Tous nos remerciements
à la Mairie pour leur amabilité.
Charmante commune de l'Orne aux limites de
la Manche et
du Calvados, dans un cadre vallonné et boisé.
Dans les temps anciens, St Jean des Bois s'appelait Saint Jean de
Fonmaheut (du hêtre de Maheut). En 1600 la paroisse comptait
143 feux soit environ 600 habitants et relevait de la haute justice du
comte de Mortain. La commune se trouve maintenant dans le
département de l'Orne, canton de Tinchebray et fait partie de la
communauté de communes de Tinchebray.
A proximité de la forêt de La Lande Pourrie, il existait
de nombreux charbonniers qui alimentaient les potiers de Ger et les
cloutiers du Fresne-Porêt. Ces métiers ont disparu dans
les années 1900.
Etaient considérés comme fiefs nobles : le fief de Montbahier, le fief du doyen de
Mortain, le fief Degrenne qui
appartenait à l'abbaye de Mortain, le fief au Maréchal
appartenant à l'abbaye du Plessis-Grimoult et le fief de Nérée.
Les fermiers de Frédeville et des Abreuvoirs avaient le droit de
bois mort dans la forêt de la Lande-Pourrie et de pacage pour
leurs bestiaux en payant un denier par bête. Frédeville
avait une superficie de 3 acres et payait une poule et demie comme
loyer. Ceux de la Broudière qui contenait 32 acres devait verser
10 sols 6 deniers à la St Michel, et 2 poules à Noel, en
1622 elle était tenue par François Badiou le curé
de St Christophe de Chaulieu. Pour la Fleurière et ses
dépendances de Frédeville et des Abreuvoirs qui contenait
23 acres le loyer était de 10 sols 6 deniers à la St
Michel et 1 poule et demie à Noel. Ces fiefs appartenaient
à Doyenné de Mortain.
En 1600 le curé de St Jean qui avait quelques difficultés
avec le Doyen de Mortain au sujet des dîmes fut
débouté.
Le curé de St Jean en 1606 était Julien Saffray, qui dans son
testament, faisait don de 5 sous aux prêtres qui devaient
assister à la messe de la Toussaint pour son âme.
La remise en état de l'église actuelle est due à
l'abbé François Prieur décédé le
02/06/1862.
L'abbé Charles Tessier,
né à St Jean et vicaire de Fresnes, connu pour son
zèle à ramener les protestants dans l'église
catholique fit paraitre en 1787 l'Examen de la religion se disant
réformée.
Le manoir de la Guyonnière,
situé au fond d'un vallon, appartenait à la famille Guillouet
de la Guyonnière. On pouvait lire la date de 1686 et cette
inscription "La paix de Dieu soit ici". Un membre de la famille avait
fait construire une chapelle sur le bord du chemin de la
Broudière, seules quelques ruines subsistent, mais l'endroit
s'appelle maintenant le Haute-Chapelle. Ce manoir, ainsi que le village
de Frédeville lieu de naissance de Michelot MOULIN devaient jouer
un rôle important pendant la révolution. Plus sur la Révolution
En 1789, représentaient la paroisse aux Etats
Généraux qui devaient se réunir à
Coutances :
- Louis Mondet curé de
St Jean représenté par Siméon Heuzé
curé de St Cornier des Landes.
- Louis Bertrand de Thoury
représenté par Gabriel François de Cussy.
- Noel Lemeignen et François Moulin. Jean Jacques Guillouet de la
Guyonnière était le lieutenant civil et criminel
du bailliage de Tinchebray en 1789, et à ce titre, chargé
de faire parvenir les convocations et de réunir les cahiers de
doléances des paroisses en un seul pour le faire parvenir
à Coutances.
Noel Lemeignen figurait parmi les députés envoyés
aux Etats Généraux de Coutances.
Le 14 thermidor an II (01/08/1794), Pierre
Fougerai et Michelle Surbled
sa femme, de St Martin de Chaulieu furent arrêtés. Leurs
fils réfractaires à la première réquisition
militaire étant cachés avec 14 ou 15
autres jeunes par Charles Moulin dans un souterrain au village de
Frédeville. Les fouilles effectuées par la garde
nationale de Tinchebray pour découvrir ce souterrain furent
infructueuses.
Le 10 fructidor an 3 (27 août 1795), Jacques Marivin fils de Marin et de
Marguerite Gaucher et Jean Jacques
Rebullet fils d'André et Madelaine Esnault habitants St
Jean, furent tués comme chouans.
En 1794, une compagnie et demi de la deuxième demi-brigade
était stationnée dans l'église qui servait de
forteresse au bourg de St Jean, le 9 mai 1795, Frotté et son
état-major qui étaient au manoir de la
Guyonnière furent attaqués par une colonne venue de
Tinchebray, un officier chouan M. de
Morel fut tué. Au cours d'un autre combat, il y eut
plusieurs morts dont un certain Lecerf. Un combat eût
également lieu dans la forêt proche de St Jean, à
la Vente du Gast, entre une colonne royaliste et les
républicains de Tinchebray causant plusieurs victimes.
En 1796, l'abbé Chanu
de Tinchebray fut fusillé à St Jean des Bois, son
père officier municipal fut également
exécuté. Le 30 octobre 1799, le successeur de
l'abbé Mondet, Guillaume
Moulin qui se reposait dans une maison du village de la
Préverie fut surpris par une colonne mobile, conduit au village
du Haut-Hamel, il fut fusillé. Dans la nuit 4 hommes de St
Jean déposèrent le corps dans un cercueil et le
portèrent dans le cimetière.
Le 30 août 1814, eût lieu un service funèbre dans
l'église de St Jean, célébré par
l'abbé Briosne ancien
aumonier des chouans, à la mémoire des défenseurs
de la cause royaliste, suivi d'un repas auquel assistaient les
survivants.
La même année, des récompenses furent
attribuées aux habitants de St Jean qui avaient combattu pour
les chouans :
J. B. Laurent coutelier sous lieutenant 50 Frcs - J. Guimont
journalier lieutenant 50 Frcs - M. Thébault coutelier
sergent 50 Frcs - P. Pringault colporteur sergent 50 Frcs - J.
B. Laurent (Grimbert) fermier sergent 50 Frcs - C. Aubert
colporteur sergent 50 Frcs
En 1816 une pension annuelle de 100 Frcs fut attribuée à
F. Laurent sergent.
Le 8 mai 1944, l'équipage d'un bombardier anglais abattu sur la
commune fut sauvé par des membres de la Résistance qui
était très active dans le Mortainais. Victimes des derniers conflits : 1914/1918
- F. Bouvet, E. Guérin, E. Hamon, L. Lanon, V. Leconte, L.
Leliévre, L. Dumesnil, J. Dupont, F. Lesellier, A. Hardy, H.
Marie, A. Maucorps, J. Prunier, L. Quéruel, A. Rohée, E.
Renault, 1939/1944
- E. Thomas, V. Durand, Vve Dubourg.