Un acte de vente en 1687

Par devant Hilaire Lebigot tabellion à Mortain et Adrien Baugeard ci-devant tabellion.

Du dix mars mil six cent quatre vingt sept à Mortain, avant midy.

Fut présent Noel Hamelin fils du défunt Jacques de la paroisse de Sourdeval. Lequel de sa franche et libre volonté et sans aucune contrainte a vendu, quitté, cédé et du tout délaissé pour lui et ses hoirs à fin d'héritage.

A Gilles et Richard Esneu, frères, de la dite paroisse de Sourdeval, stipulés et représentés par le dit Gilles Esneu et Lesjardins présent qui pour le dit Richard son frère a fait fort, présent et acceptant pour eux et leurs hoirs savoir est :

- une pièce de terre à labour connue le champ de Lardiller qui est celui qui joint la Butte d'un bout au pré du dit acquéreur nommé le pré de la Gilberdière et à la pièce de terre de Lardiller du bas que le dit acquéreur avait devant acquis du dit Hamelin et joint encore en partie du même côté au pré de Julien Macé. De l'autre côté aux hoirs d'André Hamelin et ses héritiers et l'autre bout au dit vendeur, icelle pièce de terre située aux héritages de la Rousselière en Sourdeval vendu avec tous droits de cheminer, franchiser, dignité et libertés et en exemption de tous droits et devoirs sieuriaux casuels. Seulement que le dit acquéreur fera à l'avenir à la dite sieurie de Sourdeval et en demeure qui du passé ; et à le dit vendeur retenu la haye du bout de la dite pièce vers le soleil levant, faisant séparation d'entre la dite pièce de terre vendue d'une autre pièce de terre nommée Lardiller appartenant au dit vendeur, laquelle pièce de terre ci-dessus le dit acquéreur fera valoir par la charrière qui sert à faire valoir les autres pièces du dit vendeur sans faire aucun dommage et eu la propriété, possession et jouissance de laquelle pièce vendue le dit acquéreur a été dès à présent envoyé.

Et fut la dite vente faite pour le prix et somme de dix vingt livres et avec pour vin huit sols, le tout net et quitte et franchement venant à la main du dit vendeur, de laquelle somme principale le dit vendeur en a présentement déduit le rabattu au dit acquéreur la somme de soixante dix livres pour demeurer icelui acquéreur quitte de pareille somme qu'il lui doit par obligation de son fait montant à plus grande somme passée devant Michel Debon et son adjoint tabellion le vingt quatre février dernier, laquelle est demeurée entre les mains dudit acquéreur du jour et date qu'elle porte pour hypothèque et assurance du présent acquêt dans le restant de la dite somme de dix vingt livres. Ledit vendeur a chargé ledit acquéreur d'en payer en l'acquit de Michel Debon la fieffe la somme de trente six livres en quoi le dit vendeur lui est obligé par transaction que l'acquéreur retirera ou acquit aussi pour lui valoir d'hypothèque du jour de cette transaction.

Et le surplus de la dite somme principale revenant à quatorze livres, le dit Esneu les a présentement payés au dit vendeur en argent et par assurance par lettre à part dont il s'est tenu content et bien payé et pour le dit vin a aussi été payé et dépense entre eux dont ils furent contents promettant le dit vendeur la présente vente garantir condition retenue par le dit vendeur de pouvoir retirer la dite pièce de terre ci-dessus vendue en son nom seulement dans d'aujourd'hui en trois ans et à lui accordée par le dit acquéreur en son nom et non d'autre en rendant par le vendeur le prix du présent contrat et autres loyaux débours suivant la coutume dont du tout ils ont été contents.

Fait présence de Me Jean Gaubert Rocher et Michel Le Roy de Mortain témoins signés après lecture faite, présence desquels témoins est accordé que le dit Esneu n'aura chemin par la charrière du champ du dit Hamelin à faire valoir ladite pièce de terre vendue que pour charroyer le compote en icelle seulement et charroyer son bled et au surplus le fera valoir pour l'herbage et pâturage par sur sa pièce du bas, présents lesdits témoins.

Document dû à la courtoisie de Mme ROBBES

 


Notes de Jean Baptiste GOBARD habitant à Sourdeval

Ce livre apartient à Jean-Baptiste Gobard du village de la Rondellière en Sourdeval ce vingt neuf mars mil huit cent onze. Je pris ceux ou celui quil le trouvairais en cas que le perdrais ou que je ladire de me le remêttre je les satisferaits de leurs painnes.

 

Accident au Frêne-Poret

Jacques Le Termellier fils d'André Le Termellier et d'Anne Detant du village de l'interniobé en Le Frêne, est décédé le jour de Carnaval le quinze de février mil huit cent vingt cinq. Le jeune homme étant âgé de seize ans environs, a été se promené avec son fuzil, avec d'autres jeunes gens pour se divertir cedit jour de Carnaval.

Son fuzil n'était pas très bon, il se trouvé dans les jardins aplant de Thomas Fremond du village des Brousses Guermon en Le Frêne. Le dit jacques Le Termalier sest arétté avec ses camarades c'est appuyé le coté sur la galle de son fuzil, la baguette du fuzil a dessendue sur la gachette, elle a fait partir le coup qui était chargé avec du sarazin et à jetait mort de suite le dit Jacques Le Termalier.

Accident à Sourdeval

Un nommé GILLARD âgé denviront vingt six ans à partit de chez son frére cordonnier au bour de Sourdeval.

Le vendredi au soire après avoir soupé vingt quatre juillet mil huit cent vingt neuf et à dit à quelqu'un quil allé se baigner dans les mares de la Retardiére et il la fait et n'est point revenu.

Le lendemain au matin quelqu'un a trouvé son paltot son gillet et sa casquête sur la chantée de la mâre ce qui a fait soupçonné qu'il été noyé dans les mâres, on en a avertie le procureur du roi. Il y est venu le dimanche suivant il a fait sondé les mâres par des plongeurs qui se sont jetés à leaux par diférentes fois et il ne lon pas trouvé.

Le lendemain lon a fait une espece de chaloupe et on est allé dessus leau avec des grandes gripe en fer avec quoi lon a sondé au fon de cette mâre et on a trouvé ledit Gillard et la aporter sur la chantée et les gendarmes lon gardé sur cette chantée la nuit suivante et le mardi ons en a instruit le procureur du roi il n'y est pas revenu et il a donné main levée de lenteré et il a été enteré le mardi, et on a fait lenterrement et on la entré dans l'église comme une autre vu que lon a dit que lon ne savé pas s'il sétait noyé à lespré ou si le malheur lui avait arrivait sans le vouloire. il parait qu'on ne laurait pas entré dans l'église si on avait été sur qu'il se serait noyé esprés.

Petites Nouvelles

Le 26 juillet 1830 il cest commencé une révolution dans la ville de paris, qui a eut lieux pendant cinq à six jours. Le peuple de la vile cest battu contre Charles dix roi de france et contre toute la garde, et il a été obligé de se rendre ainsi que cest soldats et il a été détrôné pour ne pas vouloire promêtre la liberté au peuple. Et il a été nommé roi provisoire le duc d'Orléans philipe premier.

Dans le courant du mois d'avril 1832 il à commencé à existé à paris une grande maladie que lon nome le cholora morbase et dont on dit quil en meure tous les jours à paris depuis un mil à douze cents par jour depuis que cette maladie existe.

Les paroisiens du fresne poret on fait faire par un nommé Mr Aubin originaire de Caen et domicilié à Channu l'autel en contrétable qui existe maintenant dans le coeur de l'église fresne poret. Ce dit Mr Aubin a fait et fourni et à commencé à plasé cedit autel le 26 du mois de juin 1827 et jour suivant moyennant une somme de quinze cent francs en viront. Et monsieur labé Langlois vitiére du fresne poret y a dit la premiére messe qui ait été dite le dimanche huit juillet 1827.

Ceci a été mis en mémoire le 18 juillet même dite année.

Orthographe Originale....

Documents Mme Robbes.

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