SAINT JEAN LE BLANC

Situation 1865

Superficie : 1511 ha 59 a 37 ca

Population : 1012 habitants

Impôts : 8.473 Frcs

Maire : Hellouin

Curé : Lepelletier

Instituteur : Delaunay

Institutrice : Deverre

Percepteur : Mauget


Situation 2001 :

Electeurs : 253

Maire : Hue

Conseillers : Delangle, Desramé, Gallais, Lechaptois, Leroux, Scelles, Clémenceau, Fels,Fourrey, Marie.


Saint Jean le Blanc est une des plus anciennes et plus importantes communes du canton de Condé sur Noireau Calvados. Elle dépend de l'arrondissement de Vire. Elle a la particularité d'être presque entièrement bornée par des rivières. Au sud par la Druance et l'Halgré, à l'ouest par l'Acre et à l'est par le ruisseau des Vaux. Un petit ruisseau la Tortonne la traverse de l'est à l'ouest. le Bourg en 1910

La tradition semble indiquer que cette commune était habitée sous les Romains. Il semble y avoir eu à proximité de l'église actuelle un palais ou une villa appartenant à un chef ou commandant du camp romain du Plessis Grimoult, tout proche.

Au moyen âge, un château fut construit au sud-est de l'église, son emplacement existe encore sous le nom de Trois châteaux, près du village de Marsangle sur un promontoire à la jonction de deux vallées. Il devait se composer d'un donjon carré plus ou moins élevé, construit en bois, au centre d'une cour où se trouvaient des constructions servant de logements pour les gens du seigneur, entourée par des pieux de bois serrés qui formaient une sorte de mur.

En 1066, lors de la conquête de l'Angleterre, parmi les compagnons de Guillaume, se trouvaient le seigneur de Saint Jean et Robert de Marsangle. Celui ci accompagna Robert duc de Normandie à la première croisade en 1096. La majeure partie du territoire appartenait aux barons du Plessis, après la révolte de Grimoult du Plessis, ses biens furent confisqués et donnés à Odon évêque de Bayeux et demi-frère de Guillaume le Conquérant.

En 1153, Philippe évêque de Bayeux donna aux chanoines du Plessis, la prébende de St Jean le Blanc. A l'origine ce n'était qu'une chapelle sous l'invocation de St Jean Baptiste, ces religieux de l'ordre de St Augustin qui y célébraient l'office, portaient une soutane blanche, on donna donc le nom de Saint Jean le Blanc.

En 1174, Richard du Hommet, connétable du roi d'Angleterre, donnait à Guillaume de Méheudin la terre de Crépigny, que celui-ci devait donner à son tour aux religieux du Plessis avec celle du Quesnel.

Quand au château de Marsangle, il paraît avoir été détruit par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans, une éminence, seul endroit pour s'emparer du château, s'appelle encore la butte aux Anglais.

En 1388, le droit de péage sur le pont de Marsangle était détenu par Blanche de Navarre, veuve du roi de France Philippe de Valois.

En 1411, une haute justice existait et en 1438 une sergenterie royale avec quatre sergents et autant de tabellions, qui bien que ne résidant pas dans la paroisse, en portaient tous le nom. Elle appartenait aux seigneurs de Lénault les Ranulph et dépendait des vicomtés de Vire et Vassy supprimées en 1702. le bourg

L'église porte le cachet du 12éme siècle, avec l'ancienne porte du choeur et celle de la nef qui sont du roman. Les fenêtres sont ogivales et le clocher de forme octogonale couronné d'une coupole qui était surmontée d'une lanterne. Le maître autel a été construit en 1730 par Olivier menuisier à Vire. L'autel de la Ste Vierge en pierres de Caen date de 1700, et l'autel St Blaise est dû à M. Montier curé qui le fit élever en 1823. un peu plus de détails (description de 1857)

Le terrain sur lequel fut bâtie l'église fut probablement donné par un ascendant de la famille Marivingt dont l'un des membres fut prieur du Plessis et un autre maréchal des logis dans la garde impériale et combattit de 1793 à 1806, année où il reçut la légion d'honneur.

Au fond d'un vallon, s'élève la chapelle de Marsangle fondée en 1685 par un tabellion de Lénault,Etienne Sébire, qui, traduit injustement comme faussaire devant le Parlement de Rouen et risquant la peine de mort, fit le voeu de faire bâtir une chapelle si son innocence était reconnue.

Depuis 1677 il existait à la limite de Danvou, au village de Monceaux, de grosses forges, plus connues sous le nom de forges de Danvou, elles étaient alimentées par du minerai provenant des bruyères du Plessis. Elles appartenaient à la famille de Matignon, seigneur de Thorigny et prince de Monaco. Elles ont été abandonnées vers 1810.


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Source : Au Pays Virois 1920/1934