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1467 ha 77 a 1040 hab. en 1790, 1115 en 1836, 757 en 1901, 728 en 1911 Situation 1829 Superficie : 1477 ha 77 a 85 ca Population : 1206 habitants Maire : Surbled (nommé par le préfet) Maire Adjoint : Porquet Situation 1865 Superficie : 1477 ha 77 a 85 ca Population : 941 habitants Impôts : 6.714 Frcs Maire : Porquet Curé : Ballé Instituteur : Massé Institutrice : Lemaréchal Situation 1901 Maire : Restout Maire Adjoint : Amand Curé : Mariette Instituteur : Marguerite Institutrice : Samson Elus, Curé, Instituteur, Institutrice, commerçants et
artisans 1914 Situation 2001 : Electeurs :458 Maire :Letellier Conseillers : Dufay, Durban, Gallier, Legorgeu,
Lepetit, Forest, Vincent, Droulon, Faudet, Lavolé, Leconte,
Vincent, Marie, Prunier. Mairie ouverte le mardi 14h/17h30. Troitemare en 1137 - Tructemer en 1154 - Turtemare
en 1182 - Teroitemer en 1269 - Troutemer en 1610
Le nom de la paroisse pourrait provenir d'une étendue d'eau
qui existait dans les temps anciens.
Un rapport de 1788 signalait que "tout le terrain est très
médiocre et la culture dispendieuse tant par rapport au travail
que par la difficulté de se procurer des engrais, une grande
partie de la paroisse se consiste en bruyères et landes qui ne
sont que d'un très léger produit.. ce qui fait que la
plus
grande partie des habitants sont obligés d'acheter du
blé."
Avant 1789 Truttemer relevait du bailliage et élection de Vire,
de la sergenterie de Le Tourneur, de la haute justice de Vassy
et du notariat de Chaulieu.
En 1706 la paroisse appartenait aux héritiers d'Adrien de
Banville, famille de noblesse ancienne, deux chevaliers de ce nom
avaient pris part à la conquête d'Angleterre en 1066.
D'autres, aux croisades de 1096 et 1190, et leurs descendants ont
possédé de nombreuses seigneuries en Basse-Normandie.
Le fief de Truttemer aurait pu être apporté à Jean
de Banville,
seigneur de Pierres, par Philippine du Merle. Leur fils,
Nicolas de Banville, marié à Michelette du Parc,
eut au
moins sept enfants, et leur troisième fils Jean reçut la
seigneurie de Truttemer. Il vivait au 16éme siècle et
épousa
Marie de la Bigne fille de Jean seigneur de Le Theil,
dont il eut trois fils. Nicolas devenu seigneur de Truttemer
épousa en 1573 Thomasse de Saint Gilles.
Son fils Jean, seigneur de Truttemer épousa en 1615 Renée
le
Vasnier dont il eut sept enfants.
Adrien l'ainé, seigneur de Truttemer fut lieutenant
général de
la vicomté de Vassy et d'un second mariage avec Louise le
Doulcet de Pontécoulant eut un fils Jean Antoine fut comme
son père seigneur de Truttemer et lieutenant
général de Vassy.
Il vendit sa charge à Nicolas de Thoury en 1735.
Marié à Françoise Catherine de Ruault, il
eut un fils,
Jean François Louis de Banville qui était seigneur de
Truttemer
en 1789.
L'église - Description
-
L'église de Truttemer avait été donnée par
Richard II de
Rollos vers 1150 au prieuré du Plessis. Le curé
était un
religieux du Plessis désigné par le chapitre, la
totalité des
dîmes appartenait au prieuré qui lui abandonnait 46
boisseaux
de seigle et 8 setiers de froment, mesure de Vire par an.
La perception de ces dîmes donna lieu entre 1682 et 1685 à
une
série de difficultés entre Dom André Lemoine
curé et
le prieur commandataire du Plessis qui était l'illustre Bossuet
évêque de Meaux. Le tiers de la paroisse ayant
été
défriché au cours du siècle
précédent, mais ce tiers
n'ayant pas été délimité, seuls les
paroissiens et surtout
les anciens fermiers des dîmes pouvaient reconnaître les
grosses dîmes appartenant au prieuré des nouvelles terres
défrichées. Un relevé détaillé des
nouvelles terres exigé
par le prieur de Truttemer mit fin à un conflit incessant.
La Révolution
Le prieur curé de Truttemer était Pierre Gibert
en poste depuis janvier 1779, avec ses vicaires Philippe Madelaine
et Jean Baptiste Dubosq il refusa de prêter le serment
constitutionnel. Pierre Louis Lemoine ci-devant chanoine de la
congrégation régulière de France fut élu le
11 avril 1791 par le district de Vire. Il était le fils de Louis
Lemoine dit Durandière doyen des conseillers du bailliage en
1789, et né à Vire le 28 février 1750.
Son installation à Truttemer fut difficile, le 25 mars 1794, il
renonçait à la prêtrise, devenant agent de change
à Vire ou il se mariait, et décédait en 1825. Son
père avait acheté le 30 août 1790 le prieuré
de Truttemer avec les terrains pour 17 400 livres, en novembre 1796
Pierre Louis Lemoine revendait la succession pour 15 000 Frcs à Angué
de Chanu.
Dans leur grande majorité, les habitants de Truttemer ne
partageaient pas les idées de leur nouveau curé, les
autorités
considéraient la commune comme l'une des plus incivique, et elle
compta un grand nombre d'insoumis à la loi militaire. En 1794,
quand la Chouannerie fut organisée au moins 25 personnes y
participèrent et la plupart des habitants furent complices.
Adrien Leroy qui s'y refusait fut assiégé dans sa
maison
qui fut brûlée. Le maire Georges Anger avait
été arrêté en novembre 1793 sur ordre du
District de Vire
comme suspect.
Cela valut à la commune une station militaire au village du Pont-Allant,
et 7 réquisitionnaires furent fusillés. Une compagnie de
chouans commandés par Latour-Campagnolles vint à Coquard
et attaqua les républicains à Vervignon, leur
causant des pertes.
L'état de 7 septembre 1799 de la division de Saint Jean des
Bois commandée par de la Pivardière signalait
100 hommes de Truttemer.
Le 1er mars 1800, une douzaine de chouans ou supposés tels,
armés, se présentent chez Jacques Lefrançois
qui exploite une ferme appartenant à Bosnière
commissaire du canton de Vassy, et lui intiment l'ordre de leur verser
le fermage. Sur son refus ils le maltraitent sans épargner sa
femme qui tient dans ses bras un bébé de deux mois, et
avant de partir tirent un coup de feu qui le blesse au bras gauche. La
ferme, la Guilloutière, d'une superficie de 73 vergées
appartenait à la chapelle des Génestais fut vendue sur
ordre de l'administration centrale du Calvados le 27 septembre 1798
à Jean Bertin marchand à Vassy et Jean Baptiste
Armand Bosnière ancien prémontré et ancien
agent national de Vassy pour la somme de 2 242 Frcs. En novembre Bertin
revendait son lot 2 500 Frcs à Bosnière. Celui-ci
revendait l'ensemble en 1801 pour 5 283 Frcs à Lelièvre
juge à Tinchebray.
Les propriétés aliénées furent vendues
à un ancien conseiller au baillage, un avocat, un avoué,
tous de Vire un fonctionnaire de Vassy. Un seul exploitant de Roullours
devait acheter des terres.
Par décision de la commission de 1817 reçurent les
récompenses :
- Michel Dumaine forgeron sergent division de
St Jean des Bois - 50 Frcs
- Jean Galien fermier capitaine division de
St Jean des Bois - 50 Frcs
- Pierre Désert maçon sous lieutenant
division de St Jean des Bois - 50 Frcs
Les biens d'église furent mis en vente au profit de la
nation, sauf le presbytère et ses dépendances
réservés pour y
établir une école.
La ferme de la Bréardière appartenant à Michel Monlien
de la Fosse, émigré, fut également vendue pour
la plus grande partie à Jouenne avocat à Vire.
Une ferme appartenant à de Banville grand-père de
l'émigré Durand de Magny fut mise sous
séquestre, elle fut rendue après partage de
présuccession. Une terre qui appartenait à Jean Auger
prêtre déporté fut abandonnée à ses
héritiers, mais le marquis de Rabodanges qui
possédait 595 vergées (120 ha) - Monlien du Perthou
ancien président de l'élection de Vire qui
possédait 230 vergées et avaient des relations dans la
bourgeoisie de Vire ne furent inquiétés.
Victimes des derniers conflits Militaires 1914-1918 Tués au combat : Anfray, Bazin, Desrues, Dupas,
Prunier, Lefévre, Briard, Hatteville, Liot, Robbes, Marie,
Porquet, Bouvet, Lavallée, Leconte, Lelandais, Pringault,
Foucault, Liot, Guillouet, Gallier, Surbled, Guitton, Pelluet, Roger,
Lefaivre, Houel Disparus: Caillebotte, Halbout, Durand, A.
Prunier, E. Prunier, Guillouet, Vimont. 1939-1940 Militaires : Guesdon, Hatteville, Lenormand, Libert Civils 1944 : Amand, Baloche, A. Besnard, G. Besnard,
Chenel, Gallier, G. Roullier, Y. Roullier, Soyer