Site personnel
nous ne pouvons répondre aux questions administratives ou
d'actualité concernant cette commune - veuillez vous
adresser à la mairies ou aux Elus -
La commune
de Montchauvet était connue en 1050 sous le nom de Mons
Calvus, en 1154 Monte Calveti, Monscauvet en 1184,
Monschaulvet en 1476.
Montchauvet s'étend sur 1621 hectares 30 ares 62 centiares avec
une rivière la Rebec.
En 1706, les terres étaient jugées assez
médiocres, la paroisse ne payait que 1503 livres de taille.
Certaines années les habitants les plus pauvres devaient aller
mendier dans les communes voisines. Sa population était de 700
habitants en 1706 et de 589 en 1911.
Avant 1789 elle relevait de la généralité de Caen,
de l'élection, bailliage de Vire et de la sergenterie de St Jean
le Blanc.
La commune est à 43 km de Caen, 19 de Vire et 8 de Le
Bény-Bocage.
La fête patronale, St
Mathurin, le 10 mai ou dimanche suivant.
La loi du 26 pluviose an 8 rattachait Montchauvet au canton de Danvou,
l'arrêté du 8 brumaire an 10 au canton de Bény-Bocage
qui est la situation actuelle.
Roger de Magneville est le
premier seigneur de Montchauvet connu pour sa donation de
l'église aux moines du Plessis Grimoult. Guillaume de la Pallu
était le seigneur en 1306, année où il contesta
sans succès aux religieux certaines redevances sur les terres
qu'il avait acquises.
La seigneurie passait ensuite dans les mains de Jehan d'Amphernet 1er considéré par
le parlement de Rouen comme un homme très riche et très
puissant de noble origine. On lui attribue la construction de la
chapelle St Michel dans l'église Notre-Dame de Vire pour sa
sépulture et celle de ses descendants.
Son fils Richard y fut enterré en 1376, il avait
combattu à Crécy en 1346 et participé à la
défense de Vire contre les Anglais. Guillaume troisième fils de Richard hérita de
Montchauvet, il était le filleul du connétable du
Guesclin et devint chambellan du roi de Navarre puis de Charles VI.
Trésorier des guerres du roi de France, après sa mort ses
biens furent vendus pour apurer les comptes. Bertrand d'Amphernet était seigneur de Montchauvet en
1418, ayant refusé le serment au roi d'Angleterre Henri V, ses
biens furent confisqués. Deux anglais, Guillaume Foret et Jean
Ousselay (Ouessey) furent seigneurs de Montchauvet. Mme G. de
Brébisson qui connait l'histoire des principales familles
normandes nous signale le point suivant :
"je persiste à penser que le
bénéficiaire de la confiscation était le neveu,
par alliance, de Bertrand d'Amphernet : celui-ci avait une soeur Christiane épouse de
Jean d'Amphernet sgr de St-Cloud et St-Arnoulf son cousin germain
d'où Jaquemine épouse de Jean d'Ouesy baron d'Orglandes,
qui a opté pour les Anglais... ça se faisait beaucoup
dans les familles des "territoires occupés" : l'un allait chez
les Anglais l'autre restait pro-français et les familles
restaient solidaires pour conserver un oeil sur le patrimoine. Les
Carbonnel se sont notamment illustrés à ce jeu.
Dans ce cas précis cela me paraît d'autant plus
vraisemblable que notre Jean d'Ouessey reprend en second, pas
directement. Le même, si je ne me trompe pas, fait aveu de la
baronnie d'Orglandes héritée de son père en notant
que le roi d'Angleterre la lui donne mais qu'elle était
déjà dans son patrimoine..."
En 1454, un jugement du tribunal du bailliage remit Michel
d'Amphernet en possession des biens paternels confisqués. Il
mourait en 1468 et fut enterré dans la chapelle St Michel de
Vire.
Jacques, son fils, mineur au décès de son
pére, demeura jusqu'en 1476 sous la tutelle de sa mére.
En 1495 il était gouverneur de Vire. Son fils Julien en
1553 était le commissaire des trois états pour fournir au
service des gens de guerre.
D'un second mariage avec Françoise Pigace, il eut un fils Jehan
II qui héritait de la seigneurie de Montchauvet. Celui-ci
avait un fils Jehan III devenu seigneur de la paroisse,
chevalier de l'ordre du roi, il obtenait en 1615 l'érection en
baronnie de Montchauvet, enterré le 9 mars 1645 dans le choeur
de l'église de Montchauvet.
Après le décès de François mort
sans descendance en 1681, la baronnie passait dans les mains de son
frère Gabriel marié le 5 décembre 1644
à Aimée de la Rivière de St Germain du Crioult.
Décédé le 29 mars 1693, il était
enterré dans l'église de Montchauvet.
De ses treize enfants Jean Baptiste héritait de
Montchauvet, il était chevau-léger dans la compagnie du
duc de Chevreuse, mort le 10 octobre 1693, son coeur fut
déposé dans l'église de Montchauvet.
Sa fille Anne Louise héritait de la baronnie qui
quittait la famille d'Amphernet.
Il existait trois foires de trois jours par an, une jour de St
Mathurin, les deux autres les 8 et 21 septembre. Un marché avait
lieu tous les jeudis.
Montchauvet passait dans les mains du marquis de Vrigny qui ne semble pas avoir
résidé dans la commune. Son petit fils René de Vauquelin
né en 1722 député d'Alençon aux
états généraux fut guillotiné le même
jour que Robespierre.
Le domaine de Montchauvet appartenait ensuite à Edine Ithier qui le vendait le 5
juillet 1755 aux héritiers de Nicolas
Husson caissier général de la régie des droits
de Paris. Ceux-ci le cédaient en 1780 à Nicolas Joseph d'Arclais qui
demeurait à Montamy pour la somme de 216.000 livres.
Ce fut le dernier seigneur de Montchauvet, le château qui
s'élevait au village de la Masure était alors en ruines,
le domaine comprenait alors les fermes de la Brière, du Hamel
Auvray, de la Plumaudière ou Primaudière avec ses pierres
mégalithiques imposantes, du Quesnay, des Morieux etc. et en
plus des
bruyères, le bois de la Boulaye de 156 acres. Il n'existait pas,
contrairement à la rumeur populaire de château à la
Plumaudière, et la chapelle qui aurait été
bâtie sous le duc Guillaume n'existe plus depuis des
siècle, seuls quelques murs en ruine dans les ronciers
rappellent qu'un médecin avait choisi ces bois pour y vivre
avant 1900.
Cette enceinte druidique ou kromlech s'élevait à la Primaudière devenue Plumaudière dans un champ
cultivé à proximité de la route Vire-Aunay, les
pierres étaient en grès, la plupart plus larges au sommet
qu'à la base, enfoncées en terre et disposées en
demi-cercle d'environ 60 mètres de diamêtre.
La plus
importante avait 2 mètres de haut et 7 de circonférence.
En 1850, il en restait 7 de tailles respectables et quelques unes qui
avaient été brisées. Il semble qu'il y en ait eu
à l'origine environ 20 sur une enceinte de 120 mètres de
diamètre qui pouvait être un temple ou un lieu de
sépultures. Description de 1860 : M. Victor Chatel nous communique une
note sur quelques observations et découvertes
archéologiques qu'il vient de faire à Montchauvet; nous
en extrayons le passage suivant : On avait il y a déjà
longtemps, signalé l'existence, au petit village de la
Plumaudière ou Primaudière, à Montchauvet de
quelques grosses pierres isolées, les unes plantées
debout les autres à moitié enfouies en terre,
et considérées comme étant des pierres druidiques
. En visitant de nouveau cette
localité, j'ai parcouru les nombreux jardins, vergers, petits
champs ; petits chemins et sentiers dont est couvert ce
coteau et je crois avoir reconnu les restes
considérables encore d'un grand alignement ou lignes de pierres
occupant du sud-est au nord-ouest, une étendue en longueur de 4
à 500 mètres sur une largeur qui pouvait
être autrefois de 100 à 150 mètres.ces lignes, qui
partaient d'un. champ à gauche de la route d'Aunay à Vire
par Danvou, un peu avant d'arriver au village de la Plumaudière
descendaient jusque dans les bas-fonds des étroites prairies du
Hamel Auvray elles m'ont paru se terminer par 3 on 4 cromlechs ou
cercles de pierres, formés de deux ou même de trois
enceintes de pierres brutes, aujourd'hui, pour la, plupart, à
fleur de terre ou enfouies sous le gazon. Dans la prairie à
gauche, près d'un ruisseau, deux des cromlechs étaient,
je pense, reliés par une double ligne de pierres de.
moyenne grosseur, formant allée découverte et
cintrée. L'intérieur de ces cercles de pierres est
parfaitement plan ; on n'y voit ni tumulus ni dolmen, Dans le haut de la prairie. à
droite du chemin qui y conduit et sur le bord même du ruisseau,
se trouve un. troisième cromlech qui me parait avoir eu une
troisième enceinte de pierres, et semble avoir
été, vers le bas de la prairie, réuni
également, par une allée de pierres à fleur de
terre, à une autre enceinte du même genre mais en
très grande partie détruite ou cachée sous
un marécage. Je soumets ces renseignements aux
hommes compétents en pareille matière, j'espère
qu'ils trouveront intérêt à venir sur les lieux
mêmes étudier ces curieux débris.
A ce jour, il ne reste que celles
photographiées, il semble qu'elles aient disparu.... le
remembrement agricole étant passé, bien que
figurant à l'inventaire national.
l'Eglise Détruite dans l'après-midi du
3 août 1944, la veille de la libération de la commune par
les Britanniques, elle n'était pas ancienne, un clocher à
base carrée surmonté de deux étages à pans
coupés et un toit en forme de cloche. La porte portait la date
de 1716. Le choeur, la nef et le transept avaient des fenêtres
carrées. Dans le transept nord il y avait deux fragments de
panneaux de style flamboyant, au dessus du maitre autel une grande
sculpture représentait la Cène. Une toile de de la Vente
de 1739 l'adoration du Sacré-Coeur aux armes des Percy,
l'institution du Rosaire de 1767 du même auteur et St Martin
ressuscitant un enfant (monument historique). Au milieu du choeur, le
tombeau de Gilles Lepetit
curé qui fit bâtir la tour et réparer la nef.
Description de 1857 * A. de Caumont * - Il ne reste aucune trace de cet
édifice
hameau de la Plumaudière par Google Earth
Pierre Vengeon né à
Montchauvet en 1628, après des études chez les
Jésuites de Caen, fut appelé par l'évêque de
Bayeux à compoer des hymnes qui devaient figurer dans le
bréviaire diocésain. Recteur de l'Université de
Caen en 1660, professeur au collège du Plessis-Sorbonne. Mort en
1667.
Saint Mathurin
Né à Larchamp dans le diocèse de Sens, il fut
converti par l'évêque Polycarpe qui lui conféra le
sacerdoce alors qu'il n'avait que 20 ans. Connu jusqu'à Rome
pour ses dons de guérisseur, il fut demandé par
l'empereur Maximien afin de guérir sa fille.
Un important pélerinage existait il y a quelques
décennies, à l'initiative du curé de
l'époque, l'abbé Pommier qui rassemblait de nombreux
agriculteurs désireux de prémunir leur élevage
contre les maladies. Il n'a pas été possible d'obtenir de
renseignements sur le maintien où non de ce pélerinage.
Le 1er août 2004, en
hommage aux victimes civiles et militaires de 1944, un arbre de la
liberté a
été planté par les enfants de Montchauvet à
l'initiative de Michel
Moisseron, maire et de son conseil municipal.