SAINT CHRISTOPHE DE CHAULIEU
le bourg par Google Earth
Saint
Christophe d'Enfernet appelée de nos jours Saint
Christophe de Chaulieu se trouve dans l'Orne, canton de Tinchebray
à la limite de la Manche et du Calvados et fait partie de la
communauté de communes du pays de Tinchebray. Situation 1905
Population : 266 habitants
Maire : Hue
Maire Adjoint : Roulleaux
Curé : Benucheux
Instituteur :
Institutrice : Graindorge
Conseillers : Pelluet, Leroy, Dubois, Boelle, Foucault, Heuzé,
Durand, Mauduit. Elle
compte, en 2001, 96 habitants, et fait partie de la communauté
de communes du pays de Tinchebray.
Le nom de la
paroisse apparaît au 12ème siècle Sancti
Cristofori di Infernata, puis Saint Christophe d'Enfernet
ou d'Amphernet. En 1790, elle fut appelée Saint
Christophe, son nom actuel daterait des environs de 1830.
Elle appartenait avant la révolution à la
Généralité de Caen, Election de Mortain, Bailliage
et Sergenterie de Tinchebray.
Du point de vue religieux, elle faisait partie de Diocèse de
Bayeux, Doyenné de Condé sur Noireau.
Elle a appartenu, sous l'ancien régime, aux familles suivantes :
- de Amondeville à partir du 12ème siècle.
- de Vieux de 1400 à 1500.
- du Bur jusqu'en 1626
- de Méhérenc et de la Bigne
jusqu'à 1789 (par mariages).
La paroisse comptait 64 feux en 1600 soit environ 300 habitants selon
le manuscrit Lecoq, elle dépendait du comte de Mortain qui
possédait le droit de haute justice. Il y possédait
également les droits de tiers et danger sur les ventes de bois
de la forêt importante sur le territoire de la paroisse, le tiers
s'élevait au 1/3 du prix de vente du bois et le danger à
1/10 de ce même du prix total de la vente. Jean du Bur devait verser au comte de Mortain 2 livres ou une
paire de gants pour les bois qu'il possédait sur St Christophe,
ses propriétés s'étendaient sur Petit-Truttemer,
Rully, Beauchêne et Yvrandes. Jacques de Méhérenc était le seigneur et
patron de Saint-Christophe en 1722.
En 1763, St Christophe appartenait à Jacques François
de la Bigne.
Selon la légende, le seigneur de Sourdeval devait comme
redevance une paire d'éperons au seigneur de St Christophe,
à charge pour celui-ci de l'héberger avec sa suite.
L'année ou celle-ci fut de 50 hommes, ce qui était
ruineux pour le seigneur dont la fortune avait subi des revers, il
préféra renoncer à la redevance.
Le manoir était situé au nord de l'église se
trouvait à la cour de St Christophe. Selon l'abbé Dumaine
dans son étude sur Tinchebray parue en 1883, " la cour de
Saint Christophe était vraiment d'aspect seigneurial par ses
constructions et la disposition de ses abords."
Les dîmes de l'église appartenaient au prieuré du Plessis-Grimoult
à la suite d'un don fait par Roger d'Amondeville entre
1164 et 1205, dont le père avait accompagné le duc
Guillaume en 1066.
Pendant la Révolution, les républicains avaient
installé un poste de garde dans le clocher, sa disposition
permettait de surveiller les déplacements des chouans dont
l'état-major se trouvait à Saint Jean des Bois. plus sur la
Révolution.
En 1814, les habitants suivants qui avaient participés aux
combats reçurent une pension de 200 Frcs :
- Pierre Jean
François Galodé, cultivateur, lieutenant division de
St Jean des Bois.
- Nicolas Lainé,
maréchal, lieutenant division de Saint Jean des Bois.
Comme dans les commune voisines de St Jean des Bois et Le Fresne-Poret,
il existait de
nombreux artisans, sabotiers, forgerons, taillandiers qui utilisaient
le minerai de fer qui se trouve en quelques endroits et le bois de la
forêt, ou le charbon de bois
fait à Saint Jean des Bois pour leur industrie. Il existait
également un moulin et une fabrique de clous sur la
commune. Tous ces artisans ont disparu progressivement à partir
de 1850 au profit des usines créées à Tinchebray.
Il existe de nombreux bois avec des chemins ombragés par des
châtaigners, hêtres, particulièrement
agréables sur le territoire de la commune dont la butte Brimbale
est le point culminant du Mortainais. Pour plus de détails voir
le topoguide particulièrement bien réalisé de la
communauté de communes, et pour l'histoire locale les pages
correspondantes sur ce site.
La ligne Tinchebray-Sourdeval, appelée le tram, passait au
village du Paillot
avec un arrêt, l'infrastructure de la voie se distingue encore. Plus sur cette ligne
Le sous-sol de la commune est composé de schistes anciens,
grés et granits avec une teneur
moyenne en oxyde de fer.
Il existe 3 rivières : l'Egrenne dont la source se trouve
sur St Martin de Chaulieu
et dont les eaux ont servi aux artisans nombreux dans la région.
Le Noireau qui part du croisement des routes
de Tinchebray et St Christophe et la Vire dont la source
jaillit à 1500 mètres du Noireau.
Exception dans la région, le commune ne possède pas de
monument aux morts, n'ayant heureusement eu aucune perte civile ou
militaire au cours des derniers conflits
Depuis de nombreuses années, un pélerinage à Saint
Christophe patron des automobilistes a lieu dans l'église
à la fin du mois d'Août.
Tous nos remerciements à la Mairie pour leur accueil