Situation
1921
Superficie : 1040 ha
Population : 503 habitants
Maire : Duguépéroux
Maire Adjoint : Mabire
Curé : Marie
Instituteur : Lemazurier
Institutrice : Lemazurier
Poste à Sourdeval -
Télégraphe et téléphone à Sourdeval
Situation
1925
Population : 503 habitants
Maire : Duguépéroux
Maire Adjoint : Gallier
Curé : Marie
Instituteur : Lemazurier
Institutrice : Lemazurier
Situation 1931
Population : 529 habitants
Maire : Riviere
Maire Adjoint : Desmazures
Curé : Vaubert
Instituteur : Vautier
Institutrice : Vautier
Situation 1939
Population : 570 habitants
Maire : Riviere
Maire Adjoint : Desmazures
Curé : Pichard
Instituteur : Rivalan
Institutrice : Rivalan
Situation 2001
Habitants : 294
Maire : Giroult
Maire Adjoint : Barbot
Conseillers : Enguehard, R. Barbot, Boule, Coutard, Jamet,
Lecapitaine,
Piquet, Poulain, Sillère.
Le nom de cette commune du canton de Sourdeval semble provenir de wortus
mons, les montagnes incultes et pierreuses. la première
mention de la paroisse apparaît en 1082, année où
le comte Robert de Mortain donnait la moitié des dîmes de
la foire au doyen de la collégiale St Evrault de Mortain.
Avant 1790 Gathemo appartenait à l'élection de Vire,
sergenterie de Saint-Sever et Doyenné de Mortain. Elle
appartient maintenant au département de la Manche, canton et
communauté de communes de
Sourdeval.
Le sol est granitique et froid, seuls les hêtres croissent
correctement, le sol est peu productif. La commune possède une
carrière importante de granit d'excellente qualité.
Les habitants de Gathemo étaient considérés comme
avisés et débrouillards comme en temoigne cet ancien
proverbe du coin :i comprins à dmi mot il est de Gatmo
Au XIIe siècle, le patronage de l'église était
accordé à l'Abbaye Blanche de Mortain, cette donation fut
confirmée par Richard Servain et son fils Adam, seigneurs de
Saint Paterne, la paroisse faisant alors partie de la baronnie de Saint
Pair le Servain.
Ranulfe de Périers donnait un champ de son domaine situé
près du monastère. Ce nom de monastère pour
l'église et le presbytère laisse supposer que
l'église primitive aurait été fort ancienne,
probablement bâtie avant les invasions des Normands.
A peu de distance du bourg, le village de la Moinerie rappelle le
souvenir de propriétés des religieuses de Mortain. Celles
ci vendaient en 1480 le patronage de l'église au seigneur de
Gathemo pour une rente de 6 livres 10 sols. En 1790, outre cette rente,
elles ne possédaient plus dans la paroisse que deux rentes,
l'une de 12 livres 14 sols d'argent et l'autre de 668 oeufs.
Le premier seigneur connu fut en 1216 Jean de Malherbe, en 1463 Allain
de Malherbe, en 1757 Claude François de Malherbe était
seigneur et patron de Gathemo. Cette famille occupait le château
situé à environ une heure de marche dans la direction de
Saint Martin de Tallevende.
Peu de familles nobles habitèrent la commune, en 1590 en dehors
des de Malherbe, seul Jacques de la Broize sieur de la
Pilonnière, y résidait.
Les curés
Guillaume Legoux fut nommé le 16 janvier 1595
Jean Esnoult décédé en 1668 curé de Gathemo
Pierre de Saint Germain nommé le 16 mars 1668,
démissionnaire en 1689, remplacé par Guillaume Le Gallais
licencié en droit, nommé le 2 avril 1689.
Guillaume de Verdun, présenté par Nicolas de Malherbe fut
nommé le 16 juillet 1694 et se démis en 1710 en faveur de
Jean Baptiste Surbled moyennant une rente annuelle de 200 livres
tournois payable en 4 échéances. Celui-ci devait
conserver la cure pendant plus de 40 ans. Le 21 juillet 1749, lors de
la visite de l'évèque de Coutances, les chapelles et
confessionnaux étaient en bon état, les ornements et
livres liturgiques étaient anciens mais pouvaient encore servir.
Le vicaire Julien Hamon faisait l'école des garçons, il
n'existait pas d'école de filles.
Julien Hamon devenait curé en 1756 et le resta jusqu'à sa
mort en 1780.
Pierre Jean Baptiste Brisou dit Lanfresne le remplaçait le 19
mai 1780. En 1782 son revenu était estimé à 1000
livres et il payait 100 livres de taxes, il avait à sa charge la
pension du vicaire (150 livres par an) et l'entretien du choeur de
l'église.
La révolution
Les habitants entraînés par le curé Brisou et son
vicaire Anfray qui avaient mis sur pied une armée de
réserve avec les jeunes filles et leur faisaient faire
l'exercice en leur apprenant à battre le tambour et manier le
fusil, furent d'abord enthousiastes, mais ces excès ralentirent
rapidement le zèle des patriotes de la commune.
M. Brisou devenu maire en 1792 fit brûler au pied de l'arbre de
la liberté tous les documents de l'église et on
brûla en effigie l'ancien seigneur de la paroisse M. de Malherbe.
Il disparu en 1793 avec son vicaire sans laisser de traces.
La petite cloche, les vases et chandeliers furent portés
à Mortain sur ordre du directeur du district, la grosse cloche
brisée accidentellement fut gardée, mais il fallut la
faire refondre en 1804. Des personnes pieuses cachèrent les
ornements et quelques statues de saints. L'église fut ensuite
fermée jusqu'en 1801.
Le château fut pillé, son propriétaire
expulsé, et un combat eut lieu entre les chouans et la colonne
mobile de Sourdeval qui perdit quelques hommes. A la suite de cette
affaire un détachement de la colonne mobile séjourna
quelque temps dans le presbytère avant de se retirer, les
chouans étant nombreux dans la région. Ceux-ci pour
éviter leur retour découvrirent le presbytère.
De nombreux pillages furent commis de part et d'autre.
M. Picault fut nommé desservant de Gathemo en 1801, il fit
réparer l'église et le presbytère qui
étaient en fort mauvais état, ancien prêtre jureur,
s'étant rétracté, il fut accueilli avec
défiance par ses paroissiens dont un grand nombre étant
adeptes du Rondellisme ou Petite Eglise lui causèrent bien des
tracasseries. M. Noel son vicaire qui venait d'arriver,
s'aperçut qu'un prêtre anticoncardataire venait
célébrer la messe dans la chapelle du château tous
les dimanches. Averti l'évêque de Coutances, Mgr Dupont,
interdit à celui-ci de célébrer la messe dans le
diocèse. La chapelle du château fut fermée et
transformée en bâtiment agricole, il n'y eu aucune
poursuite, le nombre de Rondellistes diminua peu à peu, il
fallut plusieurs décennies pour voir disparaître les
traces de ce schisme bien oublié. plus sur
le Rondellisme
L'église actuelle a été reconstruite dans les
années 1900 à l'initiative de M. Bomiel curé de
Gathemo.
CALVAIRES
LA CHARTRIE (1664).
Le socle posé sur deux
arches porte la date de 1664 dans une sorte d'écu entouré
par les grains d'un chapelet qui est
terminé en sa partie inférieure par une petite croix. En
dessous de l'écu, on peut lire : 1664 FFP MIE PCVR DGA qui
pourrait se traduire par : fait faire par M. I. E ( les initiales de
son
nom), Prêtre de Gathemo. Le fût, de section carrée
sur la moitié de sa hauteur sur laquelle est
gravé I.H.S., se termine en section ronde à la partie
supérieure. Enfin, une tablette carrée
supporte le croisillon de section carrée, sans inscription ni
sculpture. Alors que ce calvaire
etait intact de la bataille pour la liberation de Gathemo, en
août 1944, bien que tout fut
détruit à proximité, un camion l' ébranla.
Sa restauration fut
entreprise en 1989, sous la direction de M. l' abbé Colin, par
une équipe de bénévoles qui ont effectué un
travail important de décapage et surtout de maçonnerie.
L'AISNIÈRE.
Le socle a la forme d'un écusson ou
d'une proue de navire. On a l'impression
qu'il est en équilibre sur une grosse
pierre de granit. Le fût, de section carrée, est
séparé du croisillon par une tablette christ en
relief. A l'arrière du fût, l'un au-dessus de l'autre,
gravés en relief, trois carrés de dix
centimètres qui pourraient représenter les clous du
crucifiement. Le calvaire ne porte ni date
ni inscription, mais il a bien le type des calvaires du XVIIIéme
siècle.
LA CLÉMENCERIE.
Ce haut calvaire de granit porte
l'inscription suivante : I PIERRE I
BONNEL.ARP ET MARIE LECERF SA F... MONTER PLACER EN 1755 PRIEZ DIEU
POUR EUX. Sur le fût, de section carrée, autre
inscription,
celle-là verticale. : O.CRUX.AVESPES.VNICA Sur le croisillon, le
personnage du Christ,
en relief, est taillé dans la masse et surmonté de
l'inscription, INRI. Le fût et le croisillon
sont séparés par une petite tablette.
CALVAIRE de l'
AUMÔNE ou CALVAIRE DES GRANITIERS. Calvaire
en granit
dont le socle est posé sur trois marches et dont le fût de
section carrée ne porte ni date, ni
inscription, ni sculpture sauf une petite croix à peine visible
sur le socle. Il est situé sur un
terrain où travaillaient les tailleurs de granit et des
éclats sont visibles sur le bord de la
route. Ce travail s' étendait depuis la croix de l'Aumône
jusqu'à la mare des Foutiaux. Son
origine peut venir soit des aumônes faites à l'occasion du
sacrement de pénitence et qui ont
servi à son érection, soit du lieu où
étaient les parcelles celles-à.
LA GOGEARDIÈRE.
Calvaire en granit. Son socle cubique,
ne portant ni date, ni inscription, est posé sur une marche. Le
fût ainsi que le croisillon sont
de section carrée. De bas en haut du fût, s'inscrit le nom
de ceux qui l'érigèrent : F.F.P.
BECHEREL MICHEL SON FILS Lors du remembrement, ce calvaire a
été déplacé car il se
trouvait en plein champ.
Cimetière :
Un calvaire de granit élevé sur
un enmarchement de quatre dalles remplace celui
détruit en 1944.
L'ANTILLÈRE
(1974) Calvaire de granit dont le socle
posé sur une marche, porte l'inscription suivante: ERIGE PAR
VEUF R. CHAPDELAIN
1974 O CRUX AVE Le fût et la croix de section carrée
portent un christ en métal surmonté
d'un petit écriteau où est inscrit : INRI.
En 1944, Gathemo fut libérée fin juillet, par la
28ème division d'infanterie US - KEYSTONE - après
de très violents combats.
E-mail : michel@roynel.com
Autres Communes du Canton de Sourdeval :
LE FRESNE PORET - CHAULIEU
- SOURDEVAL -
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