, 50
On trouve un petit ouvrage imprimé à Vire en 1663, fait par Simon Passard, curé le première partie de Montchamp; sous ce titre : Instruction chrétienne, exercices spirituels en faveur des paroissiens et du peuple des missions.
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Saint Charles de Percy
Eglise St Charles

St Charles de Percy, autrefois Montchamp le petit, formait, comme nous l'avons dit, la deuxième partie de la cure de Montchamp.
L'érection de cette église en paroisse indépendante est peu ancienne. On rapporte que le seigneur , M. Charles de Percy, a construit l'église et donné son nom à la paroisse démembrée de Montchamp.
Cette église, en forme de croix, est moderne; le clocher date de 1778.
A l'intérieur, tout le choeur et les transepts sont revêtus d'une riche décoration en style rocaille.
Voici l'inscription de la cloche : J'ai été bénie par Me Jean Guillaume Turgis, curé de St Charles de Percy et nommé Marie Antoinette par M. Jacques Henry Achard de Vacognes écuyer et Dame Jacqueline Marie Françoise Antoinette de Lancesseur dame de cette paroisse veuve de M. Jean Charles Jacques de Moisson écuyer anno domini 1816 .....de Hambye mont faite
J'ai connu le curé dont il est fait mention dans l'inscription précédente, c'était un respectable prêtre, frère de M. Turgis, mort il y a quelques années, chanoine de Bayeux, dans un âge fort avancé.
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Le Désert
Eglise Le Désert

Le Dezert, Desertum, Mansiolum Breherii, Cellae, etc.
La tour de l'église, placée à l'ouest et terminée par une flèche en ardoise, est de 1840.
Dans le côté nord de la nef on remarque deux travées dont l'appareil est en arêtes de poisson, et une petite fenêtre romane; on a, plus tard, percé dans chaque travée une lancée tréflée au sommet.
Le choeur présente aussi des parties de murs en arêtes de poisson et des contreforts romans du côté du nord; les fenêtres sont beaucoup moins anciennes; la plupart de forme carrée. Près du sanctuaire, au nord et au sud, sont des lancettes arrondies.
Le choeur est voûté; les arcs doubleaux forment un arc surbaissé; le profil des nervures présente trois variétés.
Dans le sanctuaire on remarque une crédence ogivale à deux baies surmontée d'un cordon en zig-zag.
L'église est sous l'invocation de Notre Dame. L'abbé de Troarn présentait à la cure.
- Prieuré : L'abbaye de Troarn possédait dans la même commune un prieuré, et nous voyons dans les visites d'Odon Rigault, archevêque de Rouen, qu'au XIII° siècle (1250) il s'y trouvait quatre moines, mais que le nombre devait être de six et qu'on l'avait réduit momentanément à quatre par économie.
En 1108, Henri 1er, roi d'Angleterre et duc de Normandie, donna à ce prieuré les dîmes du revenu du château de Vire; il possédait encore des dîmes considérables dans plusieurs paroisses , savoir : toutes celles de Montchamp, du Désert, du Bény, les 2/3 des dîmes de Campagnolles , de Carville et du Reculé et le tiers de celles de Presles.
Le prieur du Désert était seigneur de la paroisse; son fief s'étendait dans les communes de Presles et de Montchamp; la baronnie de St Sauveur de Chaulieu lui appartenait. La maison du prieuré était tout près de l'église.
D'après la visite qu'à faite l'année dernière M. Bouet au Désert, il existe quelques restes des bâtiments du prieuré, mais ils sont encore plus pauvres que l'église, à ce point qu'ils ne peuvent plus servir de presbytère. Ils se composent d'un bâtiment appliqué contre le choeur, et d'un autre en retour d'équerre sur la nef. Il n'y a de traces de cloître que d'un côté de la nef, et il ne parait pas qu'on en aie construit sur les autres côtés de la cour; les fenêtres sont toutes en accolade du côté de la cour et carrées à chanfrein du côté du jardin.
Dans l'angle sud-est, une tour ronde contient l'escalier; elle est percée au rez-de-chaussée d'une meurtrière.
La commune du Désert dépendait de la haute justice de Vassy; elle faisait partie de l'élection de Vire et de la sergenterie du Tourneur; on y comptait soixante feux au siècle dernier.
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Presles

Presles, Praeriae, cella de Praeris
 
La nef de l'église de Presles peut être sommairement analysée ainsi qu'il suit : les murs nord et sud offrent des pierres en arêtes de poisson qui annoncent le XI° ou le XII° siècle, mais les ouvertures sont beaucoup moins anciennes pour la plupart; ainsi, du côté du nord, une des fenêtres se termine an accolade; au sud, il y en a plusieurs de cette forme, et une porte également en accolade était anciennement abritée par un porche aujourd'hui détruit. Le mur de l'ouest paraîtrait moderne, au premier abord, mais au-dessus d'une porte à chanfrein droit, on voit une de ces fenêtres romanes de très petites dimensions qui semblent n'avoir jamais été vitrées.
Le choeur a été nouvellement reconstruit dans le style ogival.
A l'extrémité de la nef, sur une charpente très massive, s'élève le clocher qui se compose d'une flèche octogone assez élancée sur une base également octogone; toute cette construction est en bois.
La cloche porte l'inscription suivante : J'ai été nommée Marie Louise par M. Pierre Marie Ludolphe baron de Montpinson Mme Louise Camille Le Forestier baronne de Montpinson et mère du parrain, Pierre baron de Montpinson époux de la précédente M. Emmanuel Le Peltier procureur du roi M. Le Conte maire Mlle Viel de la Graverie M. Loyjpolite de Baudre S. Desnoyers Pierre Royer président de la fabrique Pierre Le Gris trésorier Louis Desmortreux curé en 1828 - faite par Marquet Viel fondeur à Villers.
Dans une fenêtre tréflée, au sud, avant la tour, on distingue quelque bordures de vitraux dans le style du commencement du XVI° siècle.
Des crédences en accolade sont aussi à l'extrémité de la nef, l'une à droite, l'autre à gauche.
Dans le pavé, au bas de la nef, on voit un tombeau portant l'inscription suivante : Tombeau de maître Robert Hulline prêtre très digne curé de ce lieu décédé le 24 de 1757 ??
Au haut de la nef, on voit les deux autres pierres que voici : chin Thadée Le Moine curé de ce lieu doyen de Vire décédé le 30 aoust 1727 priez Dieu pour luy. - Guillaume Siquo prêtre et curé de Preile décédé le 20 mars 1749 priez Dieu pour luy.
L'église est sous l'invocation de Notre-Dame. L'abbé de Troarn nommait à la cure; le tiers des dîmes appartenait au prieur du Désert et les deux autres tiers au prieur d'Yvrande et à l'abbaye Blanche, près Mortain.
Près de la croix du cimetière est un pupitre en granit.
Il y a environ un siècle le fief et la seigneurie de Presles appartenait à M. de Thoury, seigneur d'Estry.
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Pierres

Pierres, Petrae, Petronioe
A l'extrémité occidentale de l'église est un porche ogival qui ne parait pas être ancien.
Le mur méridional de la nef offre des arêtes de poisson et l'on y voit les traces d'un porche détruit dont la porte ogivale est bouchée.
Dans le mur du nord sont aussi des pierres en arêtes de poisson. Près du choeur le mur, moins ancien, présente une petite fenêtre en accolade subtrilobée.
Le clocher en bois est établi sur le milieu de la nef.
Le choeur a, du côté du nord, des murs avec quelques traces d'arêtes de poisson; du côté du sud les murs sont modernes.
Le chevet parait ancien et est fortifié d'un petit contrefort surmonté d'une fenêtre plein cintre, dans laquelle on a employé sans aucun ordre le granit et la pierre blanche. Dernièrement on a bâti une sacristie contre le chevet.
A l'intérieur du choeur, la charpente parait avoir été assez belle, mais les entraits ont été coupés.
Au lieu de tableau, le rétable offre un bas relief en bois peint, lequel représente une descente de croix.
Dans la petite fenêtre subtrilobée, en haut de la nef que nous avons citée, existe un fragment de vitrail qui porte un écusson parti ou écartelé au 1er, vairé azur et argent au 2e, de gueules, mais je ne sais chargé de quelles pièces.
Sur le tour du choeur, du côté de l'évangile, on lit l'inscription suivante sur une plaque de marbre noir ayant deux anges pour supports : A la mémoire de Messire Georges de Banville écuyer seigneur et patron des paroisses de Pierres et Ronfugeray conseiller du roy lieutenant général de Vire, illustre par sa naissance, plus illustre par ses vertus, recommandable par sa pénétration d'esprit, par sa douceur et son affabilité et par sa justice. Noble et vertueuse dame Maris Turgis sa très fidèle épouse a fait mettre ce monument pour être à la postérité une marque publique de sa tendresse et de sa reconnaissance pour un si chef époux, mort le 7 février 1697 priez Dieu pour son âme.
Auprès de ce tombeau est une inscription en caractères gothiques du XV° siècle (1450) surmontée d'un dessin au trait représentant une femme coiffée d'un hennin présentée à Jésus-Christ par saint Pierre. Ce dessin est très bien conservé, mais l'inscription a été martelée et est à peu près illisible. M. d'Isigny était, dit-on, parvenu à la rétablir.
Encore un peu plus près de la nef, toujours du même côté, est un petit bas-relief en albâtre représentant le baiser de Judas.
Voici quelques tombes plates que l'on voit dans le choeur, au pied de l'inscription que nous venons de transcrire :
Georges de Banville de Pierres mourut le 7 février 1697 priez Dieu pour lui.
Marie Turgis veuve de Georges de Banville escuyer ..... des paroisses de Pierres et Rondfugeray conseiller du roi lieutenant général de Vire restauratrice de cette église mourut le 14 janvier 1723
Dame Marie Dupont ........ Rondfugeray épouse de messire Michel de Banville ........ Pierres mourut le X février M. D. C.LXX
Sous le lutrin est un tombeau des plus grossièrement tracés. C'est celui de Bernard de Banville escuyer; il parait être du XVI° ou du XVII° siècle.
Dans la nef on voit aussi plusieurs tombes, notamment celles qui portent les inscriptions suivantes :
Tombeau de Me Georges de la Mare prêtre curé de Pierres et mourut le 4 avril 1730 priez Dieu pour luy.
Tombeau de maistre Jean Villeroy prêtre curé de cette paroisse qui est mort le 24 juin 1738 priez Dieu pour son âme.
Tombeau de noble dame Françoise Catherine Ruault épouse de messire Jean Antoine de Banville ......... de Truttemer et mourut le 21 octobre 1730 priez Dieu pour elle.
Ci-gist Me Jean Villeroy prêtre qui décéda le XXe jour de mars 1663 priez Dieu pour luy.
Sur le seuil de la porte est une inscription grossièrement creusée, dont M. Bouet n'a pu lire qu'une partie : .......passant arrestes ...oies ...tu ... celuy qui est inhumé icy .....qu'il faudra mourir aussy ... Georges Aubert pret priez Dieu pour luy die 20 may anno dni 1679.
Dans le cimetière, sur un grand bloc de granit placé au sud du choeur, on lit l'inscription suivante : ici repose L.A.C de Corday ancien page chev. De St Louis député du Calvados mort à Pierres le 8 mars 184.
De l'autre côté un écusson d'azur à trois chevrons d'argent surmonté de la devise corde et ore.
Derrière ce tombeau sont deux grandes tombes de granit dont voici les inscriptions :
Ici repose noble dame Charlotte de Banville de Pierres, épouse de messire Cyprien de Corday décédée le 10 août 1784.
Ici repose Cyprien de Corday d'Arclais capitaine de cavalerie, chev. De St Louis, décédé à Pierres le 7 mai 1804.
L'église de Pierres est sous l'invocation de saint Pierre. Le seigneur présentait à la cure; le curé percevait les dîmes. Il y avait à Pierres une haute justice dont les paroisses de Vaudry et Viessoix dépendaient.
Au XVIII° siècle, la seigneurie appartenait aux descendants de Michel de Banville, écuyer, seigneur et patron de Pierres et de Ronfegeray et seigneur des fiefs de Grisgallon et d'Isigny, qui nomma à ce bénéfice le 21 août 1655.
Saint Denis et saint Marcien, martyrs, sont les patrons d'une chapelle titulaire qui avait été fondée à Pierres par Bernardin de Banville, seigneur d'Avilly, lequel avait obtenu des reliques de ces deux saints dans un voyage fait à Rome.
Mgr Servien, évêque de Bayeux, lui permit de doter cette chapelle de 25 livres de rentes le 24 août 1655. On y disait une messe chaque semaine. Le fondateur se réserva, pour lui et ses successeurs, le droit de nommer le chapelain.
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Chênedollé
Eglise Chenedollé


Chênedollé, Cahaindole, Cahaindolelium, Kaheidole.
La nef de l'église de Chênedollé est nouvellement reconstruite avec des fenêtres ogivales.
Le clocher neuf, placé à l'ouest, a des fenêtres cintrées; il est surmonté d'une flèche en ardoises.
Le choeur est moderne; on y voit des fenêtres carrées du côté du midi et une fenêtre cintrée du côté du nord.
A l'intérieur, sur le mur, du côté de l'évangile, M. Bouet a remarqué un bas relief représentant saint Georges à cheval combattant le dragon. Au fond sont des murailles flanquées de deux tours dont les créneaux sont garnis de spectateurs. Sur les rochers qui forment la base de ces remparts est une femme à genoux tenant un agneau en laisse.
Il y a dans la nef des autels de chaque côté de l'entrée du choeur; celui du côté nord est dédié à saint Gilles; l'autre est dédié à la Sainte Vierge.
Les fonts offrent une grossière imitation du style gothique.
Les inscriptions tombales qui suivent ont été relevées dans la nef par M. Bouet :
Tombeau de Misac Fleury chirurgien décédé le 19 février 1648 et de Gillette Du Bosc sa femme le 2 mars 1649.
M. Jean Mauduyct c. De céans 1697.
Tombeau de Me Georges ....... chaindole command. De la noblesse du bailliage de Vire dc le 15 mars 1729.
Tombeau de Me Adrien Hardy de St Jean le Blanc décédé le 10 juillet 1646 prêtre curé de ce lieu doien de Vire fait faire par Henri Hardy son neveu.
L'église est sous l'invocation de saint Georges. Le prieur du Plessis-Grimoult nommait à la cure et percevait les 2/3 des dîmes, l'autre tiers appartenait au curé; ce patronage et ces dîmes avaient été données au Plessis par Richard de Roullours sous Henry II d'Angleterre, et durant l'épiscopat de Henri II, évêque de Bayeux.
La commune est arrosée par un ruisseau qui y prend sa source et qui alimentait un étang qui avait autrefois 100 arpents d'étendue; c'était le plus grand du département. On vient d'en dessécher une grande partie qui est maintenant convertie en prairie.
On comptait cent feux à Chênedollé; la commune faisait partie de la sergenterie du Tourneur, de l'élection de Vire et dépendait de la haute justice de Vassy. La terre seigneuriale de Chênedollé appartient aux descendants du poète Chênedollé, mort il y a quinze ans, et qui avait été inspecteur général de l'université sous la Restauration. Le poème de Chênedollé intitulé : le génie de l'homme a marqué sa place à côté des plus célèbres littérateurs du XIX° siècle. Chênedollé, qui appartenait à toutes les Sociétés savantes de Caen, prit part à la fondation des Congrès scientifiques de France et fut une des notabilités qui répondirent avec empressement à l'appel que je fis, en 1833, aux savants de la France et de l'étranger.
Le fils de l'illustre Chênedollé est aujourd'hui secrétaire de la société d'agriculture de l'arrondissement de Vire.
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Burcy
Eglise Burcy

Burcy, Burceium
La nef de l'église est construite en arêtes de poisson. On y voit de petites fenêtres romanes à larges joints.
On y a percé deux petites fenêtres tréflées. Au sud est un porche dans le style XIV° siècle.
La tour moderne est établie à l'ouest sur la première travée de la nef. Dans le choeur on remarque fenêtres tréflées de chaque côté. Le bas du choeur est en arêtes de poisson. A l'intérieur, on voit une assez belle charpente cintrée et un beau rétable en pierre à colonnes torses ressemblant un peu à celui de saint Gille de Caen; il porte la date 1695.
Sous la tour est une chapelle avec plafond en bois dont les peintures représentent des anges jouant de divers instruments. Sur la porte de cette chapelle se trouve un écusson sculpté surmonté de la date 1649.
 
Au haut de la nef sont deux autels en pierre.
Le choeur vient d'être repavé, au centre on a placé une tombe neuve dont voici l'inscription : ici repose le corps d'Augustin Robert Cotelle curé de cette paroisse décédé le 18 8bre 1771 priez Dieu pour lui.
Les pierres tombales dont voici les inscriptions se voient dans la nef :
cy-gist le corps de Thommas Chesney qui décéda le 25 mars 1660 fait faire par Gilles Chesney son fils.
Me Daniel Cotel le lieutenant général dans l'élection de Caen Sr et patron de Burcy décédé le 25 octobre 1545.
Corps de Clément Dubosq qui décéda le 27 octobre 1654
Tombeau de Denis Dubosq fils de Clément qui décéda le 30 septembre 1645.
Tombeau de Jean Baptiste Binet Sr du Coisel décédé le 7 août 1662 priez Dieu pour lui.
Cy gist le corps de Jean Cotelle ....... de Burcy qui est décédé le 17 avril 1704
Cy gist le corps de Anne Marie de Banville veuve de Jean Cotelle .... de Burcy décédée le 19 novembre 1745.
Tombeau de Robert Dubosq vivant huissier du roy à Vire qui décéda le dernier jour de mai 1643 faict faire par François Du Boscq son fils.
Tombeau de Jean Lair Sr Dudoit qui décéda le dernier jour de novembre 1630.
Tombeau de noble damoiselle Jeanne de Perthou veuve de F. S. Dudouit décédée le 14 janvier 1677.
L'église est sous l'invocation de Notre Dame.
Il y avait autrefois un prieur religieux de saint Augustin et un curé. Le prieur du Plessis-Grimoult nommait le prieur et le seigneur nommait le curé; ce fut en cette qualité que Jean Emmanuel de Burcy, seigneur et patron honoraire de Burcy, nomma à la seconde cure en 1692.
Burcy dépendait de la haute justice de Pierres et de la sergenterie du Tourneur, élection de Vire; on y comptait 170 feux au siècle dernier.
Burcy est la patrie de Jacques Lair, professeur, qui naquit en 1647 et mourut en 1698, âgé de 51 ans.
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Viessoix

Eglise Viessoix
Viessoix, Veteres aroe.
 
M. Bouet analyse ainsi qu'il suit l'église de Viessoix.
Le clocher est moderne, terminé en batière, établi sur un porche communiquant avec la nef par une porte moderne.
Dans la nef, le mur du nord est en arêtes de poisson, percé de très petites fenêtres. Une fenêtre moderne qu'on y remarque porte la date 1776. Du côté du sud, les murs ont été refaits et n'offrent d'ancien que deux petites fenêtres ogivales, l'une tréflée, l'autre simple.
Les transepts sont une addition, et l'on y voit une fenêtre portant la date 1734.
Le choeur est récent; c'est dit M. Bouet une mauvaise imitation du style gothique.
A l'intérieur de la nef est une charpente cintrée dont les entraits ont été coupés.
Les fonts, comme tous ceux de ce pays, rappellent les formes gothiques. La chaire porte la date 1779.
Au bas de la nef se trouvent les tombeaux suivants :
ci-gist le corps de Germain Levallois qui décéda le 27 mai 1648 F. F. P. Péronne Leteinturier S.F.
Tombeau de Jean Antoine Pilastre prêtre qui a donné aux obitiers trésor rosaire école et pauvres de cette paroisse 82 ll 8 s de rente décédé le 19 may 1738 priez Dieu pour luy.
Cet autre tombeau se voit en haut de la nef :
Ci-gist le corps de Jean le Taincturier qui décéda le 28 juin 1653.
Sur la route de Vire à Condé, au nord ouest de l'église, est une boutique qui, quoique ne datant du siècle dernier, nous a paru mériter l'attention.
L'église est sous l'invocation de saint André. Le seigneur nommait à la cure; le curé percevait les dîmes.
Au siècle dernier M. du Rozel, seigneur et patron et patron de Vaudry et Fontenermont, était seigneur et patron de Viessoix.
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Rully
Eglise Rully

Rully, Rulleium.
L'église de Rully est moderne, en forme de croix.
Une flèche en ardoise, très aiguë, est placée sur un porche, à l'ouest; ce porche porte la date 1782; on y voit un bas relief représentant saint Martin partageant son manteau.
L'église était en effet sous l'invocation de saint Martin. Le patronage appartenait au seigneur; l'abbaye de Belle-Etoile percevait une partie des dîmes; le curé percevait le reste, mais il était tenu de rendre chaque année au seigneur patron 90 boisseaux d'avoine.
L'ancien château se voit encore au sud de l'église,  on y remarque un colombier,  c'est aujourd'hui une ferme.
Rully dépendait anciennement du bailliage de Tinchebray.
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Bernières le Patry
Eglise Bernières

Bernières le Patry, Berneriae
L'église de Bernières le Patry est en forme de croix; on y voit une flèche en essente sur le milieu de la nef.
La porte d'entrée porte la date 1615; cette porte est à l'ouest et précédée d'un porche. Le côté nord n'offre rien de remarquable; au midi du choeur on remarque une lancette et une fenêtre divisée par un seul meneau.
La charpente du choeur est de la fin du XVI° siècle ou du commencement du XVII°; il y a dans cette église un grand nombre de tombes en granit, entr'autres une portant une épée placée diagonalement.
On arrive au clocher par un escalier extérieur qui monte sur une tribune d'où, au moyen d'un escalier de bois, on arrive sous la charpente de la nef.
Les fonts baptismaux offrent un réservoir en forme de décagone à faces concaves et porté sur un fût de colonne avec base dans le style du XIII° siècle.
L'église de Bernières le Patry est sous l'invocation de saint Gerbold. L'abbaye du Plessis et le seigneur nommaient alternativement à la cure; le curé percevait un tiers des dîmes et tous les verdages; le Plessis, l'abbaye Blanche de Mortain et celle de Belle Etoile percevaient le reste par portions inégales. La cure se divisait en deux portions qui furent réunies en une par décret du 2 décembre 1741.
On voit à peu de distance, à l'ouest de l'église, quelques restes de l'ancien logis seigneurial de Bernières le Patry, dont une grande partie a été récemment détruite; elles paraissent du XVII° siècle.
En à un kilomètre à l'est est une chapelle bâtie il y a quelques années (15 à 18 ans).
M. De la Rochelle, qui habite Bernières une partie de l'année, a fait construire un beau château moderne sur le fief de la Haute Rochelle qu'il possède.
Il y avait quatre fiefs à Bernières le Patry; au siècle dernier trois de ces fiefs, Bernières, le Mesnillet, et la Basse Rochelle appartenaient au seigneur; le quatrième fief, la Haute Rochelle, appartenait à M. d'Eron. M. de la Roque de Mesnillet était seigneur de Bernières. Il était fils de Georges Julien de la Roque et petit-fils d'Etienne de la Roque, conseiller du roi, trésorier des finances à Caen. La seigneurie de Bernières était possédée avant par la famille Du Part, baron d'Ingrande, en Anjou. Jean Du Part, seigneur de Bernières, de Brucourt et de Clairefougéres, était fils d'Adrien Du Part, chevalier de l'ordre du roi, seigneur et patron de Bernières, et de Guillemette de Pellevé, qui vivaient ensemble en 1480.
On croit que Margarin de la Bigne, célèbre docteur en Sorbonne, naquit à Bernières en 1546; d'autres le font naître à Bayeux. Margarin de la Bigne est connu par l'ouvrage considérable, la Bibliothèque des Pères, dont il donna la 1ére édition en 1575, en 8 volumes in-folio.
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Le Plessis Grimoult

Plessis-Grimoult, Plesseium Grimaldi
Le Plessis-Grimoult, situé à l'extrémité d'une vaste lande très élevée (environ 1100 pieds au dessus du niveau de la mer) d'où l'on découvre une étendue de pays considérable du côté de l'est et du nord-est, notamment l'embouchure de la Seine, le Havre et les falaises qui l'avoisinent, est des localités les plus intéressantes du département.
L'église paroissiale a la forme d'un parallélogramme rectangle; elle appartient en grande partie, au style roman.
Entre la nef et le choeur, l'arc triomphal a son archivolte ornée de moulures en zig-zag et de saillies demi-cylindriques. Les colonnes qui supportent cette archivolte offre de beaux chapiteaux ornés de feuilles entrelacées et de fruits.
Ils ont été malheureusement mutilés par suite de l'érection de deux autels et de deux statues à l'extrémité de la nef, à l'entrée du choeur.
Le choeur est voûté et se divise en deux travées comme dans la plupart des églises rurales; les colonnes qui divisent la première travée de la seconde ont des chapiteaux du même style que les précédents. Les fenêtres ont été retaillées et élargies du côté du sud; les murs ont été repris en sous-oeuvre du même côté. Une partie des murs de la nef sont construits en arêtes de poisson, et la porte latérale, au sud, a son archivolte garnie d'étoile; le reste a été repris en sous-oeuvre.
Un porche, à l'ouest, précède une porte cintrée sans moulures. Ce porche n'a pas de caractères qui permettent de lui assigner une date certaine; il ne doit pas être ancien.
La tour latérale, au nord, n'a pas non plus de caractères tranchés; elle pourrait cependant dater du XV° siècle, car les contreforts sont appliqués sur les angles; elle est couronnée d'une pyramide en ardoise.
Il existe dans le trésor de l'église un beau calice que l'on a cru avoir appartenu à Bossuet qui avait été prieur du Plessis. Mais M. Floquet, qui est allé au Plessis pour le visiter, a reconnu que la date indiquée par l'inscription de ce calice ne correspond pas avec celle durant laquelle Bossuet fut pourvu de ce bénéfice; on ne peut donc admettre que ce soit lui qui ait donné ce calice.
L'église est sous l'invocation de saint Etienne. Le prieur du Plessis nommait à la cure.
La baronnie du Plessis avec ses appartenances faisait partie du domaine de l'évêché de Bayeux. Béziers nous apprend que l'évêque Pierre de Vilaine fut maintenu dans ses droits de juridiction par rapport à cette baronnie et que les officiers royaux qui le lui avaient contestés furent condamnés dans les assises de Caen, tenues le vendredi après les cendres 1349.
Le roi Louis XI l'érigea en haute justice par lettres de 1477, en considération de l'évêque de Bayeux, patriarche de Jérusalem. Dans la suite les honneurs de la baronnie furent cédés aux Matignon, comtes de Torigny.
On voit à quelque distance de l'église paroissiale les restes du château de Grimoult du Plessis dont je vais donner une description. On sait que ce seigneur puissant et fort riche fut un des principaux chefs de la conjuration qui voulut détrôner le duc Guillaume et qu'il combattit à la bataille du Val-des-Dunes en 1047. Il voulut rallier quelques uns des conjurés après cette bataille décisive, mais il fut fait prisonnier et conduit à Rouen. Plus tard il fut trouvé étranglé dans son cachot.
Après la mort de Grimoult du Plessis, tous ses biens furent confisqués et donnés à Notre Dame de Bayeux et à différents seigneurs en récompense de leur fidélité. La donation fait à l'église de Bayeux est de l'année 1074. Odon de Conteville, alors évêque, frère utérin de Guillaume, unit à la manse de l'évêché, la baronnie du Plessis. L'évêque employa une grande partie de ces biens à fonder sept prébendes dans la cathédrale de Bayeux.
Plus tard Richard de Douvres, évêque de Bayeux, fonda le prieuré du Plessis et lui donna l'église paroissiale avec un fief et des terres dans cette paroisse, et Henry 1er, roi d'Angleterre, affranchit ces biens des droits qui lui étaient dus. Il lui donna en outre de son chef, plusieurs paroisses avec leurs dîmes, l'année 1130. C'est à cette époque qu'on fixe la fondation du prieuré. Henri II confirma les donations et obtint, en 1180, une bulle du pape Alexandre III en faveur du prieuré et des églises d'Ivrande, de Fresnes et Montsegré qui en dépendaient et qu'il avait exemptées de charges et redevances. Henri II, évêque de Bayeux, ratifia toutes ces exemptions en 1200. Le prieuré était à la nomination du roi au siècle dernier.
On comptait 32 prieurs depuis Samson, qui fut le premier, jusqu'à l'abbé Le Mercier, nommé en 1758. Le prieur du Plessis nommait à un grand nombre de cures dont voici la liste, et dont quelques unes font maintenant partie du département de l'Orne.
Le Plessis - Roullours - Carville - Chênedollé - Truttemer - Montsegré - St Jean le Blanc - Campandré - Montchauvet - Arclais - Ste Honorine la Chardonne - St Vigor des Mézerets - Perrigny - Cauville - Proucy - Bernières le Patry - Maisoncelles-Jourdan - Estry - St Christophe d'Amfernet - Beauchêne - Claire-Fougère - St Cornier - St Jean des Bois - St Quentin des Chardonnettes - Ivrande - Bonne-Maison - Courvaudon - Bully - Feuguerolles - Fontaine-Etoupefour - Rozel - La Cambe - St Clément sur le Vey - Mondrainville - Noyers - Planquery - St Germain d'Elle - Bretteville le Rabet - Campeaux - Collombelles etc.
Restes du prieuré :

Quand on arrive sur la montagne du Plessis, du côté d'Aulnay, on aperçoit les ruines de l'église du prieuré, à l'extrémité de la bruyère, au nord du bourg. Cette église assez considérable avait un transept et se terminait par une abside; plusieurs des colonnettes que j'ai vues dans ces ruines avaient des chapiteaux qui annonçaient le XIII° siècle. La vue générale que voici a été prise en 1827; aujourd'hui on voit encore une grande partie de ce qui existait alors, bien que quelques pans de murs aient été démolis. La tour, à l'ouest, ne parait pas aussi ancienne que ce qui existe du choeur, au moins elle parait avoir été retouchée; on y voit des chapiteaux tournés; la plate-forme doit avoir été substituée à une pyramide en charpente à une époque que je ne crois pas très ancienne, peut-être au XVIII° siècle.
On voit encore tout le côté oriental des bâtiments qui bordaient la cour du cloître; c'est là qu'habite le propriétaire M. Bultot.
Voici un croquis de la salle capitulaire fait par M. Bouet, mais cette salle a été raccourcie quand on a reconstruit ou refait en partie les murs des bâtiments où elle se trouve, et tout parait indiquer qu'elle se terminait, à l'est, par une espèce d'abside; deux portes s'ouvraient sur la galerie du cloître.
Les chapiteaux des colonnes couverts de feuilles contournées doivent être de la fin du XIV° siècle ou plus probablement du XV°.
Les autres pièces du rez de chaussée sont également voûtées; les colonnes à 8 pans ont des chapiteaux unis qui peuvent être du XIV° siècle, mais auquel il est difficile d'assigner une date certaine.
On regarde comme ayant été la cuisine, une pièce dans laquelle ont voit une belle cheminée.
Des jardins et, plus loin, des étangs se trouvent à l'est des constructions que nous venons de signaler.
A l'ouest de ceux-ci existe la cour intérieure du prieuré; la porte par laquelle on y entre de la route doit dater de la fin du XIII°, ou du début du XIV° siècle.
Château :

Au sud du prieuré, et tout près des maisons du bourg, se trouvent les ruines du château du Plessis.
Après la bataille du Val-des-Dunes, en 1047, tous les biens de Grimoult furent confisqués et donnés pour la plupart au chapitre de Bayeux. Le château n'a point été habité depuis, et nous pouvons le regarder comme un des types des forteresses élevées dans la première moitié du XI° siècle. Malheureusement il se trouve maintenant dans un état de dégradation fort avancé.
Les murs étaient fondés sur une éminence ovale au centre de laquelle se trouvait une cour de 8 à 10 perches d'étendue. Ils formaient ainsi une enceinte qui suivait le contour de la motte en décrivant plusieurs angles obtus; et l'ensemble du château présentait l'image d'un polygone irrégulier.
Ces murs avaient au moins dix pieds d'épaisseur. Ils étaient revêtus de pierres posées en arêtes de poisson; on y voyait de distance en distance, mais généralement de trois rangs en trois rangs des cordons de pierres schisteuses posés horizontalement et à plat, comme les briques dans les constructions romaines de petit appareil. Les matériaux qui entraient dans la construction de ces murailles étaient liés par un ciment de chaux devenu d'une extrême dureté.
On voit encore les débris de la grande porte. Elle était à plein cintre, établie au milieu d'une cour carrée placée au sud, qui faisait probablement office de donjon, et ne pouvait s'accéder qu'au moyen d'un pont-levis.
Des restes de constructions appliquées le long des murs d'enceinte, à l'intérieur de la place, montrent que des logements existaient tout autour de la cour centrale. Cette cour qui forme maintenant le jardin potager d'une maison voisine, était encore pavée il y a peu de temps. Elle se trouvait à un niveau très bas comparativement à celui de la terrasse qui supportait les murs.
Dans l'était de destruction où se trouve aujourd'hui le château du Plessis, on ne peut dire quelle était la hauteur des murailles; elles n'ont plus que 10 à 12 pieds dans les parties de l'enceinte les mieux conservées, et l'on n'y voit aucune ouverture. L'éminence sur laquelle elles reposent s'élève à peine de 15 à 18 pieds au-dessus du sol environnant. Les fossés qui entourent le rempart sont encore visibles; un ruisseau y porte ses eaux.
Au sud-est, en avant de la forteresse, se trouvait une cour ou première enceinte qui ne parait pas avoir jamais été entourée de murs; c'est aujourd'hui une prairie; des fossés de clôture, remplis d'eau, indiquent la circonscription primitive.
Camp romain.

Le petit camp du Plessis-Grimoult et celui qui l'on trouve dans la commune de Campandré dont le nom est significatif, sont placés presque au sommet de deux monticules très élevés d'où l'oeil s'étend fort loin vers le sud, lest et le nord-est. De là on distingue en même temps les collines du pays d'Auge(Quevrue, Moult, Estrée, etc.), la côte de Dives à 14 lieues de distance, et même celle du Havre et de Fécamp; on voit encore, au midi, le bourg de Vassy, la butte de Belle-Etoile et plusieurs autres points culminants du département de l'Orne. Ces deux camps sont très voisins, quoique dans deux communes, sont de la même forme et à peu près de la même grandeur; celui de la bruyère du Plessis, qui est le mieux conservé, présente un carré presque parfait ayant environ 200 pieds dans le sens de la longueur et 240 sur la largeur. Le fossé a 3 pieds de profondeur, et le vallum, haut de 4 à 7 pieds, est un peu plus élevé près des angles; on y voit aujourd'hui deux portes en face l'une de l'autre et il est traversé par un chemin.
Vu sa petite dimension le camp du Plessis n'a dû contenir que des garnisons peu considérables; toutefois, on remarque sur la bruyère quelques traces de fossés qui sembleraient annoncer qu'une enceinte plus étendue aurait existé devant et sur les côtés de l'enceinte, mais ces traces sont discontinues, et il n'est pas facile de se rendre compte de la disposition de cette dernière enceinte en supposant qu'elle ait été complète.
On a trouvé beaucoup de médailles romaines au Plessis, notamment des médailles saucées de Posthume, Tétricus, Gallien etc.
J'ai remarqué des fragments de tuiles à rebords près du hameau de la Saugsurière, au sud de la bruyère.
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Montchauvet

Mont-Chauvel, Mons calvatus, Eclesia de Monte Calveto..

L'église de Mont-Chauvet est moderne : on y voit, à l'Ouest, un clocher à base carrée surmontée de deux étages à pans coupés. Le toit octogone, est en forme de cloche. Sur la porte, sont deux armoiries détruites et la date 1716. La nef a des fenêtres carrées, Le transept nord. est à pans coupés, M. Bouet a vu dans la maçonnerie quelques claveaux  étoilés en pierre de Caen, qui ont été employés comme matériaux, les fenêtres  annoncent la fin du .XVIe siècle. Le transept sud est à pans coupés et les fenêtres sont carrées à l'intérieur. Le choeur présente au Nord et au Sud des fenêtres carrées. On voit sur le maître autel, sous un baldaquin à colonnes, une grande sculpture représentant la Cène. Au centre de la composition le calice recouvert. de la patène qui contient l'hostie. .
Au milieu du chœur, on trouve une tombe.
Le chandelier du cierge pascal est formé d'un fragment gothique. Il y a aussi deux fragments de panneaux de style flamboyant dans le transept nord.
L'église est sous l'invocation de saint Samson. Le prieur du Plessis-Grimoult nommait à la cure et percevait les dîmes.
La seigneurie appartenait dans le XVe siècle, à la famille d'Amfernet.. En 1482, Jacques d'Amfernet épousa Perrine de Pontbellenger. Son petit-fils, Jean d'Amfernet, seigneur de Mont-Chauvet le du Mesnil-Patry, fut marié avec dispense l'an 1562 à Suzanne de PontbelIenger sa cousine, fille du baron de Montbray

Pierre Vengeons, professeur de rhétorique au collège du Plessis-Sorbonne, décédé à Paris en 1667, était né à Mont-Chauvet.  Cette commune dépendait de la sergenterie de St Jean le Blanc. On y comptait 172 feux



Grand Truttemer

Truttemer, Troitemerium, Troitemer, Troitemare, qui se divise en Grand et Petit-Truttemer, était un prieuré dépendant de l'abbaye du Plessis-Grimoult.
L'église du Grand-Truttemer est en forme de croix; un clocher sans caractère s'élève sur le transept nord. A l'ouest existe un porche ogival.
Les murs de la nef présentent des arêtes de poisson et de petites fenêtres romanes du côté du nord; quelques arêtes se voient aussi du côté du sud, mais des fenêtres carrées y ont été percées. Le mur de l'ouest est moderne.
Le choeur offre, au chevet, deux lancettes arrondies au sommet et, du côté du sud, une porte en accolade et une fenêtre tréflée, du XV° siècle.
La charpente du choeur est cintrée avec nervures en torsade.
M. Bouet signale encore, dans le transept sud, un assez bon tableau représentant une sainte famille. Ce tableau porte un écusson d'azur à 3 flèches liées d'un ruban de gueules. Sur un tombeau du choeur on distingue un écusson vairé.
Le seuil de la porte est formé d'une pierre portant un écusson au chevron accompagné de 3 roses et cette inscription : Ce présent fet par Domp Pierre Bebard, dont la fin que voici se trouve sur un morceau formant une marche dans le cimetière : sieur prieur des Troittemer 17 debre 1613.
Voici quelques inscriptions relevées par M. Bouet dans la nef :
Ci-gist le corps de Cyprien Lemoine Cordelier mort le 14 aoust 1739.
Ci-gist le corps de mettre Isaac Villeroy huissier royal sieur de suax décédé le 4 avril 1681.
Ci-gist le corps de Barbe Salles femme de Isaac Villeroy huissier décédée le 19 may 1679.
1599 a esté isi inhumer Caterine Roge.
L'église est sous l'invocation de saint Martin. Le prieur du Plessis percevait les dîmes.
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Petit Truttemer
Eglise Truttemer le Petit

L'église du Petit Truttemer, qui était comme la précédente à la présentation du prieuré du Plessis, est l'une des plus insignifiantes du canton.
Une fenêtre carrée, dans le mur occidental, porte la date 1770; dans celui du nord, on voit une petite fenêtre en accolade; une autre fenêtre de même forme, au sud; au bas de la nef, une porte ogivale à moulures toriques, sans chapiteau, et quelques autres détails sans intérêt, de la dernière période ogivale.
Le clocher, sur le centre de l'église, offre de petites fenêtres romanes qu'on ne peut voir que de l'intérieur.
La charpente de la nef, très massive, est portée sur des poutres latérales.
On lit ce qui suit, sur Truttemer, dans un manuscrit de la bibliothèque royale, intitulé: Remarques sur ce qu'il y a de plus considérable dans les bourgs et paroisses de l'élection de Vire.
Ce prieuré ne vaut que 1200 livres, parce que le prieur du Plessis a les grosses dixmes de Truttemer dont le prieur n'a que les verdages et les novales et 120 boisseaux de seigle sur la grosse dixme, mais il a toutes les dixmes du Petit Truttemer.
Le prieur de Truttemer a un fief dans cette paroisse - Les héritiers d'Adrien de Banville en sont seigneurs et les patrons honoraires, à cause de leur fief de Truttemer. Ils y ont aussy le fief de la Fosse.
Le sieur de l'Estangel y posséde aussy le fief l'Estang et le moulin de Brousses et le fief du Bosq.
Le fief d'Enfernet y a une extension considérable. Charles Du Bur, escuyer seigneur de Pertou, y possède aussi le fief de Pertou. Il demeure dans cette paroisse, il porte d'argent à 3 fasces d'azur.
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La Lande Vaumont

La Lande Vaumont, Landa-Vaiman.

L'église de la Lande Vaumont est très petite, en forme de croix, avec une petite tour en terre revêtue en essente sur le transept nord. On y voit une petite fenêtre romane au nord de la nef, et à l'est une fenêtre flamboyante à deux baies.
Un petit porche ogival correspond à la première travée du sud. A l'ouest il n'y a pas de porte, mais une petite fenêtre tréflée. Sur la fenêtre du transept, que la tour forme au nord on lit : constructa a s crisel rectore no desmons.
La cloche porte l'inscription suivante :
Jay été nommée Gabriel Joséphine par M. Gabriel François des Rotours de Chaulieu et D. M. Joséphine du Buisson de Courson bénite par M. Pierre M.R.J.C. Mauduit J. Porquet C. Duhamel P. Duhamel M. Champion J. Amand M.G.
L'église de la Lande Vaumont est sous l'invocation de saint Pierre, le seigneur du lieu nommait à la cure, qui, avant la Révolution, dépendait du diocèse de Coutances.
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LASSY

Lacy, Laceium, Lasceium, Lachi
L'église de Lacy est moderne, à l'exception de quelques parties peu importantes, savoir une ouverture en accolade au transept et deux lancettes au côté Nord du choeur.
Cette église est en forme de croix. Le porche ogival est surmonté d'un clocher terminé par une coupole d'ardoise surmontée d'un pyramidion. Les cloches ont été fondues, en 1804 et 1806, par Charles Moisson, de Lacy.
L'église est sous l'invocation de saint Rémi. Le roi et l'évêque de Bayeux présentaient alternativement à la cure.
L'ancien manoir qui était placé près de l'église a été détruit il y a deux ans. Dans la muraille on a trouvé enfermé dans une petite boite de fer-blanc un portrait en costume du XVIIème siècle et une prière écrite sur parchemin. Cette circonstance, jointe à la hauteur des cheminées, fait penser que cette construction devait être antérieure au XVIIIème siècle.
Un peu plus loin, une autre maison appartenant à M. le docteur Le Vasnier, a été détruite il y a quelques années; elle datait du XVIème siècle, d'après les renseignements de ceux qui l'avaient examinée.
Parmi les seigneurs qui suivirent le duc Guillaume à la conquête de l'Angleterre, en 1066, figure Gautier de Lacy qui s'y distingua. Il fut un de ceux qui méritèrent la confiance du duc, et en 1071, il commanda, conjointement avec le comte de Breteuil, la troupe que défirent Cadacan et Maradok, rois de Galles. En 1073, il empêcha la jonction du comte d'Herefort et de Raoul Guade qui s'étaient révoltés. Cette famille de Lacy reçut des possessions considérables en Angleterre. Henri de Lacy fonda, en 1147, l'abbaye de Birkestable. Hugues de Lacy figure comme témoin dans une charte de confirmation donnée par Henri II, roi d'Angleterre, à l'abbaye de Jumièges.
D'après les notes de l'abbé Béziers, vers 1265, la terre de Lacy fut fieffée à Etienne Gonnelon pour 35 livres 4 sous 4 deniers de rente foncière. Dans cette aliénation les patronages de Lacy et de la Roque n'étaient pas compris.
Claude Coeuret, seigneur de la Roque et de Lacy, fut chargé, en janvier 1599, de donner une somme d'argent au marquis d'Harcourt au nom du comte de Matignon.
Jean de la Mariouze épousa une demoiselle Coeuret qui possédait la terre seigneuriale de Lacy. Nous voyons, en 1683, un Tenneguy de la Mariouze seigneur et patron de Lacy et de la Roque. Ses descendants ont continué de posséder la seigneurie jusqu'en 1705.
Plusieurs fiefs relevant du Plessis étaient assis à Lacy et par extension sur la Roque.
On comptait, au siècle dernier, deux cent dix huit feux à Lacy. Cette paroisse faisait partie de la sergenterie de St Jean le Blanc et de l'élection de Vire. Elle renferme aujourd'hui 1.260 habitants.
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SAINT JEAN LE BLANC

Sanctus Johannes albus
L'église de St Jean le Blanc se compose d'un choeur et d'une nef rectangulaires, avec la tour au Sud, à l'extrémité de la nef. En regard, au Nord, est une chapelle rectangulaire bien moins saillante. Un porche précède l'extrémité occidentale.
La construction générale de l'église (nef et choeur) est du XIIIème siècle. Le choeur, dont le chevet offre trois fenêtres en lancettes très allongées du XIIIème siècle, conserve encore quelques restes de vitraux du XVème, représentant l'un la Sainte Vierge agenouillée et l'autre saint Jean-Baptiste.
Sur les portes de la sacristie sont deux chapiteaux du XIVème siècle portant les statues de deux saints Jean. Ces chapiteaux ressemblent beaucoup à ceux du chapitre du Plessis, à ce point que je ne serais guère étonné qu'ils en eussent fait partie, et que, lors de la démolition d'une partie de la salle capitulaire, le prieur du Plessis, chanoine de St Jean le Blanc, les eût donnés à son église.
Dans le choeur, une crédence du XIIIème siècle offre un arc cintré en deux baies ogivales. Les deux autels latéraux, à l'entrée du choeur, portent des dates, celui de la Vierge, au Nord est de 1709, l'autre de 1823.
Au Sud, est la tour octogone se terminant par une coupole d'ardoise à deux étages. Les cloches sont modernes.
Le portail présente cette particularité que l'archivolte ne porte point sur la colonne, mais sur le pied droit. Au dessus de cette porte, on voit une rosace du XIIIème siècle, cachée maintenant en grande partie par le porche. Entre cette rose et la porte existe une statue ancienne de saint Jean Baptiste portant l'agneau.
Les fonts baptismaux peuvent dater de la fin du XIVème siècle ou du XVème.
Le prieur du Plessis Grimoult nommait à la cure et percevait les dimes en sa qualité de chanoine de St Jean le Blanc. La prébende de St Jean le Blanc était une de celles fondées par Odon, évêque de Bayeux, des biens confisqués sur Grimoult du Plessis, un des seigneurs révoltés contre le duc Guillaume et défaits par lui en 1047 à la bataille du Val des Dunes. Vers le milieu du XIIème siècle (1153), l'évêque Philippe de Harcourt rattacha cette prébende à la personne du prieur du Plessis avec le consentement du chapitre. La paroisse était desservie par un religieux du Plessis.
Le château de Clény, à 1/2 km de l'église dans la direction de Lacy, appartient à Mme de Clény, belle-mère de feu M. Dubourg-d'Isigny, savant distingué, mort il y a quelques années. J'ai visité, en 1825, à 2 km au Sud de l'église, sur la rive gauche de la rivière venant de Danvou et non loin du ruisseau qui sépare St Jean le Blanc de Lesnault, une motte entourée de fossés et couverte de bois. Cet emplacement d'un très ancien château est en forme d'ovale allongé.
D'après l'aveu des biens de l'évêché de Bayeux rendu en 1453, et que l'on trouve à la bibliothèque de la cathédrale de Bayeux, le prieur et les religieux du Plessis tenaient alors de la baronnie du même nom un quart de fief de chevalier noblement et franchement, appelé le fief Quesnel, assis à St Jean le Blanc, à cause duquel ils devaient à l'évêque de Bayeux prières et oraisons.
Robinet le Painteur, seigneur de Lénault, tenait aussi de la même baronnie, par foi et hommage, une franche vavassorie nommée d'Escures, sise à St Jean le Blanc, et devait pour ce fief 24 sols 11 deniers tournois à l'évêque de Bayeux. Enfin Jean Le Bon tenait aussi de ladite baronnie une vavassorie nommée les Plegs et située à St Jean le Blanc.
St Jean le Blanc était le chef lieu d'une sergenterie comprenant vingt cinq paroisses de l'élection de Vire, savoir : St Jean, Le Plessis, Campandré, Roucamps, Danvou, Montchauvet, Arclais, la Ferrière Duval, Lacy, la Roque, Perrigny, Lesnault, la Villette, Cauville, St Lambert, Culley, Cahan, St Vigor des Maiserets, la Chapelle Engerbold, Pontécoulant, St Pierre la Vieille, St Marc d'Ouilly, Clécy, Mesnil-Hubert et Rouvrou. Trois de ces paroisses sont maintenant passées au département de l'Orne (Cahan, Mesnil-Hubert et Rouvrou).
On comptait au siècle dernier deux cent feux à St Jean le Blanc. La population actuelle est de 1366 habitants.

Saint Vigor des Mézerets
St-vigor-des-Maiserets  sanctus vigor de Meseretis
L'église de St-vigor-des Maiseraits est assez remarquable pour la contrée. Elle parait, sauf quelques fenêtres modernes et une addition à l'Est, être entièrement du XVe siècle. Le clocher en batière, est placé sur le transept nord.
Quand le livre Pelut du diocèse de Bayeux a été écrit , le présentateur à la cure était un Dominus Guillelmus de Braeyo
Sur la porte de l'ouest est une jolie rose flamboyante  au midi, les fenêtres avaient presque toutes des meneaux contournés: il reste encore quelques fragments de vitraux en grisaille dans le chœur et dans la fenêtre du transept méridional, des restes d'une verrière assez remarquable. Ces deux chapelles des transepts ont été décorées très richement, à en juger par les nervures à clefs armoriées qui ornent les voûtes. Des branches de vigne courent entre ces nervures profondément évidées. Les retombée sont portées par des anges tenant des écussons qui ont tous été mutilés aussi bien que ceux des clefs de voûte.
Un seul écusson a échappé, protégé qu'il semble avoir été par l'obscurité; il se trouve sur une clef de voûte dans la chapelle du Nord, sous la tour.

Malheureusement toute cette église est engluée de badigeon d'une façon déplorable, et c'est une des localités qui peut être signalée comme ayant le plus souffert de cette manie de peindre ou plutôt de barbouiller qui a fait tant de mal dans les campagnes.
La base des fonts a paru du XIVe. siècle à M. Bouet. Il est difficile de savoir si la cuve est du même temps ou si elle n'a point été refaite.
Trois ou quatre jolies statuettes ornent cette église ; deux d'entr'elles notamment une statue de saint Denis , viennent d'une chapelle St Laurent qui dit-on, était assez belle et que l'on a détruite depuis la Révolution; elle était située sur le bord de la rivière, dans la direction de Perrigny.
la cloche est peu ancienne, en voici l'inscription :
L'an 1804. j'ai été bénite par le sieur Pierre Bisson pasteur desserv de ce lieu et nommée ROSE Aimée par Rose Marie Madelaine Baudrand Vve Duvergier assistée de Jean Marie Anne Duvergier à la diligence de Jean Lhomme maire de la commune de St Vigor des Maiserets
Fait par les Bosq et Le Monnier

On remarque un if très-ancien dans le cimetière
La croix du cimetière est élevée sur des degrés, au nombre de huit ou dix.
La cure était à la nomination du prieur du Plessis qui la faisait desservir par un religieux Augustin. Il y avait dans la paroisse une chapelle titulaire. sous l'invocation de St Laurent des Prés, à la présentation du prieur.
Château.
A peu de distance, au Sud est l'ancien château de St Vigor, très-grossièrement construit en grès ou schiste, avec corniches en charpente.
dessin château de St Vigor
La plus grande partie de cette construction semble dater du XVIIe siècle; quelques accolades et un dessus de fenêtre portant des sculptures figurant un cable ou cordage semblent seuls pouvoir lui faire assigner une date plus reculée.
Une grande salle, au rez-de-chaussée, dans laquelle débouche l'escalier de la tourelle, conserve encore quelques boiseries du XVIIe et quelques restes de tableaux représentant des femmes nues et des amours, suivant l'usage assez généralement suivi alors pour la décoration des châteaux.
Le seigneur de la paroisse avait une chapelle domestique dans sa maison.
Cette seigneurie était possédée, au XIe siècle, par la famille de Clinchamps.
Hugues seigneur de Clinchamps et des Maiseraits, fit des fondations en 1138.
Un autre Hugues de Clinchamps tenait les fiefs des Maiserets et du Rosel, sous le règne de Philippe-Auguste, en 1210 et en 1226, comme nous l'apprennent des registres de la chambre des comptes. Vigor de Clinchamps, écuyer, passa un contrat le 27 mai 1417 et fut père de Philippe et d'Olivier, seigneurs des Maiseraits et de la Basoque , dénommés dans des lettres-patentes du 22 août 1463. Nicolas de Clinchamps, seigneur des Maiserets, fils d'un autre Nicolas, fit preuve de noblesse vers 1640. Philippe des Maiserets avait fait ses preuves devant devant Monfault en 1463.
Cette paroisse faisait partie de la sergenterie de St-Jean Le Blanc, on y comptait 120 feux.


Copie de :
Statistique Monumentale du Calvados par M. de Caumont directeur de l'institut des provinces et de la société Française d'archéologie pour la conservation des monuments. Tome III.
Imprimé à Caen par A. Hardel 2, rue Froide -1857


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