CHAULIEU



- 484 habitants en 1936 - 278 en 1990 - 283 en 2000



Situation 1887 - Saint Martin -
Superficie : 788 ha
Population : 568 habitants
Maire : Bazin
Maire Adjoint : Fougeray
Curé : Lenicolais
Instituteur :
Institutrice : Primault

Situation 1900 - Saint Martin -
Superficie : 788 ha
Population : 438 habitants - 455 en 1903
Maire : Lebigot
Maire Adjoint : Badiou
Curé : Lerée
Instituteur :
Institutrice : Bazire - Herbert en 1903

Situation 1921 - Saint Martin -
Population : 386 habitants
Maire : Auger
Maire Adjoint : Badiou
Curé : Lerée
Instituteur :
Institutrice : Ledanois

Situation 1925 - Saint Martin -
Population : 386 habitants
Maire : Augert
Maire Adjoint : Badiou
Curé : Lerée
Instituteur :
Institutrice : Bataille

Situation 1931 - Saint Martin -
Population : 301 habitants
Maire : Augert
Maire Adjoint : Badiou
Curé : Lerée
Instituteur :
Institutrice : Mancel
Cabine Téléphonique

Situation 1939 - Saint Martin -
Population : 380 habitants
Maire : Anger
Maire Adjoint : Letirand
Curé : Letondu
Instituteur :
Institutrice : Bourgoin


Situation 1887 - Saint Sauveur-
Superficie : 270 ha
Population : 193 habitants
Maire : Guilloit
Maire Adjoint : Jouault
Curé : Legendre
Instituteur :
Institutrice : Michel

Situation 1900 - Saint Sauveur -
Superficie : 270 ha
Population : 174 habitants - 183 en 1903
Maire : Gallet
Maire Adjoint : Bazin
Curé : Brault, Lair en 1903
Instituteur :
Institutrice : Lerouxel, Graindorge en 1903

Situation 1921 - Saint Sauveur -
Population : 100 habitants
Maire : Anquetil
Maire Adjoint : Fontix
Curé : Lerée
Instituteur :
Institutrice : Marin Jehan en 1925

Situation 1931 - Saint Sauveur -
Population : 107 habitants
Maire : Chéné
Maire Adjoint : Anquetil
Curé : Lerée
Instituteur :
Institutrice : Lavallée

Situation 1939 - Saint Sauveur -
Population : 104 habitants
Maire : Lemonnier
Maire Adjoint : Mauduit
Curé : Letondu
Instituteur :
Institutrice : Lavallée

Situation 2001
-
Electeurs : 224
-
Maire : Lelièvre
- Conseillers : Desdoits, Gastebois, Plessis, Badiou, Vaulégeard, Dumont, Gaucher, Gallier, Auguste, Levardon.
- Secrétaire de Mairie
S. Lefevre
- Mairie ouverte le jeudi 18/19h - samedi 10/12 - tél. 02 33 59 65 01


Nos remerciements à la Mairie de Chaulieu pour les documents fournis et leur amabilité.


Commune à la jonction des départements de la Manche, de l'Orne et du Calvados est formée depuis le 14/12/1972 par la réunion de
Saint Sauveur de Chaulieu et Saint Martin de Chaulieu. Saint Sauveur offre la particularité de posséder le plus haut point du département de la Manche, la butte Brimbale 368 mètres. Le bourg de Saint Martin étant à 367 mètres.
le bourg de Saint Martin Chaulieu 50

Avant la révolution, St Martin de Chaulieu appartenait au bailliage de Vire, sergenterie de
LeTourneur et notariat de St Sauveur de Chaulieu. L'église était sous le patronage de l'abbaye de Troarn à la suite d'un don fait par Guillaume de Milly avant 1112.
>Eglise Saint Martin Chaulieu 50 Cette église construite au 19ème posséde une nef pavée de pierre tombales placées en travers parmi lesquelles plusieurs membres de la famille Badiou curés, un de Bourget décédé en 1660 et un écuyer peu connu Louis Champion décédé en 1645.
Depuis la révolution St Martin et St Sauveur appartiennent au canton de
Sourdeval - département de la Manche.
Saint Sauveur de Chaulieu appartenait avant la révolution au bailliage de Vire et sergenterie du Tourneur, la paroisse possédait un notariat. L'église comme celle de St Martin était sous le patronage de l'abbaye de Troarn.
St Sauveur de Chaulieu - EgliseCette modeste église dont l'aire de la nef et du transept sont en ciment possède une pierre tombale datant de 1765 qui sert de seuil au portail, une autre encastrée dans le mur du sud date de 1656 avec le nom Le Monnier - Dans le cimetière deux dalles curieuses de Félix Le Riche, curé et de sa soeur portant sur les bordures les noms des pélerinages effectués.

Les calvaires

CIMETIÈRE DE SAINT-SAUVEUR-DE-CHAULIEU. Petit calvaire en granit marquant le centre du cimetière. il ne comporte sans inscription ni date.

 La Léjeardière (1694). Brisé en 1944, au moment de la Libération, la famille Plessis a replacé sur le socle ce qui restait du croisillon, mais il manque le haut fût d'autrefois. Ce socle cubique est massif, couvert d'inscriptions  avec de grandes lettres typiques de la fin du  XVII et du XVIII siècle. sur la face côté est à l'arrière. La croix de la Léjardière faite faire par M. Laurent Surbled, prêtre, curé de Saint-Martin-de-Chaulieu, l'an 1694.  A Chaulieu, trois Prêtres ont porté le nom de Laurent Surbled. Celui qui fit édifier le calvaire de la Léjeardière était fils de François Surbled et de Clémence Boyvin. Tonsuré et minoré à Avranches le 15 mai 1674, sous-diacre à Saint-Germain-de-Tallevende le 19 mai de la même année, présenté par le seigneur, il reçut collation de la cure le 26 février 1676 et fut ordonné diacre le 20 mai 1676 et prêtre le 18 décembre 1677, il démissionna le 16 juillet 1709 en faveur d'un autre Laurent Surbled. Un troisième Surbled dont la pierre tombale se trouve dans l'église de  Saint-Martin est dit : Prêtre obitier de ce lieu, chapelain de la chapelle du manoir seigneurial de Chaulieu, décédé le 29 janvier 1761. L'un des pavillons d'angle de la cour d'honneur de ce manoir semble bien avoir servi, pendant une période, de chapelle.
 
CIMETIÈRE DE SAINT-MARTIN-DE-CHAULIEU. Ce calvaire, qui se trouvait face au portail latéral sud de l'église, a été déplacé et restauré en 1992. Le bas du fût de ce beau calvaire de granit porte le monogramme: I.H.S. (Jésus Sauveur des Hommes). Sur le socle figure une inscription en latin, sculptée finement : pour la plus grande gloire de Dieu et de la  Vierge Marie, Laurent Surbled, curé de ce lieu l'a fait faire et donné en 1725. Ce Laurent Surbled est probablement le neveu de ce Laurent Surbled qui érigea la croix de La Léjeardière en 1694, auquel il succéda le 16 juillet 1709, avec le consentement de Jacques Carbonnel, écuyer, seigneur du lieu. A son décès en 1741, il sera remplacé par Jacques Badiou.

LES MAURES (1730). Sur le socle : Fait Faire Par François GUILLOUET 1730 fût et croisillon sont de section carrée. Sur le croisillon, en dessous des lettres INRI, est sculptée une main gauche ouverte, les doigts vers le haut. Que signifie cette main ? Indique-t-elle une direction ? Ou montre-t-elle l'inscription INRI, dans un geste de prière ou de supplication: mon Dieu, je tends les mains vers toi. En 1949, ce calvaire a été déplacé et restauré.

LA FORGETTE (1769). Seul subsiste le socle en granit avec l'inscription : JEAN BAZIN  1769 Il y a fort longtemps que la croix n'existe plus. Peut-être était-elle en bois et les intempéries auraient alors causé sa disparition ?

 LES CROIX (1822). Dans un champ, sur la route de Truttemer-le-Grand près du carrefour des croix, subsiste un socle de granit cerclé de fer sur lequel on peut lire l'inscription : F.F.P.R. N.VIG 1822 Une croix de bois était sans doute plantée sur ce socle que les intempéries ont ruinée.
 

CIMETIÈRE DE SAINT-MARTIN (1869). Second calvaire, celui-ci en granit, typique de la fin du XIX' siècle. La croix, aux extrémités trilobées, porte un christ en fonte grandeur nature . Sur le socle, une inscription rappelle l'événement qui a motivé son érection : SOUVENIR DE LA MISSION 1869. Et, sur le bas du fût, une plaque en cuivre indique que  le 26 juillet 1869, Mgr Bravard, évêque de Coutances et Avranches, a accordé à perpétuité 40 jours d'indulgence aux personnes qui réciteront devant ce calvaire un Pater et un Ave . Situé en face du portail ouest de l'Église, il a remplacé un autre calvaire, brisé par la tempête, qui avait été édifié en 1840.

LA CROIX MARIE (1892).  Socle de calvaire en granit, portant la date de 1892. La croix de bois, qui portait une statuette de la Vierge Marie, est tombée, victime des intempéries. On y venait autrefois en procession, au moment des Rogations et du 15 août. La croix était   entretenue par la famille Boulay de la Moinerie. A côté, se trouve un ancien socle de granit sans inscription.

LA JETÉE. Il ne reste seulement qu'un socle de granit mutilé. Ce calvaire se trouvait autrefois au départ du chemin conduisant à la Rue  qui a été supprimé par le remembrement. Il portait une croix de bois, avec un christ en métal, qui a été relevé la dernière fois le 28 août 1910, par la famille Galodé de Saint-Christophe-de-Chaulieu et béni par l'abbé Cornille, curé-doyen de Sourdeval.

LES CROIX. Située près du carrefour appelé  les Croix, sur la route de Saint-Sauveur-de-Chaulieu, dans un enclos privé, une croix de bois est plantée dans un socle de granit sans inscription, avec un christ en métal. Face à ce calvaire, de l'autre côté de la route, se dressaient autrefois trois croix de bois placées sur trois socles de granit avec inscriptions. Les trois socles seraient enterrés dans le champ.


La Georgerie (1938 et 1954). Deux croix sont face à face. L'une est en bois sur un socle en ciment, avec un christ en métal et une niche renfermant une statuette de la Vierge Marie. Croix faite par Emile Rohée et bénite lors de la mission de 1938, l'autre, en ciment (imitation bois), porte un christ en métal et une niche avec une statuette de la Vierge Marie. Elle a été édifiée en 1954

LES CAVÉES (1949). Croix de bois avec niche renfermant une statuette de Notre-Dame de Pontmain, plantée dans un socle de granit. Rétablie lors de la mission de 1949 par la famille Badiou, elle portait une inscription :RECONNAISSANCE FAMILLE BADIOU  

La Françaisière (1987). Calvaire restauré en 1987 par Geneviève et René Cenier. il est constitué d'une croix de bois avec un christ en métal placé sur l'ancien socle. Une plaque indique: 1987 G.C.R.


Dans les temps anciens, ces paroisses étaient connues sous les noms de
Sanctus Martinus de Calido Loco et Sanctus Salvador de Calido Loco à cause de la topographie locale. Saint Sauveur aurait été également connu sous le nom de Lessartbois et Saint Martin sous celui de Cauvincourt.
Au 15éme siècle l'ensemble des deux paroisses formait une baronnie qui appartenait au prieur de
Le Désert canton de Vassy (14) représentant l'abbaye de Troarn.
La commune devait être le théâtre d'un certain nombre d'actions pendant la révolution, située entre St Jean des Bois où se trouvait Moulin et ses réfractaires au service militaire et Vire, Sourdeval et Tinchebray qui étaient républicaines.
Des cantonnements de 40 à 50 soldats de ligne furent installés à
Sauveur-Chaulieu (St Sauveur) et Martin-Chaulieu (St Martin) dans le courant de l'été 1794, pour interdire les passages entre le Calvados et l'Orne.
Un premier accrochage eut lieu fin juillet 1794 quand des réfractaires à la première réquisition se portèrent sur St Martin et enlevèrent des armes et de la nourriture.
Début juin 1795, Frotté qui avait établi son quartier général au manoir de la Guyonnière à St Jean des Bois décida à la tête de 400 hommes de marcher à l'ennemi, prenant position sur la butte Brimbale, il attendit les républicains qui n'osèrent l'attaquer. Ceux ci s'étant retirés, le hasard mis les combattants en présence au pont d'Egrenne, après une centaine de coups de feu, il y eut un mort côté républicain et un blessé grave côté chouans.
Fin mai 1796, une autre affaire eu lieu entre les chouans qui mangeaient au village de la
Légeardière et une colonne mobile de Sourdeval prévenue par le médecin de cette ville, sans résultats. Les chouans repoussèrent l'attaque des bleus et les cernèrent dans le presbytère de St Martin, mais sans parvenir à les forcer, ne voulant pas incendier la maison, les bleus qui les poursuivirent ne purent les rattraper. Un échange de coups de feu fit un mort de chaque côté. Le meunier de la Tellerie fut la malheureuse victime "civile" de la journée, fusillé par la colonne mobile, pour avoir transporté avec ses chevaux, des blessés chouans sur l'ordre de leurs camarades.
Le château de Chaulieu servit également de quartier général à Frotté qui faillit, en 1796 avec une quinzaine d'officiers dont Moulin et
Les Sillons capitaine de la légion de Sourdeval, être capturé par les républicains sortis de Vire et Tinchebray. Le secrétaire de Frotté, Duhomme blessé, fut achevé par les bleus.
En novembre 1799, alors que les pourparlers de paix étaient en cours, un accrochage eut lieu à St Martin de Chaulieu entre la légion de St Jean des bois et la garnison de Sourdeval,
de Thoury originaire de Roullours y fut tué.
En 1817, sur décision de la commission de la Manche, reçut une récompense :
-
Michel Boille cultivateur soldat de la légion de St Jean des Bois - 50 Frcs


Soldats de l'Empire nés à Chaulieu :
Pierre HUE né en 1783 fils de Denis et Marguerite RENAULT - 15ème régiment de dragons - réformé à Strasbourg en 1809.
Charles MITRECEY né en 1790 fils de Jean et Marguerite LEMERCIER - 18ème régiment de dragons - brigadier en 1813.
Thomas LEGRAND né en 1788 fils de Jean Baptiste et de Jeanne ERNOUL - 116ème régiment de ligne - prisonnier en 1808 à Bailen (Espagne).


Les Maures Chaulieu 50 Epicerie Prunier
Il existait au village des Maures, une gare appelée
Gare des Maures avec plusieurs quais qui servait à la fois pour la ligne de "tramway" à vapeur Les Maures-Montsecret via Tinchebray, le tronçon Montsecret Tinchebray fut construit à l'initiative de la municipalité de Tinchebray qui, le 13 août 1873 votait une subvention de 85.000 Frcs pour acheter les terrains. Un décret du 5 mai 1876 déclarait les travaux d'utilité publique. Le 29 octobre 1879, l'entreprise Radenac et Soubigou commençait les terrassements. La circulation des trains commençait le 15 février 1883 sur la voie unique et la ligne était inaugurée le 22 juillet 1883 par M. Labiche, banquier, sénateur de la Manche, futur maire de Sourdeval et président du conseil d'administration. La partieTinchebray-Sourdeval étant financée par une société appelée Compagnie du Chemin de Fer Montsecret-Chérencé le Roussel comprenant les industriels de la vallée de Sourdeval. Ces trains roulaient à une vitesse inférieure à 20 km/heure et s'arrêtaient pour laisser passer les charrois. La plateforme de cette ligne demeure visible en face du village des Croix ainsi que le pont de la route menant à St Sauveur. La partie Sourdeval-Chérencé le Roussel ne fut jamais construite, la société ayant fait faillite en 1888.
Train en direction de Sourdeval Archive R-L
Son exploitation devait se terminer vers 1930, la ligne étant déclassée en 1936, et la ligne de chemin de fer
Vire-Mortainvia Sourdeval, inaugurée le 4 novembre 1887 en gare de Vire avec un train officiel partant de Vire à 15h05 pour arriver à Mortain terminus de la ligne à 16h44 soit une distance de 36 km en voie unique à l'espacement de 1m44. Les derniers trains ont circulé en 1988 en trafic marchandises à voie unique. Cette ligne construite sous la direction de l'ingénieur Bienvenue qui dirigera plus tard la construction du métro de Paris, avait un profil tourmenté avec de fortes rampes et de nombreuses courbes, les trains étaient souvent en panne à cause des feuilles, de la pluie, d'un matériel vétuste, le 16 décembre 1887, premier jour de trafic, le premier train partant à 4h30 de Vire arrivait à Mortain à 5h30. Celui partant de Mortain à 6h16 devait tomber en panne à St Clément, faute de machine de secours, et le télégraphe ne fonctionnant pas, un voyageur dut faire le trajet à pied pour prévenir.
Le terrible accident de 1911 - Archive R-LUn grave accident eut lieu  le 15 janvier 1911, avec 7 morts et des blessés, une machine partant de la gare des Maures en marche arrière, se dirigeait vers Vire pour remorquer un train en panne quand elle percuta le train de voyageurs partant de St Germain de Tallevende vers Mortain. Les morts étaient les suivants : Bourdonneux, 30 ans - Marie 47 ans - Ducreux 34 ans - Colas 29 ans - Jouvet 29 ans - Malet 55 ans - Lenormand 50 ans, tous agents des chemins de fer. Les blessés étaient ; Journeaux, Maine, Bonnin et Prunier. Bien que l'accident soit dû pour une bonne part à la vétusté du matériel et au manque de communications sur la ligne, le chef de la gare des Maures et le conducteur du train de voyageurs furent condamnés. Un autre accident avait eu lieu deux jours avant, le 13 janvier, le train partant à 7h50 de Tinchebray déraillait à l'entrée de la gare des Maures à cause de la neige.
Dans les années 1900, il existait trois trains de voyageurs passant à la gare des Maures. A partir de Sourdeval, une ligne d'intérêt local existait depuis 1908 se dirigeant sur Granville en passant par Avranches, cette ligne avec un écartement de 1 mètre obligeait à un transfert des voyageurs et marchandises. Cette ligne devait disparaître le 1er février 1935.
Après la guerre de 1914 le trafic reprenait, en 1936 la SNCF devenue propriétaire supprimait le trafic voyageurs dès 1939. Pendant la seconde guerre mondiale, les allemands feront circuler de nuit leurs trains de matériel. Après la guerre, seuls les transports agricoles et les expéditions d'une usine de Mortain assurent une activité.
La gare des Maures avant sa vente par la SNCF Archive R-L
Déclassée, cette dernière a été aménagée en chemin de randonnée. La gare, longtemps laissée à l'abandon par la SNCF, rachetée par la commune a été réhabilitée et transformée en logements.
A proximité de la gare, au village des Maures, l'usine
Hébert-Esneu fabriquait des outils (socs de charrues) et de la quincaillerie, elle est disparue vers 1930, ruinée par la concurrence des usines de Tinchebray. Le Village des Croix à quelques centaines de mètres comportait en 1900 de nombreuses maisons, quelques commerces dont un cabaret et un arrêt du tram.

En 1852 la population était de 642 habitants pour St Martin et 240 pour St Sauveur - à St Martin
Bazin était le maire, Fougeray l'adjoint,Esneu le percepteur, Martin le curé et Mézière le vicaire. A St Sauveur : Hamel était le maire, Dupont l'adjoint,Esneu le percepteur, Jamont le curé. Il n'y avait pas d'instituteurs dans ces communes. La guerre de 1914 devait causer le déclin de la commune, avec 41 victimes militaires, dont le maire et son adjoint. La seconde guerre mondiale avec 5 militaires et 11 civiles pour la plupart causées par les bombardements de 1944 sur la voie ferrée d'importance stratégique Vire Mortain, servant aux armées allemandes pour le transport des munitions, et sur la tour d'observation située au bourg de St Martin.

Liste des victimes de St Martin de Chaulieu tués au combat1914/1918 : E. Fleury (maire) - E. Berthaut - A. Bazin - L. Chesnel - V. Chesnel - L. Courteille - H. Despois - G. Davy - L. Delanoë - L. Foucault - L. Fleury - V. Heurtaut - H. Jourdan - E. Lefevre - V. Levardon - P. Le Joly - A. Lecomte - H. Leteinturier - R. Mary - V. Moulin - O. Prével - R. Templer
Disparus 1914/1918 : A. Anger - A. Fourré - E. Grisard - E. Halbout - R. Lefévre - J. Lefévre - R. Labiche - E. Labiche - L. Lebel - A. Rohée - A. Sejean - L. Tence.
Militaires tués en 1940 : R. Fleury - M. Robbes - R. Anger
Civils tués en 1944 : MM A. Lelievre - M. Moulin - M. Caillebotte - R. Dumaine - Mmes V. Blanchetiére - M. Lelievre - Y. Tence - Mlles D. et G. Dumaine
Liste des victimes de Saint Sauveur de Chaulieu 1914/1918 : E. Allain - E. Joseph - H. Lenormand - P. Bazin - G. Roynel (figurant sur le monument de Vassy 14) - disparu : H. Fremont.
Militaires tués en 1940 : P. Mauduit - M. Lebrec.
Civils tués en 1944 : Jeanne Gohin - D. Roger
Il existait à Saint Martin un relais de télécommunications récemment déclassé dont seuls subsistent les bâtiments et un belvédère qui permet de voir le panorama du
Mortainais, et suivant le temps le Mont Saint Michel
Vue à partir de St Martin - photo Roynel-Leroy
Les seigneurs :
En 1351 -
Acarin Bourget
En 1552 -
Thomas Bourget dont le fils Guillaume mort avant 1598 était avocat et protestant. Son fils Pierre Bourget fut probablement le constructeur du château, il était receveur des tailles à Vire en 1598, nommé trésorier de France à Caen en 1612 et mort en 1638 sans descendance.
Jacques II Bourget dut hériter de la seigneurie de Chaulieu, décédé le 30 août 1660, sa pierre tombale se trouve dans l'église de St Martin de Chaulieu, il était également président du bureau des finances à Caen.
Son fils
Nicolas du Bourget né à Caen en 1647, ayant eu de nombreux procès de successions il dut s'installer à Rouen pendant 30 ans pour mieux les suivre. Il ne devait résider que très rarement au château de Chaulieu et se sépara de la seigneurie en la vendant entre 1692 et 1709.
Chaulieu appartenait en 1709 à
Jacques de Carbonnel qui appartenait à une famille protestante de la haute bourgeoisie de Caen, décédé avant 1739, il avait épousé en 1721 Marie Lucrèce Mesnage de la Corderie dont il eut une fille Marguerite Jacqueline qui épousaitGabriel Charles de Calmesnil en 1742. Elle décédait en 1758.
Gabriel Charles de Calmesnil vendait le fief de Chaulieu le 17 février 1753 à
Julien des Rotours seigneur de la Lande Vaumont né vers 1696, il était garde du roi en 1717, et mort à la Lande Vaumont en 1776, il avait épousé Léonor Desmonts de la Lande Vaumont.
Leur fils
Jacques Auguste des Rotours né en septembre 1742 à la Lande Vaumont, entré dans les chevau-légers du roi, devenu baron de Chaulieu le 1er mai 1784, mort à Caen le 9 juin 1796. Marié en 1780 à Marie-Félicité Fortin de Marcennes (ou Marsenne) descendante de Gilles Fortin lieutenant général du bailliage de Mortain époux de Renée du Bosc qui était la fille de Martin Dubosq et Jeanne de Sourdeval.
Leur fils
Louis Jules Auguste né à Chaulieu le 9 avril 1781, était grièvement blessé au bras en 1799 devant Vire, étant sous les ordres du comte de Frotté. Préfet du Finistère, puis de la Loire, il est mort le 7 juillet 1852 à Chaulieu. armes des Rotours

Remerciements à G. de Brébisson pour ses précisions sur la famille des Rotours

Marié à
Adélaide Antoinette du Buisson de Courson, son fils Raoul Gabriel Jules des Rotours né à Vire le 20 avril 1802, représentant du peuple arrondissement de Vire en 1849 à l'assemblée législative, il héritait de Chaulieu en 1852, marié en 1836 à Louise Eléonore Luce Gaupuceau, il ne laissait pas de descendance.
Louise Antoinette Berthe des Rotours, nièce de Raoul Gabriel, héritait de Chaulieu en 1876. Mariée à Amédée Georges Henri de Caix qui tenta en vain de créer une pisciculture en 1881 au dessous de l'étang de Chaulieu.. Un de leur fils Camille héritait de Chaulieu en 1894, il ne résidait que très rarement au château qui n'était plus que partiellement meublé.
Le Château
Probablement l'un des plus intéressants du Mortainais, il est l'un des rares manoirs datant de Henri IV qui subsiste, laissé à l'abandon pendant plusieurs décennies, il est actuellement en cours de restauration.
Château de Chaulieu 50 - photo Roynel-Leroy
Le château comprend un corps massif avec deux échauguettes sur la façade principale et deux pavillons carrés sur la façade arrière. Des douves entourent le château sur les quatre côtés, elles devaient êtres normalement sèches, une chapelle s'élevait à l'un des angles de la cour.
Une fête, la Saint-Louis, à lieu le 22 août 2004 sur la prairie devant le château

E-mail : michel@roynel.com


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