LA LIBERATION DE PIERRES

document de la mairie

C’est dans l’après-midi du 3 août 1944, vers 17 heures que des Officiers allemands se sont présentés au Château de PIERRES, pour prévenir le Maire, M. Gaston de COUPIGNY qu’il y avait lieu  de faire évacuer tous les habitants de la commune dès le lendemain, 4 août au matin.
La veille, des chars anglais étaient arrivés jusqu’à Houssemagne, village aux  limites de Pierres et de Chënedollé, où ils ont subi des tirs de canon apparemment de la part de leur propres artilleurs basés à Bény-Bocage !
C’est Claude JACQUIER , instituteur et secrétaire de mairie à Pierres, qui, le soir même, fut chargé par le Maire de faire le tour de toute la commune afin de répercuter l’ordre d’évacuation.
Chacun rassembla rapidement ses effets les plus précieux, cachant vite ce qu’on ne pouvait emporter et, dès 5 heures du matin du 4 août, on attela les chevaux et un convoi de Pierrois s’organisa pour fuir en direction du sud, plus précisément dans la direction de Tinchebray.
Lors de sa tournée pour inciter les habitants à fuir la commune, Claude JACQUIER fut interpellé par les Allemands au lieu-dit « Houssemagne ». Vêtu de kaki, il paraissait suspect aux occupants Il est vrai que c’était un peu imprudent ! Il fut emmené par les Allemands à St Pierre la Vieille et, de là, à RULLY, toujours gardé par les Allemands. Albert et Madeleine LEGRAIN s’étaient réfugiés  comme d’autres habitants de PIERRES, à CLAIREFOUGERE.
Le lendemain, 5 août, Albert LEGRAIN et André HERGAULT prennent leurs vélos pour tenter de revenir sur PIERRES. La route les fait traverser RULLY où ils apprennent que leur instituteur, Claude JACQUIER, est arrêté par les Allemands et qu’il se trouve détenu à Rully, chez un certain M. Guesdon. Ils le trouvent parqué avec un homme de PRESLES dans une étable. M. JACQUIER , les voyant arriver, le ur dit de déguerpir au plus vite pour éviter de se faire « pincer » par les Allemands.
Ils décident alors de prévenir M. de COUPIGNY, réfugié avec sa famille au Château de ROZEL, mais dans l’intervalle, le père de Claude JACQUIER, Daniel JACQUIER qui connaissait quelques mots d’allemand était arrivé à  RULLY et se mit à parlementer avec les Allemands, avec succès ! Claude JACQUIER fut libéré et put repartir avec son père. Ajoutons que pendant les discussions avec les Allemands, son compagnon d’infortune originaire de  PRESLES réussit à s’évader par une porte arrière du local de détention !
La commune d’ESTRY, qui avait connu durant plus de 6 jours, du 6 au 13 août 1944 une rude bataille, fut libérée dans la soirée du 13 août 1944. Cette bataille avait opposé le 2° Gordon Highlanders de la 15° Division d’Infanterie britannique à la 9° Division Panzer S.S. allemande qui tenaient en force le bourg d’Estry.
Le lendemain, 14 août, ce fut le tour de PIERRES, de LA ROCQUE et du THEIL BOCAGE.
A la suite d’un accrochage avec des soldats allemands de la 9° Panzer SS, qui s’étaient établis dans le bois, non loin du Château de Vassy, près de Vaumousse, sur le territoire de la commune de PIERRES, les Britanniques perdirent un char et durent repousser au lendemain , 15 août, la libération de Vassy et, dans la foulée, celle de RULLY.  Le retour des Pierrois de Clairefougère, Fresnes et autres communes autour  de Tinchebray se fit dès le 15 août et les jours suivants.
Les habitants de PIERRES n’ont finalement pas vécu « en direct » la  libération de leur commune, survenue le 14 août, car le bourg et les villages qui forment la commune étaient vidés de leurs habitants !
Vassy en 44
15 août 1944 : libération de VASSY  soldats britanniques traversant le bourg

Libération du canton